lundi 26 décembre 2022

Pause

 

 Le monde veut le sommeil. Le monde n'est que sommeil. 

Le monde veut la répétition ensommeillée du monde. 

Mais l'amour veut l'éveil. 

L'amour est l'éveil chaque fois réinventé.

Christian Bobin
.

 


 
 
Moins d'internet...
et plus d'énergie consacrée à la vie "réelle"...
c'est un peu mon programme pour 2023 :-)
.
Beaucoup de choses à faire, 
de projets à mener à terme...
 
J'ai donc décidé  de faire une pause...
et d'arrêter, pour l'instant, les publications ..
.
Pour combien de temps,
je ne sais pas...
 
En attendant, je vous souhaite, sincèrement,
à tous, un bon début d'année...
et du courage pour la suite...:-)

A plus !
.
 
La Licorne
.



samedi 24 décembre 2022

Joyeux Noël !

 


 

 Je vous souhaite un Noël zen et détendu...

autour d'un bon feu !

(un grand luxe par les temps qui courent...

car oui...on dépasse largement les 19°C... :-))


 

 

du bonheur avec ceux que vous aimez...

 

(n'oubliez pas de rattraper

toutes les bises et tous les câlins en retard !)

.

et aussi de renouer, si vous le pouvez, 

les liens...abîmés ! ;-)

.


Belles fêtes !

.


Et que la lumière illumine les ténèbres !

https://benoit-et-moi.fr/2010-III/images/adorationdesbergers2.jpg 

L'adoration des bergers - Gerrit van Honthorst

 

 

jeudi 22 décembre 2022

L 'e-santé ...et autres aberrations actuelles...

 

 

Louis Fouché nous parle
des dérives de la médecine actuelle...
 
 
 
 
 
 
... des errances de la société...



 
et de l'inutilité des injections.....
 
 
   
 
 
 
 

Petit rappel

 



 

mardi 20 décembre 2022

Quand la narration collective l'emporte sur le réel...

 

 
 
 
Jean-Dominique Michel explore quelques questions :
 
 
Quel est le profil des personnes "immunisées" contre la propagande ?

Le fait d'être instruit protège-t-il ?
 
Qu'est-ce qu'une vraie démarche scientifique ?
 
Comment confirmer ses intuitions ? 

Qui croire ?

Pourquoi fait-on quand même confiance à des politiques peu fiables ?
 
Comment se fait-il qu'on ne tire-t-on pas les enseignements des faits bruts ?
 
Dans  quelles fausses logiques sommes-nous empêtrés ? 
 
Quel espoir de retrouver la raison  reste-t-il ?
 
 
.




jeudi 15 décembre 2022

Légalité et légitimité

 


Je souligne toujours l'écart entre légalité et légitimité. 

Je considère la légitimité des valeurs 
plus importante que la légalité d'un État. 
Nous avons le devoir de mettre en cause, 
en tant que citoyens,
 la légalité d'un gouvernement.

Nous devons être respectueux de la démocratie, 
mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, 
même si c'est légal, il nous appartient de protester, 
de nous indigner et de désobéir.
.
Stéphane Hessel - 2010
 
 
 
.

 

 

 

mercredi 14 décembre 2022

L'homme "du troupeau" peut-il retrouver la sagesse ?

 
 
Toute âme peut être éveillée 
parce qu’en toute âme coexistent le bien et le mal 
et que tout homme, par conséquent, 
est susceptible d’avancer vers le haut comme vers le bas.
.
Hermann Broch
"Théorie de la folie des masses"
.
 


 

« L’homme moyen dépourvu de physionomie, l’homme qui présente l’insignifiante « physionomie de l’époque », et qui se distingue aussi peu de son voisin qu’une photographie se distingue d’une autre photographie dans un vieil album, cet homme est retombé dans la pure existence crépusculaire des animaux dans leur troupeau, loin de tout élan de connaissance, loin de toute participation ; sa nature végétative et animale a pris le dessus, et quoiqu’il en pense, projette ou entreprenne, dans l’action ou dans la simple représentation, pour ou contre son environnement, il est retombé dans une existence instinctuelle, il ne recherche plus que la satisfaction immédiate de ses pulsions, il s’inscrit dans le cadre de l’environnement donné, des conditions données hic et nunc, que son existence crépusculaire lui commande d’accepter. 

C’est une attitude extrêmement proche de l’animalité ; l’animal aussi, en tant qu’individu, est dépourvu de physionomie propre, il ne se distingue guère de ses congénères au sein de son espèce. […] Toute l’histoire humaine est une lutte perpétuelle pour la sublimation des pulsions, et si l’on peut parler de progrès dans l’histoire, celui-ci ne réside pas dans la domination de la nature extérieure, mais bien dans la maîtrise de la nature intérieure, dans les efforts de sublimation par lesquels l’individu s’efforce de prendre le contrôle de ses propres pulsions, les discipline et les satisfait dans l’ordre de la connaissance, du travail productif et des échanges sociaux, pour les sortir et se sortir lui-même de l’anonymat animal. » (p127-128)

 

 

 Ce n’est jamais pour l’individu sans physionomie qui suit le troupeau et se contente d’accepter les nouvelles conditions, c’est seulement pour l’individu « participant » que l’avancée de la connaissance devient une véritable base de sublimation, parce que la sublimation, comme la connaissance elle-même, est une fonction individuelle et pas une fonction de masse : le troupeau humain sans physionomie ne connaît pas la sublimation, il ne connaît, comme masse, rien d’autre que l’acceptation et l’intégration des formes extérieures d’un niveau de sublimation. Conclure directement de l’existence d’un niveau de sublimation élevé à l’existence d’une fonction de sublimation supérieure et permanente chez les individus, ce serait se rendre coupable d’un raccourci fallacieux de la pire espèce. »

 

Sur la relation du 19ème au 20ème siècles : l’individualisme est une mystification, une sublimation hypocrite des pulsions qui fût réfuté de la plus horrible manière, lorsque ressurgit la pulsion déchaînée, l’autodestruction apocalyptique.

« L’animal ne connaît pas l’autodestruction, il est partout et toujours exactement conforme à lui-même, il ne peut jamais sombrer plus bas que lui-même et sa propre nature : mais à l’homme, irrémédiablement tiraillé entre la connaissance et la conscience crépusculaire, entre la participation et l’acceptation, entre la vie typique et la vie moyenne, entre le développement de sa personnalité et l’absence de physionomie propre, voire de Moi, bref, entre la sublimation et la satisfaction des pulsions, déchiré par toutes ses contradictions, à l’homme il est réservé de déchoir, de déroger à lui-même et à son humanité, de tomber dans l’autodestruction, et donc de trahir son humanité. »

 

Autant l’homme est irrémédiablement prisonnier de sa condition crépusculaire, autant cette condition se trouve comme éclairée de l’intérieur par toutes les précédentes avancées de la connaissance, elle est devenue le savoir inconscient de l’homme, son savant inconscient. Et dans ce savoir, l’homme a la capacité et le devoir de cultiver sa connaissance : lui qui, d’une part, est obligé d’admettre que les limites de la zone crépusculaire, si loin qu’il les repousse, restent en dernière instance infranchissables, mais qui d’autre part est aiguillonné par sa nature prométhéenne à s’avancer toujours plus loin au-delà de lui-même, lui qui est donc en même temps obligé de se restreindre et de perfectionner constamment sa connaissance, entre ces deux devoirs antagoniques se contre-pesant exactement, une attitude spécifiquement et exclusivement humaine lui est offerte ou accessible – en tant qu’accessible déjà offerte ; l’attitude de la sagesse, qui seule permet à l’homme, amenant enfin la balance à l’équilibre, de préserver son existence crépusculaire de la chute dans l’animalité et de se maintenir lui-même dans l’état d’humanité. 

C’est là le talent et le devoir d’être homme. Personne ne peut faire avancer de force la connaissance, personne ne peut se contraindre à la génialité, s’appeler lui-même à la création de génie, mais tout le monde peut – et c’est là l’appel éthique de l’authentique prophétie – rester ouvert à la connaissance et s’éduquer ainsi lui-même à la sagesse d’une constante participation à la vérité, sachant que toute nouvelle avancée de la connaissance prendra de là son départ. 

Tant que l’étincelle prométhéenne dans l’homme n’est pas complètement éteinte, tant qu’en brille encore une faible lueur, elle peut être réveillée, l’étincelle peut être réveillée, l’homme peut être réveillé, l’humain peut être réveillé. Il est donc faux de dire que l’homme ne peut influer sur son état crépusculaire, qu’il ne peut diriger le flot crépusculaire ; dans toute obscurité crépusculaire se reflète, peut se refléter la lumière de la connaissance (plus vivement en tout cas qu’elle ne le fera jamais dans le rêve) et la possibilité est ainsi donnée à l’homme crépusculaire de s’éduquer lui-même à la sagesse, de retrouver après chaque chute le chemin vers la sagesse de son être. 

 Aujourd’hui encore, où toute connaissance semble être menacée par l’Apocalypse, où tout l’édifice de valeurs de l’homme et de l’humanité risque de sombrer dans la bestialité absurde et vide, où se trouve balayé tout ce que l’esprit humain peut s’honorer d’avoir inventé et créer, aujourd’hui encore on peut espérer redresser la situation, cet espoir demeure l’espoir humain absolu, il demeure parce que l’étincelle prométhéenne ne s’est jamais complètement éteinte et sans doute ne s’éteindra plus jamais complètement. Car parmi les faits étonnants de cet étonnant enchaînement qu’on appelle le cours du monde, deux sont étonnants parmi tous. 

Le premier est que les hommes depuis le commencement du monde ne soient encore jamais arrivés à s’exterminer mutuellement ; le deuxième, que les survivants, qui sont donc les plus violents, les plus grossiers, les plus agressifs, en un mot les « vainqueurs », sélectionnés à partir du patrimoine héréditaire le plus brutal de toutes les créatures, eux qui depuis le début ont piétiné tout ce qui est tendre et doux, n’aient pu empêcher l’avènement de la culture, le progrès vers plus d’humanité ; le miracle de l’existence humaine, le respect de la vie humaine, la préservation et l’enrichissement de cette vie ont été cent fois imposés et extorqués à l’homme – comme si réellement des forces supérieures étaient ici à l’œuvre –, malgré son penchant pour la condition végétative-animale de l’existence crépusculaire, malgré toutes ses chutes dans la bestialité sans visage. »

 

Hermann Broch (1886-1951)




Pour suivre le troupeau, pas besoin de cerveau,

deux jambes suffisent.

.

Pr Didier Raoult


 

 

jeudi 8 décembre 2022

Peuple ou masse ?

 

 

 
 
 
Pour qu'il y ait démocratie,
participation du peuple,
il faut qu'il y ait des peuples.
 
 Or un peuple, ce n'est pas une masse...
 
Une masse, c'est une somme d'individus 
qui ont renoncé à leur esprit critique
et qui se soumettent à leur pure existence biologique, 
à ce qu'on pourrait résumer 
comme une existence de consommation.
.
 
 
 
 
Un peuple, c'est tout à fait autre chose.
Ce sont des individus doués d'esprit critique, instruits,
et qui ont donc les outils pour défendre leurs droits.
 
Aujourd'hui, la dérive totalitaire n'a aucune peine 
à établir une psychose de masse
puisqu'elle n'a pas à créer la masse, 
la masse lui préexiste...
.
Dans une masse, le individus ne sont plus des individus,
c'est un corps "collé" 
dans lequel les personnes vont là où le vent souffle...
et sont réduits à être des fonctions,
des instruments de propagande.
(...)



 
Au final, les profils les plus dangereux
du système totalitaire,
ce ne sont pas les profils criminels...
qui ne sont pas si nombreux,
.

Ariane Bilheran
.
 
 
Autres vidéos récentes :
 
 
 



dimanche 4 décembre 2022

Un livre éclairant


 


 
Laurent Gounelle a écrit là un livre assez différent 
de ses précédents ouvrages...
qui étaient nettement plus "légers"...
et moins ancrés dans l'actualité.
 
Il livre ici une histoire simple, 
une sorte de "parabole" 
autour de l'épidémie de Covid,
épidémie qui, astucieusement, n'est pas nommée,
le sujet étant "déplacé" ...
mais bien reconnaissable !
 
 
L'auteur contourne toute prise de position 
concernant les vaccins, 
mais s’intéresse « à tout le reste »...
aux mesures prises...à leur apparence logique
qui cachent mal leur complète absurdité ...
 
Il s'appuie sur de nombreuses références historiques
sur des théories économiques 
et sur des études psychologiques...
On y retrouve notamment une analyse détaillée 
des principales techniques de manipulation des masses...
.  
 
C'est un  livre court, facile à lire,
une sorte de "conte philosophique"...
qui  démonte bien l'engrenage 
dans lequel nous sommes pris
et qui évite intelligemment le jugement 
par rapport à ceux qui "ne voient pas"...
ce qui le rend lisible par (presque) tous...
.
 
A lire et surtout...
 à "faire lire"...
.
 
 Merci Laurent Gounelle !
Il fallait avoir le courage de l'écrire...
.
 


   
 
 
 

vendredi 2 décembre 2022

Le monde d'après...

 

 
 
 
Ema reçoit Laurent Firode, auteur et réalisateur du film 
"Le Monde d'après", 
actuellement dans certains cinémas : 
« Le Monde d'après » est cette expression devenue commune 
depuis la crise sanitaire. 
 
 Le droit de sortir de chez soi n'a plus été évident, 
ce qui nous aurait semblé inenvisageable dans le monde d'avant 
est devenu possible, vraisemblable, dans le « Monde d'après ». 
 
" J'ai eu envie de faire ce film car j'ai été frappé par le silence des artistes 
quand la dictature sanitaire s'est installée. 
Les belles âmes, d'habitude si promptes à s'émouvoir, ne disaient rien. 
On pouvait nous enfermer, nous empêcher de nous soigner, 
et rien, aucune réaction. 
Après réflexion il m'est apparu évident que tout cela n'était pas tombé par hasard. 
La crise sanitaire n'était que le préambule de ce changement de société 
que le modèle mondialiste et capitaliste nous commande de faire. "