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vendredi 9 mars 2018

Effondrement de la civilisation ?


  

 

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît…
Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire ?
Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne,
 co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer ».
 
Mais pas de panique :
même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter,
pour commencer à préparer le monde d’après.

 



  



"Il faut se mettre en transition, c’est une opportunité de changer le monde.
Cela veut dire construire des « réseaux des temps difficiles ».
 
C’est retrouver le lien aux autres, à la nature, avec nous-mêmes.
C’est accepter l’interdépendance de tous les êtres.
Quand une civilisation s’effondre, les bâtiments peuvent s’effondrer,
 il reste les liens humains."
 
 
  

dimanche 7 mai 2017

Les futurs possibles

.

Que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver,
mais ce que nous allons en faire.
.
Henri Bergson
.



samedi 29 avril 2017

L'insurrection des consciences



Pierre Rabhi 
 (interview du 3 mars 2017)
.

Quinze ans après avoir lancé l’appel à l’insurrection des consciences,
Pierre Rabhi regarde la campagne présidentielle avec détachement
et préfère miser sur la créativité de la société civile
pour préparer le futur.
.



dimanche 5 février 2017

Le piège électoral


Dans le contexte politique actuel,
triste et affligeant,
scandaleux et révoltant...
je ne résiste pas à la tentation
de rééditer deux articles de 2013...
qui n'ont - malheureusement -
pas pris une ride.


Voilà le premier :




Nous devrions faire la grève...des mots menteurs :
nous devrions refuser d'appeler "démocratie"
ce qui est son strict contraire !
.
 Etienne Chouard
.

Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit,
il y a longtemps qu'elles auraient été supprimées.
.
Coluche
.



Même si les élections existent
et peuvent changer les gouvernements,
le débat électoral est un spectacle
soigneusement contrôlé et géré
par des équipes rivales de professionnels experts
dans les techniques de persuasion.


Le débat porte sur le petit nombre de dossiers
sélectionnés par ces équipes.
La masse des citoyens joue un rôle passif, voire apathique,
en ne réagissant qu'aux signaux qui lui sont envoyés.


Derrière le spectacle du jeu électoral,
la politique réelle est définie en privé
dans la négociation
entre les gouvernements élus et les élites
qui représentent de manière écrasante
les intérêts des milieux d'affaires.
.

Hervé Kempf
"L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie!"
.





Il y a longtemps que le vrai pouvoir
n'est plus dans les urnes.
Il plane bien au-dessus d'elles, dans nos institutions
dont les membres ne sont pas éligibles :
notre FMI, notre OCDE, notre OMC,
notre banque mondiale,
qui mènent la vraie marche de la planète.
Les démocraties sont de belles coquilles vides.
.
Michel Piquemal
"Le Prophète du libéralisme" 

....
..
.

Et voilà le deuxième :

Le régime démocratique a été considéré
comme quelque chose d'acquis,
et de nombreux citoyens
ne se préoccupent plus de la chose commune.

Cette passivité a permis à l'oligarchie et à la finance
de monopoliser le pouvoir.

Rien ne se fera
sans un nouvel engagement politique
– au meilleur sens du terme –
de chacun d’entre nous.

Hervé Kempf
.



Le titre de la vidéo est certes provocateur...
mais écoutez quand même...!
Peut-être en apprendrez-vous plus en un quart d'heure
qu'en plusieurs semaines d'émissions en tout genre... :-)
.
La Licorne
.


jeudi 5 janvier 2017

Science et conscience : le nouveau paradigme



Une interview récente d'un "grand monsieur" : Ervin Laszlo,
qui nous parle du "champ d'information" de l'univers
(ou champ akashique) qui relie toutes les choses et tous les êtres...
.
Si vous êtes intéressé
par les nouveaux développements de la science,
par la façon dont la "conscience" est maintenant prise en compte
par certains physiciens, ou tout simplement par le nouveau paradigme...
vous allez adorer !
.
La Licorne
.

  

dimanche 20 novembre 2016

Leonard Cohen : un chanteur "spirituel" ?




 
La quête de Leonard Cohen était d’atteindre les profondeurs du cœur. 
Pour cela, il n’eut d’autres choix que d’explorer avec une lucidité implacable 
la part d’ombre et de lumière qui constitue chacun de nous, 
à commencer par lui-même. 
 
Profondément tourmenté depuis l’enfance autant qu’il aspirait à la lumière, 
Leonard Cohen a su déployer comme peu d’artistes
 une œuvre qui oscille de la grâce à la chute, de la haine à l’amour, 
sondant chaque émotion comme une vérité sans fard. 
 
 « Tout est dit dans mes chansons », affirmait l’écrivain romancier et poète, 
devenu chanteur parce qu’il voulait donner une voix à ses textes. 
Au fil de ses mots et de ses mélodies, 
des anges peuvent côtoyer les lames de rasoir, 
des berceuses renfermer une violence impitoyable, 
sa voix grave s’envelopper de chœurs féminins, 
la pureté blanche d’une avalanche engloutir une âme lourde… 
 
Si son but est d’approcher la grâce, 
il ne peut l’atteindre sans traverser les abîmes.
 C’est que pour lui, « nos cœurs brûlent dans nos poitrines 
comme de la viande de kebab sur sa broche ». 
Pour tenter de comprendre et traverser ce feu, 
toute l’œuvre de Leonard Cohen est composée 
comme un gigantesque art d’aimer. 
Pour les femmes, la poésie, Dieu, ou toute chose vivante. 
 
Amours issus d’un même élan se confondant sans cesse. 
À l’écoute des textes ciselés sur parfois des années, 
accompagnés d’arpèges de guitare comme de musique électronique, 
Leonard Cohen a su transcender une à une ses peurs 
pour entrer dans une sagesse rayonnante. 
 
À la fin de sa vie, il n’avait pas fait disparaître le côté sombre de l’existence, 
mais, devenu léger, il avait su frotter le noir 
jusqu’à ce qu’il prenne les propriétés de la lumière.
 


Extraits d'une interview d' Alexandra Pleshoyano 
(en intégralité ICI) :


 3 - Comment expliquez vous que ses chansons et son aura touchent tous les âges et toutes les religions ?
Alexandra Pleshoyano : Probablement parce que Leonard est vrai et qu’il chante à partir de son cœur. Il souhaitait lorsqu’il était jeune toucher les gens comme un magicien, les transformer, les blesser, laisser sa marque sur eux et les rendre beaux . 

Son public varie des adolescents aux octogénaires. Il a un impact profond et de longue durée sur les gens. Avec Leonard c’est du cœur à cœur. Il s’adresse directement à toi. Il représente la voix/voie de l’intimité. En parlant de son livre le plus intime et personnel publié, Book of Mercy, Leonard dit : « si la chose devient suffisamment intime et suffisamment personnelle et suffisamment vraie, alors ça va s’adresser à tout le monde… C’est la condition pour l’universalité, cette intimité absolue » .

Tel que l’exprime le Talmud: Dieu cherche le cœur de la personne. Leonard chante avec son cœur. Selon le fondateur du mouvement hassidique, Israel Baal Shem Tov , lorsqu’une personne chante, elle confesse toute sa vie. « Et lorsque qu’une personne se confesse, ajoute-t-il, vous êtes obligés de l’écouter » .
 Leonard écrit : « Après les prières du Shabbat, le papillon du Baal Shem m’a suivi jusqu’en bas de la colline […]. »

Malgré la diversité du genre humain, il existe un rapport intrinsèque entre les rites religieux et la musique. Celle-ci unit les gens malgré leurs différences et touche directement le cœur de la personne. Par son mouvement dynamique et créatif, la musique fait naître de nouvelles formes de communautés. 

Il y a un son et un ton sacrés dans la voix de Leonard. La religion – qu’on y croit ou non – fait partie de la civilisation et de la culture humaine. Elle se manifeste non seulement à travers les rites sacrés propres à chaque confession, mais à travers la création artistique. Depuis le début de la création, l’art est la réponse humaine à la Présence du sacré qui peut être conçue de différentes manières. 

Je crois personnellement que la musique sacrée est une clé importante pour le dialogue interreligieux et interspirituel. Tel que l’écrit Rudolf Otto, la musique représente ce grand combat pour atteindre le tout Autre que rien ne peut exprimer. 

La musique est le langage universel des émotions humaines, l’expression de l’inexprimable . Selon le Baal Shem Tov, la joie et l’extase rapprochent de la Présence de Dieu (Shehkinah) et la musique est le medium par lequel on éveille cette joie et cette extase . 

Lorsque Leonard chante, il chante pour l’Autre et se donne corps et âme à ceux qui l’écoutent. Lorsque vous parlez ou chantez à partir de votre cœur, vous touchez tous les cœurs qui ont des « oreilles pour entendre ». Leonard révèle tout ce qu’il est à travers ses écrits : son amour, sa haine, ses angoisses, sa colère, son amertume et son espérance. On sait presque tout de lui si on prend le temps de méditer ses paroles.




À la fin de son premier roman publié, Leonard retranscrit quelques pages de son journal intime, dont cette prière adressée au Tout Autre : « Ramène-moi à la maison. Bâtis à nouveau ma maison. Fais de moi un hôte en Toi. Prends ma douleur. Je ne peux plus l’utiliser. Elle ne fait rien de beau. […] Sainte vie. Fais que je puisse la mener. Je ne veux pas haïr. Laisse-moi m’épanouir. Que le rêve de Toi s’épanouisse en moi. »

La vie de Leonard est comme un fil ininterrompu se promenant entre la lumière et les ténèbres, entre les anges et les démons, entre l’espérance et le désespoir. Dans une même phrase, Leonard peut passer du profane au sacré, de la chair à l’esprit, de l’humain au divin. 

Sa vie est tissée de contradictions, d’oppositions et de paradoxes, mais il a le courage et l’honnêteté de se présenter tout entier. C’est certainement un des côtés les plus appréciés chez lui. 
Leonard amalgame fréquemment spiritualité et sensualité exprimant ainsi son désir pour la femme et son désir pour Dieu. Tel qu’il l’écrit : « Gémis pour moi, comme je gémis pour toi mon amour, comme je gémis pour Dieu » 
.
 
7 - Dans ses chansons, on trouve énormément de symboles universels, même chrétiens comme "The Lord", "The Church", "Hallelujah" ... 
Est-ce voulu pour toucher le plus grand nombre ?

Alexandra Pleshoyano : Leonard témoigne de son héritage juif à travers tous ses écrits en y ajoutant des éléments du christianisme et du bouddhisme Zen. Il n’y voit rien d’incompatible, parce qu’il ne s’attarde pas aux dogmes. The Lord (le Seigneur) et Hallelujah sont des termes juifs qui ont été récupérés par les chrétiens. 

Mais on retrouve en effet chez Leonard – dans sa poésie, ses romans et ses chansons – tout un amalgame de son héritage juif, du christianisme – rappelons que Montréal durant l’enfance et la jeunesse de Cohen était dominé par le Catholicisme et que même sa nurse Mary était une irlandaise catholique qui l’emmenait parfois à l’église avec elle – et du bouddhisme Zen qu’il a fréquenté pendant plus de trente ans. Mais en dernière instance il insiste sur son identité juive.

8 - On sait très peu de choses sur les 9 mois qu'il a passé en Inde en 2001 avec un Maître ... Pouvez-vous nous en dire plus ?
Alexandra Pleshoyano : Je sais que Leonard a passé plusieurs mois à Bombay auprès de Ramesh S. Balsekar et qu’il aurait été particulièrement touché par un de ses livres intitulé The Ultimate Understanding, mais je n’en sais pas plus.
9 - Quelle est selon vous la chanson la plus spirituelle de Leonard Cohen ?
Alexandra Pleshoyano : Dans une interview, Leonard a confié au journaliste que chaque poète possède un poème et que chaque romancier possède une histoire, et que tout le monde possède une chanson et que toutes ses chansons sont en fait une seule chanson. 

Tous ses livres, a-t-il ajouté, représentent un seul poème. La chanson la plus spirituelle de Leonard est donc celle qu’il porte au plus profond de son être et qui est la Source même où il puise toutes celles qu’il nous offre si généreusement depuis plus de quarante ans.





mercredi 26 octobre 2016

Ecologie et spiritualité



Rester en contact avec le mystère...
de la Vie, de la Nature
et retrouver le sacré
et l'esprit qui est présent
en tout...
.


lundi 24 octobre 2016

La fin d'un système : il est urgent d'agir...


Ce système-là peut-il encore perdurer ?
Non.
Il ne faut pas s’illusionner et se raconter des histoires :
Notre système arrive à ses limites.
Il faut maintenant que l’imagination se mette en route,
pour en créer un autre.
.
.
 


Assez de mots...il faut agir.
Les belles paroles ne suffisent plus...

Combien de temps nous reste-t-il
avant que notre planète étouffe
sous notre inconscience ?

Jacques Gamblin nous rappelle,
avec talent, verve et humour,
que nous sommes au pied du mur...
mais que tout est encore possible !
.
La Licorne
.


Vidéo trouvée chez Célestine

 
Extrait du discours: 

La mer monte, monte, monte...
(...)
Les preuves sont établies alors pourquoi tergiverser ?
Que tout le monde s'active alors...
Maintenant, maintenant...

Pas dans deux heures,
je pense que maintenant, maintenant,
le monde entier a les preuves en main
sur ce "climat ressenti" et réel,
qu'il a assez réfléchi, non ?,
assez analysé le globe et son échauffement,
assez mesuré la hauteur d'eau...



 
Je vous en prie, bougez-vous maintenant, les gars !
Et laissez un peu de place aux filles...
Nous, on est prêts, les hommes sont prêts.
Mettez de la terre et du ciel entre vos dents
mais ne parlez plus la bouche pleine
et transpirez de la décision.

Tombez les chemises et les cravates
pour courir après demain.
Arrêtez les ascenseurs et les tapis roulants de l'inertie,
actionnez les manivelles !

Allez, mesdames et messieurs,
faut aller dans le grand bain,
brasser du concret,
stopper la parlerie,
multiplier les muscles
et arrêter de ramper avec la langue,
elle a assez tourné.

Faut baver du palpable !!!
.
Jacques Gamblin
.




mardi 11 octobre 2016

L'amitié spirituelle





 
Toute amitié me paraît inattendue.
Elle est le fruit du hasard, du destin, de la grâce.
On la nourrit ou on la laisse dépérir.
Elle n’est pas volontaire.
Quelqu’un peut avoir des qualités humaines
et ne jamais rencontrer un ami.
Il s’agit d’un lien d’élection unique
entre deux personnes.
.
Jacqueline Kelen
.



mardi 27 septembre 2016

La vague et l'océan


Imaginez une vague dans un océan.
La vague se dit à elle-même :
« Je suis séparée de l’océan ».
Elle se croit et  s’expérimente comme existant séparément de l’océan.
Elle croit qu’elle est née en tant qu’entité séparée et qu’elle mourra un jour.

Elle a une histoire d’un passé et d’un futur,
elle peut parler de ses expériences passées, ses succès, ses échecs,
ce qu’elle a accompli, ses espoirs, ses regrets et ses peurs.
Et de milliers de façons différentes elle passe sa vie à chercher :
chercher l’amour, l’approbation, le succès ou l’illumination spirituelle,
et ce qu’elle recherche vraiment, bien sûr, c’est l’océan.

Pourtant la vague est déjà l’expression parfaite de l’océan
– elle l’était depuis le tout début.
L’océan s’exprime au travers de toutes ces vagues apparemment différentes.
L’Un s’exprime, au travers du « multiple », même si en réalité,
le « multiple » n’est pas séparé de l’Un.
.
Jeff Foster
.




La poursuite du bonheur est dérisoire.

"Avez-vous vu la mer ?"
Voilà le poisson en quête de la mer :
« Avez-vous vu la mer ? ».
Il est émouvant. Dérisoire et émouvant.
Il nage comme un fou, de plus en plus vite, de plus en plus loin.
« Avez-vous vu la mer ? ».
Il la cherche au milieu des récifs de corail,
dans les taillis d’algues violettes,
dans les gouffres bleus, dans les fonds glauques.
Il va là où personne encore n’est allé.

« Avez-vous vu la mer ? ».
 Jusqu’à l’instant où, à l’entrée d’une grotte,
une pieuvre bienveillante vient à son secours.
« Ne cherche plus ! Tu y es ! »
Jamais tu n’y as pas été, jamais tu n’en seras plus proche
que tu ne l’as toujours été !
Jamais plus proche qu’en chaque instant de ta vie passée et à venir…
Mais alors, comment as-tu (comment ai-je) pu fabriquer tant de malheur,
tant d’éloignement, d’égarement, de dérèglement,
d’errance, de criante solitude ?

Ne peut-elle rendre fou, cette révélation
que cela qui est là en permanence et en abondance autour de moi
est cela même qui me manquait si cruellement,
qui me paraissait si impossible à rejoindre ?

Et si la mer est vraiment ce qui est là partout,
ce dans quoi je nage depuis le début,
il n’y aura donc pas de rencontre, pas de face-à-face,
 pas d’enlacement, pas de corps-à-corps.
Nul ne sera en mesure de s’emparer d’elle,
d’en faire son glorieux butin.
Il n’y aura plus de héros, plus de Prométhée voleur de feu !
Elle est ! Voilà tout. Je ne l’aurai donc jamais.
Jamais elle ne m’appartiendra.

La vieille pieuvre ajoute : « Ne sois pas déçu, jeune poisson !
Elle t’enveloppe en cet instant.
Sans sa voluptueuse caresse le long de ton corps fusiforme,
de tes ouïes, de tes branchies, à chaque battement de tes nageoires,
à chaque palpitation de tes barbillons… »
A-t-il entendu ?

Voilà.
Chaque heure est la bon(ne) heur(e).
Même ta toute dernière.

Tant que tu attendras qu’il t’arrive bonheur
 et que ce bonheur se tienne devant toi
avec ses cadeaux et ses oripeaux,
tu n’entendras ni le vent dans les branches dehors,
ni en toi le souffle lent qui te visite, inspir… expir… :
son vrai langage et sa petite musique

Christiane Singer
« N’oublie pas les chevaux écumants du passé »
.


mercredi 21 septembre 2016

Advaïta


Advaïta signifie littéralement "non-deux"
et se traduit le plus souvent par "non-dualité"...




L'ego est ce que l'on peut appeler l'âme-personnalité
puisqu'il est le masque sous lequel notre âme se présente dans le monde.
C'est ce masque qui affiche notre caractère et nos capacités,
en un mot notre personnalité et notre potentiel.

C'est lui qui fait que nous sommes tous uniques
et que nous avons la possibilité de nous singulariser
en nous extrayant d'un groupe.
Il nous autorise l'expérience individuelle.
Il est l'explorateur de la Vie en nous.
.
S'attacher à faire mourir l'ego,
c'est  s'enliser encore un peu plus dans la dualité,
 c'est perpétuer notre incarcération au coeur même de l'incarnation.
C'est fixer la guerre en nous
en se retranchant derrière des prétextes lumineux.
.




Sans nécessairement le réaliser,
chacun de nous peut avoir accès à un sublime espace de joie et de paix.
.
C'est un espace de pureté absolue que rien ni personne ne peut souiller.
La réalité de cet espace se situe au-delà de notre âme.
Notre Âme est en effet la source de notre ego
et de ses personnalités successives.
.
L'espace dont il est question est celui de notre esprit.
Il s'agit d'un Principe androgyne qui ignore la dualité
car son essence est divine.
C'est lui qu'on appelle le Soi ou encore l'atma.
.
Notre esprit, notre Soi, notre atma
est par nature "impolluable".
.
Quiconque prend conscience qu'il est constamment invité
à s'approcher du Divin et à goûter sa présence
devrait tout mettre en oeuvre pour débroussailler le chemin
qui conduit à son propre Soi.
.
Celui qui accomplit le plus beau pélerinage vers la Source
est celui qui a la sagesse de plonger en silence en lui-même.

L'Esprit qui veille au fond de nous
se situe sur un autre plan
que celui des manifestations psychiques.



Celui qui parvient à toucher la présence de l'esprit en lui-même
-son atma immuable-
ne s'assimile plus à ce qu'il croyait être jusque là.
Il réalise que son ego n'existe pas en lui-même
mais n'est qu'un outil transitoire.
Il découvre enfin le sens de l'état d'Unité avec le Tout.
.
Se déconditionner de la perception pétrifiée et superficielle de la Vie
qui nous a été inculquée devient ainsi la priorité des priorités.
.
   Le meilleur de l'humain
n'est la propriété d'aucune foi.
Il témoigne de l'Espace infini du Divin.
.


Ô, Âme de mon âme,
Joyau de mon esprit,
je te sais là,
au Centre de mon centre,
Tu es mon continent de paix,
Tu es mon océan sans tempête,
Mon feu de compassion
Et mon souffle d'Être,
Dis-moi ta présence
Fais-moi t'éprouver et te connaître.
Appelle-moi à descendre en toi.
Ô Âme de mon âme
Joyau né du Tout,
Accueille-moi afin qu'en toi
je me reconnaisse.
.

Daniel Meurois
"Advaïta"
.


mardi 13 septembre 2016

Se libérer




Vous êtes libres lorsque vous vous débarrassez
de vos conditionnements et que vous regardez la vie
pour la première fois avec des yeux frais,
sans aucun nuage de conditionnement
entre vous et la réalité.
.
Osho
.



L’esprit doit, avant tout, se libérer du conditionnement

S’engager dans la liberté et découvrir ce qu’est l’amour -
seules comptent ces deux choses-là :
la LIBERTE et ce qu’on appelle « L'AMOUR ».

Sans liberté totale, l’amour ne peut exister,
et tout homme sérieux se consacre uniquement
à ces deux choses-là
et à rien d’autre.

La liberté sous-entend que l’esprit se libère totalement
de tout conditionnement, n’est-ce pas ?
En d’autres termes, pour se déconditionner
- ne plus être hindou, sikh, musulman, chrétien ou communiste -
l’esprit doit être complètement libre.

Car cette division entre les hommes, en tant qu’hindous, bouddhistes,
musulmans et chrétiens ou Américains,
communistes, socialistes, capitalistes, etc.
engendre le désastre, la confusion, le malheur et la guerre.

L’esprit doit donc, avant tout, se libérer du conditionnement.
Vous dites peut-être que c’est impossible.
 Si c’est impossible, il n’y a pas d’issue.


C’est comme un homme emprisonné, disant :
« Je ne peux pas sortir ».
Tout ce qu’il peut faire, c’est décorer sa prison, l’améliorer,
 la rendre plus confortable, plus commode,
en réduisant ses activités et en se réduisant lui-même
à l’espace limité des quatre murs qu’il a lui-même construits.

Tant de gens disent que c’est impossible
- l’ensemble du monde communiste affirme que c’est impossible,
et donc on conditionne l’esprit autrement,
d’abord par un lavage de cerveau,
puis par un nouveau conditionnement sur le mode communiste.

Les croyants ont fait exactement la même chose.
Depuis l’enfance, ils subissent un lavage de cerveau,
les conditionnant à croire qu’ils sont hindous,
sikhs, musulmans et catholiques.

Les religions parlent d’amour et de liberté,
mais en fait elles insistent sur le conditionnement de l’esprit.

Krishnamurti
« De la liberté »
.




dimanche 7 août 2016

Etre soi dans le monde




Comment continuer à être soi,
pleinement soi,
dans un milieu qui ne le valorise pas... ?
.
Isabelle Padovani
.

mardi 26 juillet 2016

Changer de croyances pour changer le monde




Business développeur à New York,
Marc de la Ménardière vit un rêve américain.
Mais lorsqu’après une chute, il se retrouve immobilisé deux mois et demi,
sa perception du monde et ses objectifs de vie se mettent à changer profondément.

Il se met à regarder des documentaires sur le brevetage du vivant,
le traitement des animaux destinés à la consommation, le commerce de l’eau…
Et prend conscience qu’il ne peut plus exercer son métier
consistant à positionner l’eau comme produit de luxe.

Il décide de tout quitter et de réaliser à son tour un documentaire
axé sur les solutions et les acteurs du changement de ce monde en crise.
Il se rend d’abord en Inde.

D’après ses différents interlocuteurs,
notre esprit cartésien séparant d’une part le corps et l’esprit,
et d’autre part l’Homme de la Nature,
serait à l’origine de nos problèmes de société.
« Le fait d’avoir voulu tout séparer, tout diviser 
nous a fait oublier l’unité du vivant, 
la partie sacrée, la partie invisible », 
explique-t-il.
Il part ensuite en Amérique Latine
où il échange avec des représentants
des communautés toltèques, aztèques et mayas.

Pour eux, le monde est une grande pensée à laquelle nous participons tous. 
Ainsi, il se rend compte qu’il est important et nécessaire d’observer nos pensées
car elles créent notre réalité et le monde dans lequel nous vivons.
« En apaisant notre mental, nous accédons à une autre dimension humaine
qui va nous faire évoluer, nous reconnecter avec la Nature, avec les individus », réalise-t-il.

« Tout est interdépendant, tout est interconnecté »,
lui apprennent par la suite astrophysiciens, chercheurs et neuroscientifiques.
En étudiant l’Histoire, Marc de la Ménardière s’aperçoit que
« lorsque notre observation du réel change,
notre représentation de nous-même change aussi et une nouvelle civilisation naît ».

Selon lui, le changement passera par nous tous. 
« C’est la somme des éveils individuels qui amènera cet éveil collectif.
Et de cet éveil, ce sera vraiment ceux qui passeront à l’action
qui inventeront le monde de demain », conclut celui qui,
en livrant son expérience et ses réflexions,
fait maintenant lui aussi partie des acteurs du changement.
.
INREES
.


vendredi 15 juillet 2016

Nos parts perdues




Regarder cet enfant douloureux que nous avons été, 
cet enfant trahi...ou ceci, cela...
nous avons tous des histoires très différentes.
Revenir sur les "lieux du crime" 
et prendre ces parts de notre être sur nous.

Dans les grands drames de l'existence, 
notre personnalité est éclatée, 
c'est-à-dire qu'il reste une part de notre être 
qui est restée là-bas, comme ça.

Et je rassemble les morceaux. 
C'est ça, vieillir dans l'entièreté.
Rassembler les morceaux épars de son être.
 Ce déchirement de l'être, le rassembler, l'intégrer. 
Et puis, Un, s'incliner, réuni.
(...)
C'est cette Unité retrouvée que je peux offrir à l'univers.
Tant ce que je suis dans le déchirement, 
je répands le déchirement.
Donc cette nécessité de ce travail intérieur 
sur nos souffrances, sur nos peurs, 
on n'y échappera pas.
Et on peut le faire aussi bien dans la relation amicale...

Trouver des témoins. 
Tant qu'on n'a pas de témoin, 
c'est comme si c'était un poison dans notre sang.
Ce n'est qu'avec le témoin que je peux faire sortir ...
et surtout pour des personnes qui croient 
qu'elles ne pourront jamais dire certaines choses, 
parce que ce serait trop terrible.
(...)
Quand on sort de la peur du jugement de l'autre, 
c'est là que commence la vraie Vie.
.
Christiane Singer
"Choisis la vie et tu vivras".
(à 1h03 de la vidéo ci-dessous)
.



Il a beaucoup fait pour le monde, celui qui le quitte
sans y laisser de trace de son ressentiment, de sa rancoeur,
de ses blessures, de sa souffrance...
.
Christiane Singer
.




jeudi 14 juillet 2016

Les blessures de l'enfance




Nos émotions sont toujours reliées au malheur du passé,
à un événement ou une personne de notre histoire.
Elles sont les émanations des peines qui vivent en nous,
la manifestation des douleurs profondes et souvent anciennes
qui fermentent dans notre donjon intérieur.

Celles auxquelles nous avons accès ne constituent
que la partie émergente d'un iceberg
profondément enfoui dans notre psyché,
affectant en sous-main notre humeur,
nos relations, notre capacité d'aimer,
notre façon de fonctionner et nos choix de vie.
.
Darpan
.