dimanche 9 décembre 2018

La fin du paradigme de la modernité




Quand l’élite a trop l’habitude du pouvoir, elle se déconnecte. 
C’est ce qui se passe avec la fin du cycle moderne : 
nous restons sur le logiciel élaboré aux XVIII° ou XIX° siècles, 
 et nous ne sommes plus en prise avec cette vie quotidienne. 

Dès lors que la représentation politique n’est plus 
enracinée sur la représentation philosophique, 
c’est-à-dire sur la manière de penser le monde, 
les élites ne sont plus en phase avec le peuple, 
d’où ce décalage total. 

Un décalage qui favorise le retour des extrémismes et des imposteurs. 
C’est pour cela qu’il faut changer d’ère… 
Tous les trois ou quatre siècles, un cycle s’achève. 
 L’anthropologue Gilbert Durand l’évaluait à 250 ans, 
Emmanuel Leroy Ladurie à 300 ans. 
C’est historiquement ainsi. 

Un paradigme se met lentement en place, arrive à son apogée, 
puis tombe lentement. 
C’est ce que nous vivons actuellement : la fin de la modernité. 
Personne n’a le mot pour décrire ce qui va lui succéder.

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