mercredi 7 octobre 2020

Lumière qui se meurt

 

Allons-nous , les yeux fermés,
 "entrer docilement dans l'obscurité" ?

 

 

Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.

Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.

 Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.

Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.

.

Dylan Thomas

 

 (poème leitmotiv du film "Interstellar",
de Christopher Nolan)

 

 

Traduction en français
(traduction personnelle)

N'entre pas sans révolte dans cette douce nuit qui tombe
Le grand âge devrait brûler et tempêter à la dernière heure
Se mettre en rage face à la lumière qui se meurt
 
Même si l'homme sage sur sa fin sait qu'il ne peut éviter l'ombre...
Puisque ses mots n'ont pas mené à l'illumination,
Il n'entre pas en paix dans cette douce nuit sans nom

L'homme bon qui, devant la vague ultime, se met à pleurer
En voyant combien sa frêle existence aurait pu briller et danser
Rage et enrage face à la lumière qui se meurt
 
L'homme libre qui, en chantant, est parvenu à attraper au vol le soleil
Avant de réaliser, trop tard, qu'il n'a fait que l'affecter dans son essor,
N'entre pas sans révolte dans la douce nuit du sommeil

L'homme digne qui, au bord de la tombe, voit, en un flash révélateur,
Qu'il est possible à l'oeil aveugle de s'enflammer comme un joyeux météore
Rage et enrage face à la lumière qui se meurt
 
Et toi, mon père, qui te trouves là, sur ces tristes hauteurs
Maintenant, je t'en prie, maudis-moi, bénis-moi de tes larmes de fureur
N'entre pas sans révolte dans cette ultime noirceur
Et hurle ta rage face à la lumière qui se meurt
.
 
La Licorne
(d'après Dylan Thomas)
.
 


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