samedi 3 décembre 2022

Les gens ne veulent pas savoir

 

Extrait

 
 
Vidéo complète ICI
 
 
 
 
 

12 commentaires:

  1. Louis Fouché nous manquerait s’il n’existait pas ! 

    Au cours de son explication du refus de savoir, vers 3 mn de la vidéo, il dit : « ….. ton cerveau y va vite faire le choix : j’dis c’que j’pense moi ou j’dis c’que pense l’institution... »

    C’est une formule que tout le monde comprend, mais est-il vraiment anodin de dire que c’est le cerveau qui fait le choix. La langue courante ne témoigne-t-elle pas ainsi du fait que nous sommes trop identifiés à notre cerveau ? N’est-ce pas une façon de nous réduire, psychiquement et moralement, à des fonctions cérébrales ?
    Cela me rappelle ce qu’a affirmé Yuval Noah Harari en 2017 (lors d’une émission de la Grande Librairie citée dans le documentaire Hold Out) : « Finalement les êtres humains ne sont que des algorithmes biochimiques ».
    Je ne rapproche bien sûr pas Louis Fouché, chantre de l’humanité vraie, de Yuval Noah Harari, chantre du transhumanisme !!
    C’est ce que véhicule le langage courant qui m’interpelle. Les temps nouveaux dont l’humanité, souhaitons-le et soutenons-le, pourrait accoucher bientôt, devraient nous libérer de cette identification au cerveau que les "lumières" de la science – ou le scientisme ? – ont induite et implantée dans… l’esprit de tous-tes.
    Savoir que nous ne sommes pas des algorithmes biochimiques et que notre réalité psychique n’est pas réduite aux fonctions cérébrales, aussi importantes soient-elles, est, je crois, nécessaire à notre bonne évolution vers la liberté, car ce qui fera, je l’espère, obstacle au projet criminel en cours de réalisation, c’est que nous sommes plus que des algorithmes biochimiques et que ce n’est pas notre cerveau qui choisit tel ou tel chemin éthique ou non éthique, sensé ou insensé, d’amour ou de non amour.

    Amezeg

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison...le processus de décision en nous n'est pas semblable à un algorithme...(0 ou 1 ?).... ce n'est pas qu'une question de bifurcation dans les neurones...cela vient aussi d'autre chose...d'une part bien plus complexe et plus subtile... (l'inconscient ? le coeur ? l'esprit ?).

      Ceci dit, Louis Fouché est "médecin" et un peu "philosophe" (il a fait des études de philosophie). Il n'est ni psychologue, ni psychanalyste, ni mystique. On ne peut donc pas lui reprocher d'employer ce vocabulaire-là...
      Réjouissons-nous plutôt, qu'un médecin, après ses dix années d'études accaparantes, ait encore la disponibilité d'esprit et l'envie de s'intéresser à d'autres domaines...:-)

      Supprimer
    2. « On ne peut donc pas lui reprocher d'employer ce vocabulaire-là... »

      En effet ! Et j’espère qu’il est assez clair et compréhensible dans mon commentaire que je ne le fais pas.
      Je me réjouis, comme toi, de tout ce que Louis Fouché nous apporte avec courage, intelligence et persévérance.
      Je regrette seulement que le langage courant, celui que nous employons tous, entérine une certaine identification et réduction de l’humain au cérébral…

      Amezeg

      Supprimer
  2. Oui, il faudrait arriver à se débarrasser de ce genre de cliché...
    Certains ont beaucoup travaillé en ce sens, notamment Rupert Sheldrake, qui a essayé de démontrer , scientifiquement, que nous ne sommes pas que des animaux pensants, que l'origine de nos pensées n'est pas "matérielle" et que notre réflexion n'est pas générée par notre cerveau physique...(voir son livre "Le septième sens", par exemple, dans lequel il montre que le cerveau est avant tout un "récepteur"...).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. «……. il montre que le cerveau est avant tout un "récepteur"... »

      Le cerveau assurerait une interface (émetteur/récepteur) entre les énergies psychiques qui existent en dehors de la réalité matérielle tangible et permettrait ainsi l’expression de ces réalités psychiques dans le monde de la matière tangible.
      De nombreuses personnes, un peu partout dans le monde et au travers des siècles, on témoigné de la réalité d’une vie psychique libre de la corporéité, donc indépendante des fonctions cérébrales. Notre civilisation actuelle, longtemps"ligotée" à une approche très matérialiste ne le reconnaît pas encore beaucoup, mais cela commence à changer… alors que cette approche très matérialiste atteint, avec les projets transhumanistes en cours, un point de bascule qui peut sans doute conduire au pire comme au meilleur à cet égard. N’en est-il pas toujours ainsi : l’erreur, l’aveuglement, doivent aller jusqu’à leur paroxysme pour qu’un changement s’opère ?

      Amezeg

      Supprimer
  3. C'est souvent comme ça , en effet...aller au bout du bout du matérialisme pour comprendre ses travers...et ses erreurs.
    Mais le danger est quand même, au passage, d'y perdre notre humanité...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ...comme le montre bien les discours de Jacques Attali et de Laurent Alexandre...
      (eux sont dans la "folie" hypermatérialiste, mais la journaliste, elle, voit bien le danger...d'y perdre notre part la plus "humaine"...)

      Supprimer
  4. https://lefildariane1234.blogspot.com/2021/06/et-demain.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2021/07/homme-objet.html

      Supprimer
  5. Ce que je veux dire , c'est que, sur ce sujet, il y a peut-être un "point de non-retour", qu'il ne faut pas franchir...
    Il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas jouer...
    (l'ADN, par exemple) sous peine de tomber dans une erreur "définitive"...ou en tout cas, très difficilement "réparable"...
    Et j'espère donc qu'on n'atteindra pas le "paroxysme" dont tu parles...
    Une fois l'homme devenu "objet"...on constatera l'"erreur", certes...mais QUI pourra alors faire machine arrière ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, qui le pourra ?
      Les questions posées par le Dr Olivier Soulier, à partir de 2 h 12 mn dans le documentaire Hold Out, sont, hélas !!!, très pertinentes :
      « Je pense que l’humanité n’a jamais couru un tel risque d’extinction ou de modification massive dans son patrimoine génétique que maintenant. Et la grande question, pour moi, c’est : quelle quantité de patrimoine génétique va-t-on réussir à sauver dans la planète ? Quelle est la frange de population qu’on va pouvoir sauver pour garder une frange de population qui aura un patrimoine génétique préservé et qui, en cas de catastrophe qui peut arriver, servira de réservoir de survie pour l’humanité ? »

      Amezeg

      Supprimer