samedi 13 mai 2017

Réinventer la démocratie




On en a très peu parlé dans les médias,
mais ces dernières années,
il s'est passé quelque chose
d'extrêmement intéressant
en Islande :
.
Après la crise de 2008,
le peuple a fait démissionner
un gouvernement au grand complet.

Les principales banques ont été nationalisées
et il a été décidé de ne pas payer la dette
qu’elles avaient contractée auprès de banques
en Grande Bretagne et en Hollande,
dette générée par leur mauvaise politique financière.
.
Ensuite, une nouvelle constitution a été rédigée...
d'une façon tout à fait nouvelle :

Du "jamais vu"...!!!

Une révolution pacifique
et une belle leçon de "vraie démocratie"
pour les autres pays !
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(lire les détails sous les liens)
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vendredi 12 mai 2017

Constitution




Je fais comme Hippocrate. 
Je cherche à remonter à la cause des causes. 
Il est vain de s’en prendre aux conséquences.
.
Ceux qui rédigent les Constitutions 
pensent d’abord à préserver leurs intérêts.
.
La logique de l’Union européenne et des entreprises, 
c’est des salariés privés de moyens de résistance 
qui doivent se contenter des rémunérations les plus basses possibles.

Le bout du bout de cette logique, c’est les camps de travail. 
C’est bien plus dur de se battre contre ça
que contre le fascisme à la papa.
.
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mercredi 10 mai 2017

Légalité et légitimité



Prenez le relais, indignez-vous !
Les responsables politiques, économiques, intellectuels
et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner,
 ni se laisser impressionner
par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers
qui menace la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous,
d'avoir votre motif d'indignation.
C'est précieux.
Quand quelque chose vous indigne,
comme j'ai été indigné par le nazisme,
alors on devient militant, fort et engagé.

On rejoint le courant de l'histoire
et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun.
Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté,
mais pas cette liberté incontrôlée du renard dans le poulailler.
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Stéphane Hessel 
 "Indignez-vous ! "
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Je souligne toujours l'écart entre légalité et légitimité. 
Je considère la légitimité des valeurs 
plus importante que la légalité d'un État. 

Nous avons le devoir de mettre en cause, 
en tant que citoyens, la légalité d'un gouvernement.

Nous devons être respectueux de la démocratie, 
mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, 
même si c'est légal, il nous appartient de protester, 
de nous indigner et de désobéir.
.
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mardi 9 mai 2017

Il le disait déjà...



Un pays bien organisé est celui où le petit nombre 
fait travailler le grand nombre, 
est nourri par lui, et le gouverne.
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L'art de gouverner consiste à prendre le plus d'argent possible
à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre.
.
La politique a sa source dans la perversité
plus que dans la grandeur de l'esprit humain.
.
Si l'homme est créé libre, il doit se gouverner ;
Si l'homme a des tyrans, il doit les détrôner.
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Parfois un petit dessin
vaut mieux qu'un grand discours :

C'était en 1911...
la version actuelle est ICI
.




lundi 8 mai 2017

Différence



Il faut dire et redire une chose méconnue et peu enseignée :
En France, nous sommes dans un Etat représentatif...
et non dans un Etat démocratique,
ainsi qu'on nous le serine à longueur de journée.

Or, la différence est de taille...
et l'abbé Sieyes,
l'un des pères de la Révolution française
l'avait bien compris :
.
"Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent 
et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; 
ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. 

S’ils dictaient des volontés, 
la France ne serait plus cet État représentatif ; 
ce serait un État démocratique. 
Le peuple, je le répète, 
dans un pays qui n’est pas une démocratie 
(et la France ne saurait l’être), 
le peuple ne peut parler, 
ne peut agir que par ses représentants."
.
Emmanuel-Joseph Sieyès
7 septembre 1789
.

En somme, on nous octroie généreusement
le droit de choisir nos maîtres
(ou...nos bourreaux),
qui, ensuite, font à peu près...
ce qu'ils veulent !
.
La Licorne
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dimanche 7 mai 2017

Les futurs possibles




Et si l'on arrêtait de confier notre avenir
à de soi-disant "spécialistes" ?
Et si nous nous en occupions nous-mêmes ?



Que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver,
mais ce que nous allons en faire.
.
Henri Bergson
.



samedi 6 mai 2017

Sortir du cadre




En psychologie, il existe des situations "impossibles", 
qu'on appelle situations de "double contrainte".

Rappelons que le propre des doubles contraintes 
est de placer celui qui les subit dans une situation perdant-perdant.
La personne est sommée de répondre à des injonctions, 
mais dans la réalité, quoiqu'elle fasse (qu'elle "obéisse" ou non),
 elle sera en tort.

Deux injonctions contradictoires
(perçues comme d’égale importance)
 s’affrontent dans l’esprit d’un sujet,
qui est acculé à une "situation sans solution".

C'est très déstabilisant
et cela peut même conduire à la folie
ou à la paralysie.

La seule façon d'en sortir, c'est d'être inventif
et de "sortir du cadre"...


Exemple de "sortie de cadre créative :

Reliez les 9 points de la figure ci-dessous, 
à l'aide de 4 droites de longueur égale, 
sans jamais lever le crayon.



Situation impossible ?
.
La solution : sortir du cadre,
trois fois



.
La Licorne
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jeudi 4 mai 2017

Puissance d'illusion



"Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel
 le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et de leur armée de directeurs 
aurait la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, 
parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude.
La leur faire aimer — telle est la tâche assignée dans les États totalitaires d’aujourd’hui 
aux ministères de la Propagande, aux rédacteurs en chefs des journaux 
et aux maîtres d’école." 
.
"Le Meilleur des mondes" 
.
C'est bien parce que les frontières mentales doivent être surveillées par des chiens de garde 
que 80 % des médias français appartiennent à neuf milliardaires !
Qu'il est à la fois délectable et détestable le spectacle de ces journalistes 
qui associent en eux l'hypocrisie du courtisan, l'arrogance du faux-savant 
à la posture transgressive du dissident.
 "Encore un siècle de journalisme, écrivait Nietzsche, 
et tous les mots pueront". 
Nous y sommes et l'air du temps est bien pollué mentalement !... 

Plus l’échange marchand étend son empire à toutes les dimensions de la vie 
et plus la société du spectacle approfondit son emprise. 
Véhiculé par la publicité et les médias,
la colonisation des consciences par l’imaginaire marchand 
est un crime contre l’esprit de l’humanité.

Internet a transformé le monde en une immense salle de rédaction 
où chacun se fait le chroniqueur appliqué, précis et méticuleux de sa propre aliénation.

Aujourd’hui, le buzz est devenue partie prenante du business. 
En obéissant aux lois de la valorisation qui sont celles du marché, 
les médias de masse sont à l’origine de ce cercle vicieux qui transforme 
l’audience en notoriété, la notoriété en image, l’image en valeur marchande 
et la valeur marchande en audience.

Le plus grand succès de notre civilisation moderne est d'avoir su 
mettre au service de ses dirigeants 
une incomparable puissance d'illusion. 
Gianfranco Censor

Olivier Breteau
"Le journal intégral"
.


Langage politique




De nos jours, le discours politique est en grande partie
 la défense de l'indéfendable.
(…) 
Le langage politique doit donc être en grande partie 
composé d'euphémismes, de questions rhétoriques
et de pur flou brumeux.
.

Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable les mensonges,
respectables les meurtres 
et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
.

A une époque de tromperie universelle,
dire la vérité est un acte révolutionnaire.

George Orwell
.


mercredi 3 mai 2017

Pour une nouvelle société à venir




« Ami, entends-tu le frisson de nos âmes qui s’éveillent ? » 

Tel pourrait être le chant, ou pour commencer le murmure, 
de toutes celles et ceux qui, comme moi, 
en ont assez d’errer dans des vies privées de sens profond. 
Des vies où l’accumulation d’argent, de biens, de divertissements et de technologies, 
ne rend pas heureux ceux qui en jouissent, 
et se fait au prix de trop d’inégalités et de conflits à toutes les échelles.

Des vies dépourvues de liberté réelle parce qu’encore trop asservies par le travail 
et trop consumées à consommer. 
Des vies que ni la politique ni les religions, quand elles se muent en idéologies, 
n’arrivent plus à relier les unes aux autres 
au-delà des frontières de classe sociale ou de croyance. 
Des vies trop inconsistantes à cause de tout cela, 
et dont je sens bien qu’elles ne sont pas à la hauteur 
de ce qui fait ma grandeur et ma dignité d’être humain. 

Mais comment donner un sens profond à mon existence, à nos existences ? 
En faisant droit à notre dimension spirituelle. 
Selon la vision la plus simple, libre et universelle du spirituel 
comme culture de tout ce qui nous fait grandir en humanité. 

Cultiver le lien à soi : s’épanouir et s’accomplir à partir du dedans, 
se trouver en se dépassant, exprimer sa singularité et ses aspirations propres 
au lieu de rester prisonnier du système. 

Cultiver le lien à l’autre : remplacer la petitesse du « chacun pour soi » 
par une fraternité et une coopération où nous nous entraidons tous à créer nos vies. 
Cultiver le lien à la nature : apprendre ou réapprendre à contempler la beauté du monde
 et à vivre en harmonie avec l’ensemble du vivant. 
Je veux que soit reconnue mon aspiration à vivre selon ce triple lien, 
qui libère mes forces intérieures et qui seul peut m’ouvrir 
aux plus vastes horizons de conscience et de vie. 
Je veux, avec tous ceux qui en sentent l’urgente nécessité, 
proclamer cette vie bien reliée comme droit spirituel inaliénable 
de tout être humain. 

Notre lutte pour ce nouveau droit s’inscrit dans le prolongement 
de tous les grands combats historiques pour les droits sociaux et politiques. 
Ce droit spirituel est le couronnement à venir des Droits de l’Homme, 
le seul à pouvoir relancer partout dans le monde la dynamique de leur réalisation.

Je suis, nous sommes convaincus que seule sa proclamation 
peut nous offrir le grand projet de civilisation dont l’absence laisse aujourd’hui 
s’étendre un terrible désert de sens 
où prolifèrent les désenchantements, les tentations de retour en arrière 
et les radicalités.

Nuit debout

Nous sommes déjà nombreuses et nombreux à nous engager dans cette lutte. 
De plus en plus nombreux à vouloir être les relieurs, tisseurs, tisserands du monde qui vient. 
De quoi avons-nous besoin maintenant ? 
De connecter tous nos engagements pour qu’ils s’inspirent les uns les autres ! 
De prendre conscience de notre nombre et confiance en notre force !

Car nous sommes déjà beaucoup plus forts que l’ordre en place ! 

Et nous le serons plus encore demain, à condition d’être capables 
de donner à cet objectif de la vie bien reliée autant d’expressions concrètes 
– partout où nous sommes - dans nos modes de vie, l’éducation de nos enfants,
 l’organisation du travail, la justice sociale, l’écologie, 
la gouvernance de la France, de l’Europe et du monde !

Voilà le grand défi, inséparablement spirituel et politique, 
qui nous est proposé à travers toutes les crises de notre temps ! 
Nous nous y engageons avec courage, détermination et espérance 
- et nous allons réussir. 
.
Ce texte est co-signé par : 
Kévin André, Abdennour Bidar, Adam Bidar, Amin Bidar, 
Diane Binder, Marine Bonté, Benjamin Charbit, Eva Collet, Stanislas Coppin, 
Eric De Kermel, Shani Diluka, Amel Haydock, Virginie Larousse, 
Isabelle Lonvis-Rome, Gabriel Le Magadure, Agathe Maire, Sophie Marinopoulos, 
Luc Mory, Caroline Olezac, Anne-Sophie Plard, Sonia Pollissard, 
Pierre Servan-Schreiber, Henri Trubert, Eric Vinson, Inès Weber. 
.



mardi 2 mai 2017

Spiritualité et politique



La spiritualité est ce souffle inspiré qui arrache la politique 
à la diversité des intérêts particuliers 
pour se hisser jusqu’à la vision globale de l’intérêt général.
.
Quand la politique retrouve sa vocation originelle 
qui est de construire une vision collective, 
l’engagement politique devient spirituel 
et l’engagement spirituel devient politique.
.
On ne comprend rien à la modernité capitaliste 
si on ne perçoit pas qu'elle correspond à une triple subordination :  
subordination de la qualité à la quantité sur le plan existentiel; 
de l'intuition créatrice à la raison abstraite sur le plan cognitif; 
de la vie concrète - immergée dans un milieu - 
à l'abstraction d'une survie économique, sur le plan collectif.  
.
Conséquence d'une métanoïa individuelle et collective, 
le renversement de ces liens de subordination permettra 
l'avènement de communautés post-capitalistes. 
Cette métanoïa est conversion de la conscience personnelle
à une inspiration créatrice 
et conversion de la conscience collective
à une vision commune 
dans laquelle elle reconnaît la dynamique de son évolution.
.

.  
"Ce sont les forces spirituelles qui en finiront avec la tyrannie de l’Argent 
parce qu’elles en délivreront les consciences, elles redresseront les consciences 
en face de ces maîtres comme en face de tous les autres. 
Alors sera vraiment constitué le front de la liberté." 
Georges Bernanos 

Ces polémistes catholiques du siècle dernier - Bernanos, Péguy, Blois - témoignent, 
à travers un style éruptif, de l’effondrement des valeurs traditionnelles 
subverties par l’univers marchand. 
Leur indignation est proportionnelle au sens de la dignité, 
de la verticalité et de la grandeur qui les animent.

Les petites âmes ont des colères d’étincelle qui leur ressemblent.
 Les grandes âmes ont des colères de feu qui embrasent et éclairent le monde.
(...)


Olivier Breteau
.



lundi 1 mai 2017

Protestation non-violente


Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien,
 le bien qui en résulte n'est que transitoire, 
tandis que le mal produit est permanent.
.
La démocratie devrait assurer au plus faible 
les mêmes opportunités qu'au plus fort.
.
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux 
sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants 
et pourtant, il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
.
Que nous devions obéir à toutes les lois, 
qu'elles soient bonnes ou mauvaises, 
est une invention récente.
.
Une loi doit avant tout être une loi juste. 
La politique moderne fait de la loi un fétiche 
simplement parce que c'est la loi.
.
Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme
d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir.
.
A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, 
ses chaînes tombent.
.

Gandhi
.




dimanche 30 avril 2017

Une autre façon de présenter les choses...




Et si l'on délaissait deux minutes les sempiternels pourcentages 
pour présenter les chiffres "bruts" :

Au premier tour du 23 avril 2017:

47,5  millions de français(es) ont été appelé(e)s aux urnes
37 millions ont voté

Ont voté Macron : 8,6 millions (*)
 Ont voté Le Pen : 7,6 millions

Se sont abstenus : 10,5 millions 
Ont voté blanc : 650 000

40 millions de personnes (sur 47,5 millions) n'ont pas voté pour M. Le Pen 
39 millions de personnes (sur 47,5  millions) n'ont pas voté pour E. Macron
11,2  millions de personnes n'ont pas voulu faire un choix 
(soit 2,6 millions de plus que le choix Macron)

Je ne commenterai pas...
vous êtes assez intelligents 
pour tirer vos conclusions vous-même...

Mais je poserai juste quelques questions :

Pourquoi ne s'émeut-on pas plus
du fait que le poids de l'abstention
dépasse largement le poids des voix du candidat en tête ?
Ainsi que du fait que celui des votes blancs est supérieur
à celui des cinq derniers candidats ?

Le système électoral en place est-il "équitable" ?
Protège-t-il les minorités ou les écrase-t-il ?
Et peut-on affirmer, sans rougir,
que le (ou la) président(e) élu(e) dimanche prochain
représentera tous les français  ?
.
La Licorne
.



(*) Chiffres exacts

47 581 118 inscrits sur les listes
10 577 572 abstentions
37 003 543 votants
659 302  bulletins blancs
285 431 bulletins nuls
36 058 813  suffrages exprimés

8 657 326 voix pour E. Macron
7 679 493 voix pour Marine Le Pen
7 213 797 voix pour F. Fillon
7 060 885 voix pour J-L Mélenchon
2 291 565 voix pour B. Hamon
1 695 186 voix pour N. Dupont-Aignan
435 364 voix pour J. Lassalle
394 582 voix  pour P. Poutou
332 588 voix  pour F.Asselineau
232 428 voix pour N. Arthaud
65 598 voix pour J. Cheminade
.


samedi 29 avril 2017

L'insurrection des consciences


Pierre Rabhi 
 (interview du 3 mars 2017)
.
Quinze ans après avoir lancé l’appel à l’insurrection des consciences,
Pierre Rabhi regarde la campagne présidentielle avec détachement
et préfère miser sur la créativité de la société civile
pour préparer le futur.
.

vendredi 28 avril 2017

La vraie révolution



La révolution sera la floraison de l'humanité
comme l'amour est la floraison du coeur.
.
Louise Michel
.
Il ne peut y avoir révolution
que là où il y a conscience.
.
Jean Jaurès
.
Les révolutions coupent les têtes
alors qu'il suffirait de changer les cerveaux.
.
Ralph Waldo Emerson
.
La violence engendre la violence.
C'est pourquoi la plupart des révolutions 
se sont perverties en dictatures.
.
Vaclav Havel
.


Souvent une évolution est une révolution
sans en avoir l'R.
.
Pierre Henri Cami
.
Toute révolution devrait commencer
par une réforme du dictionnaire.
.
Victor Hugo
.
Toute révolution qui n'est pas accomplie dans les moeurs
et dans les idées échoue.
.
François René de Chateaubriand
.
La vraie révolution, 
c'est quand les rôles changent, 
et pas seulement les titulaires.
.
Gilbert Cesbron
.



jeudi 27 avril 2017

Prenez garde




Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

L'oiseau malin regarde et voit
Les monarques et leurs secrets
Qui lancent dans les palais d'état
Les ordonnances et les décrets

Masters and servants
De leurs salons protégés
N'entendent pas l'oiseau qui chante
N'entendent pas l'oiseau chanter
Pressentant comme un danger

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissés au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs cœurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

L'oiseau malin regarde et voit
Les financiers dans leurs mystères
Qui jouent sur les écrans plasma, lon la
L'argent que tant de gens espèrent

Masters and servants
De leurs bureaux protégés
N'entendent pas l'oiseau qui chante
N'entendent pas l'oiseau chanter
Pressentant comme un danger

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissés au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs cœurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

Le monde de demain
Il est dans leurs mains
Les mains de ceux qui n'ont rien
Dans leurs mains

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissé au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs cœurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

Prenez garde
Prenez garde
Prenez garde
.
Alain Souchon - Laurent Voulzy
.

mardi 25 avril 2017

Francs et honnêtes...





On ne ment jamais tant qu'avant les élections,
pendant la guerre et après la chasse.
.
Georges Clémenceau
.


lundi 24 avril 2017

Drôle de carte



Je ne sais pas si je suis la seule...
mais, quand j'ai découvert cette carte
(résultats des élections du 23 avril 2017),
j'ai aperçu une drôle de tête...

Regardez bien :
deux grands yeux jaunes, 
un museau pointu, 
deux oreilles noires,
un long cou maigre...

Hum...
qu'est-ce que ça peut bien être ?
.
La Licorne
.


vendredi 21 avril 2017

Réveillez-vous !



Si dans un cauchemar,
vous êtes poursuivi par un monstre féroce,
vous avez deux solutions pour vous en tirer :
- Courir vite ou se battre contre lui
ça peut marcher.
- Vous réveiller ! 
ça marche à coup sûr.

Le premier type de changement -courir ou se battre-
se produit à l'intérieur du système existant qui reste stable; 
c'est ce que nous sommes habitués à considérer 
comme "un changement",
une réaction..

Vous avez l'air d'agir et de réagir à la situation
puisque quelque chose se passe  que l'on peut décrire, 
mais vous restez bien prisonnier de l'univers donné : le cauchemar initial.

Tous les candidats centralisateurs (c'est-à-dire tous...)
proposent ce type de changement à chaque élection :
changer d'équipes d'énarques qui utiliseront les mêmes méthodes
que les énarques précédents.
Le système reste stable.

Même si vous pressentez qu'en fait, ça ne change pas grand-chose,
vous êtes accoutumés à l'idée que "changer", c'est juste cela :
voter pour des programmes différents.
Et comme, bien entendu, cela ne change votre réel qu'à la marge
ou que cela le complique carrément, vous vous dites :
"Ce qu'il faut cette fois, 
c'est un programme très différent, courageux, 
réellement de gauche ou de droite." etc.

En vérité, cela ne change rien 
puisque l'action publique continue dans une logique 
-celle du cauchemar - qui reste invariable.
cela ne fait pas disparaître le monstre qui vous menace
et vous maintient dans l'insécurité.

Quittez vite la croyance que ce genre de changement apparent
-se contenter de "changer le programme"-
a la moindre chance de vous tirer d'affaire.

Le second type de changement
-"se réveiller"- 
fait à coup sûr disparaître le monstre.
Vous mettez fin au cauchemar.
L'image est parlante mais dans le monde réel
vous n'êtes pas habitué à ce type de changement très particulier
puisque aucun parti ne vous l'a jamais proposé. 
(...)
Le premier type de changement, courir ou se battre, 
se concentre sur le "quoi faire",
le programme et les mesures à prendre,
le second type de changement
se focalise sur le "comment faire"
beaucoup plus déterminant.

Eh bien, je propose un changement de type 2 :
que chacun se réveille, c'est-à-dire devienne véritablement acteur 
d'une démocratie citoyenne
où l'individu n'existe pas tous les cinq ans
mais pendant les cinq années du mandat.
(...)

Croire en un changement réel qui viendrait
d'un candidat incarnant le système
crée une insécurité croissante
car notre espérance est constamment déçue.

Ce n'est hélas pas une question de casting,
comme on veut nous le faire croire à chaque scrutin,
mais bien une question de système
qui assure à l'oligarchie d'Etat le contrôle effectif du pays.

En gros, votre bulletin de vote reste un miroir aux alouettes
si vous soutenez quelqu'un issu du système qui n'a, d'évidence,
pour vocation que de se reproduire.
Même s'il ou elle a l'air compétent à la télé,
même s'il ou elle prononce les mots miroirs
qui reflètent vos émotions et que vous avez envie d'entendre.
Quittez la croyance que changer uniquement
de contenu (le programme) est sérieux !

Ce n'est pas facile à admettre, j'en conviens !
On aimerait tellement croire le contraire...
.
.


jeudi 20 avril 2017

Conditionnement collectif



Grâce au contrôle des pensées, à la terreur constamment martelée
pour maintenir l’individu dans un état de soumission voulu,
nous sommes aujourd’hui entrés dans la plus parfaite des dictatures,
une dictature qui aurait les apparences de la démocratie,
une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader,
dont ils ne songeraient même pas à renverser les tyrans.
Système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement,
les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
.
Aldous Huxley
.


Pour étouffer par avance toute révolte, 
il ne faut pas s’y prendre de manière violente. 
Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. 
Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant 
que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance 
en limitant leurs aptitudes biologiques innées. 
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement 
en réduisant de manière drastique l’éducation, 
pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. 
Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité 
et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, 
moins il peut se révolter.

Il faut faire en sorte que l’accès au savoir 
devienne de plus en plus difficile et élitiste. 
Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, 
que l’information destinée au grand public 
soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. 
Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : 
on diffusera massivement, via la télévision, 
des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou  l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. 
Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, 
d’empêcher l’esprit de penser. 
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. 
Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, 
de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, 
d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; 
de sorte que l’euphorie de la publicité devienne 
le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. 
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, 
que la seule peur – qu’il faudra entretenir – 
sera celle d’être exclu du système 
et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, 
et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. 
Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, 
ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système 
doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste 
et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. 
On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : 
il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.
.
.


mercredi 12 avril 2017

Bientôt les élections...



On pourrait en pleurer, 
mais on va en rire... ;-)

Les élections françaises
...vues du côté Suisse...
.
La Licorne
.

Il me fait bien rire, ce petit helvète...
Et puis, tiens, sur un sujet pas facile,
j'aime bien cette vidéo-là aussi...
.


samedi 8 avril 2017

Conformisme ou force de l'esprit



Le conformisme pousse à désirer des choses 
qui ne sont pas le moins du monde désirables, 
à se laisser étriper, dévaliser pour la possession de biens 
qui se délitent dès que nous les possédons.

Le conformisme nous pousse à faire la sourde oreille 
aux vraies aspirations de justice, de justesse,
d'audace, de solidarité et d'inventivité;
 il mène à une torpeur mortelle.

La transmission, elle, consiste dans la révélation de la force de l'esprit : 
l'homme est en mesure de penser ce qui n'est pas.
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Christiane Singer
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vendredi 31 mars 2017

Ouvrons les yeux




Je ne perds jamais de vue que le seul fait d'exister est une chance.
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Katherine Hepburn
 .
La vie t’a offert 86.400 secondes aujourd’hui.
En as-tu utilisé une seule pour dire merci ?
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La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête.
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William Arthur Ward
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jeudi 23 mars 2017

Un seul



L'infiniment petit peut avoir des effets incroyables
sur l'entière réalité....
Il en est de même dans d'autres descriptions
du réel biologique -l'acupuncture par exemple.
Quand vous imaginez que la pointe d'une aiguille
placée au juste endroit peut guérir
un organe ou le corps tout entier,
quel paradigme pour l'imaginaire !
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Plus besoin d'un mouvement de masse,
ni de toute une majorité !
Un seul destin peut créer un champ de conscience
auquel participent des époques entières.
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Christiane Singer
"Du bon usage des crises"
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dimanche 19 mars 2017

Un rêve...



J'ai un rêve...

Quelques semaines avant les élections françaises,
je fais le rêve d'un autre président,
d'un président différent...

D'un président dont la langue ne serait plus de bois mais de chair,
D'un président qui ne ferait plus écrire ses discours par d'autres,
 mais qui dirait ce qu'il pense vraiment...
D'un président qui évoquerait les vrais problèmes...
D'un président qui renoncerait à flatter les intérêts des uns et les autres
et qui nous parlerait simplement, comme un père de famille parle à ses enfants
pour leur dire ce qui les attend...

D'un président qui remettrait du coeur et de l'humanité dans une politique
qui ne jure que par la croissance et le profit...
D'un président  qui vivrait comme vous et moi, 
sans paravent, sans immunité , sans dorures et sans privilège.
D'un président indépendant et courageux
qui se soucierait de l'avenir des gens et du pays
plus que de l'avenir des multinationales
ou de l'avenir de ceux
qui l'ont aidé à se hisser au pouvoir...
et qui, même, parfois, oserait se soucier de l'avenir du monde 
plus que de l'avenir de son pays...

D'un président (ou d'une présidente ;-),
qui aurait de l'expérience
et qui aurait acquis, au cours de sa vie, 
ce trésor qui ne s'achète pas :
le trésor de la sagesse.
Oui, d'un(e) président(e) "sage"
qui gouvernerait avec bon sens, générosité et sagesse...

Je vous entends déjà : "Tu rêves.."
Eh bien, oui, je rêve...
je l'ai dit depuis le début...
Je rêve...
Mais peut-être pas tant que ça, finalement !

Ecoutez donc celui-là...
C'était le président
d'un tout petit pays d'Amérique du Sud :
 l'Uruguay.
Il a gouverné de 2009 à 2015.
Il s'appelle José Mujica. 
Il existe vraiment.
Si vous ne le connaissez pas,
écoutez ce discours...
vous  pourriez être étonnés ! :-)

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La Licorne
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Discours atypique et courageux
(prononcé à la conférence de Rio en 2012)

P-S : Qu'on se comprenne bien...j'aime son discours...
j'aime ce qu'il dit de la vie...
et j'aime sa façon de vivre et de gouverner...
mais je ne défends pas
l'orientation politique de José Mujica...
pas plus que je n'en défends une autre, d'ailleurs... :-)

Je constate juste avec bonheur...
qu'une autre façon de faire est...possible !