vendredi 30 octobre 2020

Initiation collective

 

  
 
Nous sommes nombreux, je crois, 
au beau milieu de cette crise générale et multiforme
(sanitaire, écologique, économique, politique, sociale...etc)
à nous retrouver" au bord de l'asphyxie"...

D'abord au sens propre, 
en raison du masque porté en quasi permanence, 
mais aussi au sens figuré...
 
Nous "manquons d'air", nous étouffons, 
nous sommes angoissés ou déprimés...
et nous cherchons désespérément la "sortie"
de ce tunnel sombre 
dans lequel nous avançons à tâtons 
depuis plusieurs mois...

La situation est oppressante et elle semble s'éterniser.
La tentation est grande de  désespérer 
ou de s'installer dans la résignation passive.

Pourtant, on peut aussi vivre cela 
dans une autre perspective...
dans une perspective qui lui donnerait un "sens"...
 
Pierre Rabhi faisait remarquer, dans un article précédent, 
que nous étions sans doute au coeur d'une "crise initiatique"..
et je pense qu'il a raison...
 
L'initiation est, par définition, une "petite mort"...
C'est un moment  où l'on frôle la mort
pour ensuite la dépasser...
C'est un moment douloureux et crucial
où l'on descend dans ses profondeurs,
où l'on "touche le fond du fond", 
avant de "revenir à la surface"...
entièrement renouvelé...

Un des "rites initiatiques" les plus connus, 
dans notre culture, c'est le "baptême", 
qui, à l'origine, se pratiquait par "immersion complète".
C'est-à-dire que le baptisé (souvent adulte, à l'époque)
était plongé dans l'eau et qu'on le maintenait 
sous la surface pendant quelques instants...
 
Pendant un court instant, 
il vivait donc une situation semblable 
à celle qu'on décrivait plus haut
(manque d'air, oppression, angoisse)...
suivie ensuite d'une remontée 
qui avait tout d'une "délivrance"...
 
A la fin du rituel, 
le baptisé "ressort" de l'eau, 
et prend une grande bouffée d'air, 
retrouvant sa respiration perdue...
exactement comme quand il est sorti 
du ventre de sa mère
et qu'il a inspiré l'air pour la première fois...
 
 

 
C'est donc une "seconde naissance"
 qui est ainsi mise en scène...
une "renaissance" spirituelle
après laquelle on donnait d'ailleurs parfois 
un nouveau prénom à la personne baptisée, 
un prénom différent pour une vie nouvelle et différente.
 
Le principe même de l'Initiation,
c'est de franchir une étape...
une étape dans laquelle le passé étant "mort", 
l'avenir peut éclore...
 
 
notre société ne pratiquant plus de rituels initiatiques, 
c'est la Vie elle-même qui est contrainte 
de nous les présenter, régulièrement, 
sous forme de "crises majeures"...
 
Crises qui, aussi douloureuses et déstabilisantes qu'elles soient,
ont le mérite  nous "secouer", de nous mettre "au pied du mur"
et de nous contraindre à "changer définitivement"...

La crise dans laquelle nous nous débattons 
n'est pas une "petite crise".
Ce n'est pas une crise personnelle, 
ce n'est même pas une crise nationale, 
c'est une crise planétaire.
 
Il est donc bien possible que nous soyons au seuil
d'un changement fondamental et définitif
qui emmène toute l'humanité
vers une "nouvelle étape"...
 
Par cette Crise hors-norme,
la Vie nous met en demeure
de passer par une "mort symbolique"
à tout ce que nous avons vécu jusqu'ici....
 
 
Nous sentons bien que ce qui se joue est important, 
qu'il est crucial non seulement de "passer au travers" 
mais aussi de redéfinir de nouvelles façons 
de vivre et d'agir.

Bref, si nous sommes réellement 
dans une "crise initiatique", 
nous ne nous sommes pas en train 
de nous "asphyxier" en vain,
mais nous sommes en train de traverser
une épreuve, un test collectif, 
pour trouver un "nouveau souffle"...

Reste à savoir, bien sûr, 
si nous allons être "à la hauteur"de cet énorme défi ...
qui, justement parce qu'il est de "nature vitale"
nous demande d'aller puiser dans nos ressources
les plus profondes, les plus enfouies...
 
Une fois reconnues ces "capacités cachées",
l'être humain pourrait être en mesure
de passer un "cap" et de créer, enfin, 
un Nouveau Monde...

.
 
La Licorne
 
 

 

+
Vidéo d'Annick de Souzenelle 
(proposée par Amezeg)

 
  
 

11 commentaires:

  1. Les fleurs ne peuvent s'épanouir que si on change l'eau du vase. Pour que le nouveau surgisse, il faut bien évacuer l'ancien !!
    Ce temps est marqué par l'emprunte de la planète Pluton" Détruire pour reconstruire". En décembre les vibrations vont changer avec l'entrée de Jupiter et saturne en Verseau. Peut être que la pandémie va s'atténuer mais des troubles sociaux sont à craindre.

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    1. Oui, je suis d'accord, Daniel, notre temps est marqué (entre autres) par Pluton...qui est la planète de l'"initiation"...et comme c'est une planète collective, elle signe bien une "initiation collective" (destruction de l'ancien et renouveau).
      Ceci dit, avec les planètes lentes, les effets ne sont pas toujours "immédiats"...

      Passons novembre, et voyons ce que ça donne en décembre !

      En tout cas, le "feu" est sous la marmite...et ça bout, ça bout... ;-)

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  2. Dans un entretien filmé datant, je crois, d’avril dernier, Annick de Souzenelle exprime, elle aussi, la conviction que cette pandémie virale, cette épreuve de niveau planétaire, invite l’humanité à renaître différente de ce qu’elle était : https://www.youtube.com/watch?v=0W0NvmFBjGY
    Elle y affirme : « …..(l’épreuve du covid 19) ce sont les contractions, très difficiles, très douloureuses, d'une nouvelle naissance (de l’humanité)….. »

    Elle y dit aussi : « …...je pense qu'il y a des êtres qui portent une réflexion certainement beaucoup plus profonde qu’ils ne peuvent l'exprimer, sentant une population pas encore prête à entendre ce que, eux, ressentent profondément…. », ce qui peut suggérer qu’une part de l’humanité est déjà assez avancée sur le chemin de l’évolution attendue par l’époque, et que cette part serait peut-être comme un levain dans la grande pâte de l’humanité entière.

    Amezeg

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    1. Je vais aller voir la vidéo...mais oui, bien sûr, j'ai la même vision Qu'Annick de Souzenelle...je crois que nous sommes dans les "contractions" qui précédent l'accouchement, et, comme dans un accouchement, avoir sans cesse à l'esprit que le "bébé" (l'avenir) est sur le point de naître permet de "passer" beaucoup plus facilement la période "douloureuse".

      Et oui, je crois aussi qu'une part de l'humanité est "prête"...et qu'elle va jouer son rôle de "levain" dans la pâte "humaine", qui est en train de lever...

      D'ailleurs, sur le même sujet, voilà ce que disait Satprem :

      "Nous avons parfois l'impression, dans l'histoire,
      que les périodes d'épreuve et de destruction
      précèdent la naissance d'un monde nouveau,
      mais c'est peut-être une erreur,
      peut-être est-ce parce que la semence nouvelle est déjà née
      que les forces de subversion (ou de déblayage)
      vont s'acharner.
      .
      Satprem
      .

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    2. Merci pour le lien vers la vidéo, Amezeg...
      C'est une petite merveille, cette interview !

      ...ça vaut le coup de la partager !
      (même si elle date du printemps)

      Je vais l'ajouter à la fin de l'article...

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    3. Oui, c’est une vraie merveille, La Licorne… :-)

      Amezeg

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  3. Ton billet est intéressant et rejoint une sorte d'aspiration universelle, qui habite tout être humain normalement constitué, et que l'on pourrait résumer par « le désir d'un monde meilleur ».


    Tu évoques de passer par une étape d'initiation. Ne faut-il pas un initiateur ?
    Où est-il ?
    Peut-on être initié par « les circonstances » ?
    Le baptême que tu évoques (je parle des adultes) et l'aboutissement d'un cheminement en amont. Parfois long, fort long.
    Au cœur d'une crise : Décider de mourir à l'existant ? Ou décider de tout faire pour retrouver celui-ci, peut-être adapté, mais pas fondamentalement changé ?

    Je crois en effet que quelque chose en nous « appelle à autre ». Cet appel est constant qu'il y ait crise ou pas crise. Mais bien souvent on reste sourd à l'appel.
    Ce n'est qu'en se transformant soi-même qu'on peut devenir facteur de transformation dans sa sphère d'influence.
    Quant à une mutation globale de l'humanité… il y a longtemps que les religions appellent à cela… mais on attend toujours ! Et certaines proposent des mutations bien plus horribles que l'aujourd'hui.

    Le « véritablement nouveau » est en chacun de nous.
    On peut à chaque instant le rejoindre, crise ou pas crise. Peut-être même qu'on peut l'accomplir.
    Si les peurs et les angoisses nous dominent on cherchera un soulagement dans ce monde-çi. Urgence oblige de trouver une bouée de sauvetage, comme le possiblement noyé cherche à s'y accrocher, parce qu'il est convaincu qu'il ne sait pas nager.

    Qui acceptera que ce soit d'autres qui décide LA mutation à sa place, alors qu'il en espère UNE autre, la sienne et ceux des siens ?

    Je me souviens du roman « Ravage » de Barjavel (1943) et de son hypothèse de la catastrophe planétaire exterminante. Et puis, les quelques survivants sur la planète ont fini par recommencer exactement « tout comme avant »…

    Mon propos paraîtra pessimiste. Il ne l'est pas à mes yeux. Car je connais les bienfaits des « morts successives » dans mon expérience de vie. Je connais la crise qui arrive de l'extérieur, sans prévenir. Mais, au cœur de la crise, la mutation personnelle reste une démarche individuelle. Elle est totalement indispensable, Croire que l'on peut échapper par un collectif à la démarche personnelle, c'est vendre un leurre. Et sur ce terrain les marchands sont bien nombreux…

    N'oublions pas que « la force d'inertie » est d'une puissance colossale et constamment à l'œuvre. Bien souvent d'une manière vraiment subtile. Il faut avoir animé des stages sur « les forces du changement » pour voir à quel point elle se montre puissante chez bon nombre de stagiaires venus pourtant volontairement avec l'idée « du changement » pour connaître comment s'y prendre…

    Serons-nous un jour capable d'inventer ce que nous n'avons pas encore su vraiment concevoir ? On a le droit de l'espérer et même d'y croire.
    Reste le courage des premiers pas. Les plus durs peut-être.
    Croire et/ou espérer le Royaum d'Utopie c'est l'échec assuré d'un « monde nouveau ».

    Bon, je me suis laissé aller à quelques propos en vrac.
    En attendant… je porte mon masque… !
    Et merci pour les propos qui donnent à réfléchir. Si tant est que j'y arrive !

    (Pardon s'il y a des fautes , et si c'est décousu, mais si je me relis je ne publierai pas…)

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  4. Merci beaucoup, Alain, pour ta réaction et ton long développement, que je trouve très intéressant...

    Alors, rapidement et "en vrac" aussi, voici ma réponse... :-)

    1) Oui, il y a en l'être humain une aspiration universelle en un "monde meilleur"...
    Mais ce dont je parle dans l'article ci-dessus, ce n'est pas d'une "aspiration"...c'est d'une "expérience" : je pense que nous sommes en train de vivre l'expérience (vécue) d'une initiation...et que, comme le disait Amezeg, c'est comparable aux "douleurs d'un accouchement"...
    Pour avoir accouché moi-même, je peux te dire que toute femme fait facilement la différence entre le "fantasme" ou le désir de l'enfant et l'accouchement lui-même ! ;-)

    2)"Est-ce qu'on peut être "initié" par les circonstances ? demandes-tu...
    Ma réponse est OUI.
    C'est ce qui nous arrive à longueur de..."vie"...
    Pour moi, la Vie est la plus grande initiatrice...
    Et les "initiateurs" humains n'en sont que de pâles copies...

    Pour donner un exemple de la même veine : une femme ayant "accouché" n'est plus jamais la même...elle passe de "fille" à "mère" et ce changement, je peux t'assurer que ce n'est pas le médecin ou la sage-femme qui l'a "initié" !

    3) Quant à la "mutation globale de l'humanité", je comprends très bien qu'on soit sceptique face à cette affirmation...
    Moi, je le "pressens" très fort depuis une trentaine d'années...alors j'ai eu le temps de "m'y faire" (et d'en accumuler des signes), mais on ne peut forcer personne à le sentir ou à le croire...j'en suis bien consciente...

    4) Tu dis aussi : "Mais, au cœur de la crise, la mutation personnelle reste une démarche individuelle. Elle est totalement indispensable, Croire que l'on peut échapper par un collectif à la démarche personnelle, c'est vendre un leurre. Et sur ce terrain les marchands sont bien nombreux…"
    et là, tu touches, je crois à un point extrêmement important...

    Je suis entièrement d'accord avec toi : rien ne peut nous éviter la démarche personnelle, le changement personnel...et se "bercer" de grandes idées sur le "Changement global", sans rien faire...c'est un leurre, et c'est un piège.

    Si ce Changement global est en train de se produire (ce que je pense personnellement), il ne se fera pas "par un coup de baguette magique", mais, avant tout, par l'addition de changements personnels...

    Que "tous" doivent changer n'est peut-être pas vrai non plus...mais
    il faut une "masse critique" de personnes ayant fait un gros travail intérieur...pour que cela puisse ensuite "entraîner" le collectif sur une nouvelle voie.

    C'est le "petit nombre" qui fait la différence, le "levain dans la pâte" dont on parlait plus haut...

    Bonne journée à toi !

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  5. Ajout :

    Il y avait une dernière chose, dans ton message, à laquelle je n'ai pas répondu :
    Un autre "piège" est en effet de traverser une crise puis, ensuite de recommencer exactement « tout comme avant »…

    Je dirais que cette "crise du virus" nous rappelle qu'il nous faut "guérir"...
    Or, guérir, ce n'est jamais "revenir à l'ancien"...c'est toujours "passer à autre chose", "passer une étape"...

    Je vais essayer de retrouver un article dans lequel cela était expliqué en détail (dans "Grands rêves", mon autre blog).

    Voilà...je l'ai retrouvé, il est ici :
    https://grandsreves1234.blogspot.com/2015/03/cycles-du-temps-et-transformation-de.html

    Extrait :

    "Qu'est-ce que la guérison ? En termes médicaux, nous dirons que c'est le retour à l'état de santé antérieur. Cette définition n'est pas tout à fait exacte car il est bien rare, en effet, que le malade retrouve l'état de santé antérieur sans modification. Au sortir d'une maladie, la personne qui vient de la subir est changée.

    Elle a acquis parfois une immunité qui la défendra à tout jamais d'une nouvelle attaque; elle peut aussi garder des traces, des séquelles, graves ou légères du mal dont elle a été atteinte ou voir la maladie aiguë se transformer en atteinte chronique qui repousse dans le futur l'espoir de guérison.

    Est-ce à dire que l'idée même de guérison est illusoire ? Certainement pas, mais il faut souligner que la guérison définit plus un nouvel état de viabilité qu'un simple retour à l'état antérieur.

    Elle est d'abord et avant tout une victoire sur la mort qui a été déjouée pour cette fois ; elle est ensuite une transformation physique et psychique de la personne qui vient de subir la maladie. A partir de cette transformation, un nouveau cycle vital peut s'amorcer.

    Ce qui est vrai pour la médecine du corps l'est encore plus pour la médecine de l'esprit.La guérison en psychologie ne s'avère jamais être un retour à l'état de santé antérieur, mais l'apparition d'un état nouveau qui permettra une saisie différente du problème vital.

    C'est si vrai que toutes les attitudes qui cherchent à restaurer le passé tel quel sont vouées à l'échec, essais de régression vers un statu quo dont on garde une nostalgie inguérissable, éternel retour en arrière dans des souvenirs entretenus, incapacité de tourner la page."


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  6. Concernant le point 4, je constate que nous nous rejoignions.
    La masse critique que tu évoques existes çà et là, mais au regard de l'enjeu planétaire, c'est à l'échelle microscopique. Bien entendu je connais la métaphore du ferment dans la pâte. Mais à laisser penser que la mutation globale va « arriver bientôt », je considère cela tiens d'un optimisme décourageant. En revanche, indiquer que l'on en a encore pour des années, voire bien plus, me semble mieux inséré dans la dynamique du réel. C'est malheureusement souvent considéré comme comme désespérant. Ah ! Ce fameux tout tout de suite ! Il faut sans doute être personnellement passé dans « l'autre monde en soi » pour voir toute la puissance transformatrice présente. Parce qu'alors on fait l'expérience de cet autre monde est hors de la temporalité linéaire que nous connaissons. La dynamique que j'évoque prends son sens dans le mot « éternel ».

    Concernant tes remarques au point numéro 2, pour la compréhension de mon interrogation j'ajoute ceci :
    Les circonstances de la vie sont des occasions. Si elles deviennent initiatrices, c'est uniquement par « ce que l'on en a fait personnellement ». Une femme ne devient pas mère uniquement parce qu'elle sort un enfant de son ventre. Les mères abandonnistes le démontrent, ainsi que les mères porteuses. ( le mot mère étant inapproprié dans cette dernière expression )
    C'est ce que je constate personnellement dans mon histoire de vie. Je dois l'existence ( au sens fort du mot, c'est-à-dire pas seulement d'être « non mort ») bien plus à mes initiateurs qu'à ma mère biologique. Puisqu'elle est morte je ne cherche pas qu'elle « devienne mère », en revanche je m'efforce de « devenir fils ».

    En effet le médecin ou la sage-femme, ne font pas entrer l'accouchée dans sa maternité. Il convient qu'elle y entre volontairement, par choix délibéré. Il n'y a pas d'automatisme à mes yeux. Mais un choix. Heureusement d'ailleurs. Car sinon nous serions initiés par une extériorité versatile et incontrôlée qui ne peut être qu'esclavagiste.


    Les initiateurs humains sont intrinsèquement la vie et la nature. À chacun la liberté de choisir les siens selon les opportunités à saisir ou non. Sinon où est la vie ? Plutôt pas que de pâles copies, considérons les comme acteurs fondamentaux indispensables. À l'instar d'Aragon je pourrais dire : « que serais-je sans eux ».
    J'ai toujours pensé que celui qui proclame « je me suis fait tout seul » était un conteur attendrissant quelque peu faussaire.

    Mais bien entendu je conçois que l'on pense autrement.

    Merci aussi à toi pour ta longue réponse argumentée. J'apprécie.
    Et je te suggère de profiter pleinement de l'heure de sortie à laquelle nous avons droit, pour nous aérer les neurones autant que faire se peut.
    Et merci aussi pour ce long chemin qui semble être le tien, si j'en crois le nombre impressionnant de tes publications. Il va falloir que je t'ajoute sur ma liste en tant qu'initiatrice ! ;-)

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    1. :-))

      Eh oui, quand on aime "aller au fond des choses", ça finit par faire beaucoup de publications...

      Bon, je réponds le plus rapidement possible...car je vois qu'on est tous les deux assez "bavards"...:-)

      1) Je ne crois pas que la mise en place du Changement Global sera rapide, cela prendra évidemment des années...
      Mais le moment de "bascule", le passage d'un paradigme à un autre... peut, lui, être assez rapide...à partir du moment où les gens "ouvriront les yeux"...

      2) Je suis bien d'accord avec toi sur le fait que les circonstances de la vie sont des "occasions", et qu'elles ne deviennent initiatrices que par "ce qu'on en fait personnellement"...

      Bien sûr, il importe avant tout d'être "conscient" de ce qu'on vit...
      et c'est d'ailleurs tout le propos de mon article ci-dessus qui vise à "faire prendre conscience" que nous pourrions tous être au coeur d'un processus initiatique et non seulement dans une simple "catastrophe"...

      3) Enfin, il faut que je te remercie, Alain, de m'avoir fait découvrir un nouvel oxymore : j'ai bien aimé quand tu parles, au début de ton message, d'un "optimisme décourageant"...

      ...ça, c'est un rapprochement de mots que je n'avais jamais "osé" ! :-)

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