mercredi 8 avril 2020

L'Harmonie avec le Tout


"La paix, m'a dit mon grand-père,
c'est l'âme humaine en harmonie avec le Tout.
S'il n'y avait plus aucun homme dans cette conscience,
sais-tu ce qu'il adviendrait ?
J'ai répondu non je ne sais pas.
Il a ri.
Mais le monde disparaîtrait !"




"Toute notre culture est basée sur la peur. 
Toutes nos énergies sont consacrées à refuser la mort. 
Et nous ne voyons pas qu'à refuser la mort 
c'est à la vie que nous disons non. 
Car la mort et la vie ne sont 
qu'une seule et même réalité. 
 
Cela, les Indiens le savent.
Cela, Lololma me l'a appris.
Tu as reçu l'éducation d'un blanc, me disait-il,
tu es toujours inquiet,
ton coeur ne connaît pas le repos.
Il me tapait sur le front.
Alors, ajoutait-il, ton âme se réfugie là !
Ton âme est dans ta tête, David,
comment veux-tu aimer la vie ?

Je sens maintenant, à écouter ce silence
venu du désert qui m'environne,
et le rythme calme et lent du sang dans mes veines,
je sens combien il avait raison.
Nous, les Blancs, qui dominons le monde, 
avons trop peur de sentir la vie parcourir notre chair, 
trop peur de savourer notre appartenance à la Terre, 
parce que c'est aussi garder mémoire 
qu'il faudra retourner, un jour, à la terre.
L'Indien sait, d'un savoir cellulaire, 
qu'il n'est pas distinct de la Terre
 dont il provient et dont il est fait. 
Avec mes frères, 
j'ai appris à marcher pieds nus sur la terre brûlante, 
comme eux je me suis étendu sur la Terre 
à me laisser bercer par la pulsation profonde de sa vie.
.
Aimer la vie, me disait Lololma, 
c'est se souvenir que l'on n'est rien. 
L'homme blanc préfère se faire croire qu'il est tout. 
Il est rempli de haine pour la Terre dont il est fait. 
Il veut la posséder. 
Il met la Terre en demeure de produire,
 toujours davantage. 
Il ne veut aucune limite à sa puissance. 
Il détruit ce qui lui échappe, 
il se rend sourd et aveugle à ce qu'il ne peut détruire.
Il ne connaît plus rien du Grand Mystère." 
.
"Nous sommes une partie de la Terre. 
Mais nous avons cessé de collaborer avec la Terre. 
L'être humain prolifère et se développe 
conformément à des fins qui sont les siennes, 
et ne sont pas celles du Tout. 
L'homme prolifère et se développe exactement 
comme des cellules cancéreuses dans un organisme : 
anarchiquement, et sans être reliées à la logique de l'ensemble.
L'homme est le cancer de la Terre."
.

Denis Marquet
Extraits de "Colère"
.




Résumé du livre
(un livre à lire de toute urgence) :

"La Terre. 
Exploitée, martyrisée, défigurée. 
La Terre se révolte. 
Séisme, raz de marée, ouragans, 
éruptions volcaniques, virus foudroyants...
 
Face à une série de cataclysmes sans précédent, 
les scientifiques du monde entier sont sans réponse. 
Une femme, elle, a compris. 
Parce qu'elle a su payer le prix. 
Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ?"




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