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samedi 6 mai 2017

Sortir du cadre




En psychologie, il existe des situations "impossibles", 
qu'on appelle situations de "double contrainte".

Rappelons que le propre des doubles contraintes 
est de placer celui qui les subit dans une situation perdant-perdant.
La personne est sommée de répondre à des injonctions, 
mais dans la réalité, quoiqu'elle fasse (qu'elle "obéisse" ou non),
 elle sera en tort.

Deux injonctions contradictoires
(perçues comme d’égale importance)
 s’affrontent dans l’esprit d’un sujet,
qui est acculé à une "situation sans solution".

C'est très déstabilisant
et cela peut même conduire à la folie
ou à la paralysie.

La seule façon d'en sortir, c'est d'être inventif
et de "sortir du cadre"...


Exemple de "sortie de cadre créative :

Reliez les 9 points de la figure ci-dessous, 
à l'aide de 4 droites de longueur égale, 
sans jamais lever le crayon.



Situation impossible ?
.
La solution : sortir du cadre,
trois fois



.
La Licorne
.




dimanche 30 avril 2017

Une autre façon de présenter les choses...




Et si l'on délaissait deux minutes les sempiternels pourcentages 
pour présenter les chiffres "bruts" :

Au premier tour du 23 avril 2017:

47,5  millions de français(es) ont été appelé(e)s aux urnes
37 millions ont voté

Ont voté Macron : 8,6 millions (*)
 Ont voté Le Pen : 7,6 millions

Se sont abstenus : 10,5 millions 
Ont voté blanc : 650 000

40 millions de personnes (sur 47,5 millions) n'ont pas voté pour M. Le Pen 
39 millions de personnes (sur 47,5  millions) n'ont pas voté pour E. Macron
11,2  millions de personnes n'ont pas voulu faire un choix 
(soit 2,6 millions de plus que le choix Macron)

Je ne commenterai pas...
vous êtes assez intelligents 
pour tirer vos conclusions vous-même...

Mais je poserai juste quelques questions :

Pourquoi ne s'émeut-on pas plus
du fait que le poids de l'abstention
dépasse largement le poids des voix du candidat en tête ?
Ainsi que du fait que celui des votes blancs est supérieur
à celui des cinq derniers candidats ?

Le système électoral en place est-il "équitable" ?
Protège-t-il les minorités ou les écrase-t-il ?
Et peut-on affirmer, sans rougir,
que le (ou la) président(e) élu(e) dimanche prochain
représentera tous les français  ?
.
La Licorne
.



(*) Chiffres exacts

47 581 118 inscrits sur les listes
10 577 572 abstentions
37 003 543 votants
659 302  bulletins blancs
285 431 bulletins nuls
36 058 813  suffrages exprimés

8 657 326 voix pour E. Macron
7 679 493 voix pour Marine Le Pen
7 213 797 voix pour F. Fillon
7 060 885 voix pour J-L Mélenchon
2 291 565 voix pour B. Hamon
1 695 186 voix pour N. Dupont-Aignan
435 364 voix pour J. Lassalle
394 582 voix  pour P. Poutou
332 588 voix  pour F.Asselineau
232 428 voix pour N. Arthaud
65 598 voix pour J. Cheminade
.


lundi 24 avril 2017

Drôle de carte



Je ne sais pas si je suis la seule...
mais, quand j'ai découvert cette carte
(résultats des élections du 23 avril 2017),
j'ai aperçu une drôle de tête...

Regardez bien :
deux grands yeux jaunes, 
un museau pointu, 
deux oreilles noires,
un long cou maigre...

Hum...
qu'est-ce que ça peut bien être ?
.
La Licorne
.


dimanche 19 mars 2017

Un rêve...



J'ai un rêve...

Quelques semaines avant les élections françaises,
je fais le rêve d'un autre président,
d'un président différent...

D'un président dont la langue ne serait plus de bois mais de chair,
D'un président qui ne ferait plus écrire ses discours par d'autres,
 mais qui dirait ce qu'il pense vraiment...
D'un président qui évoquerait les vrais problèmes...
D'un président qui renoncerait à flatter les intérêts des uns et les autres
et qui nous parlerait simplement, comme un père de famille parle à ses enfants
pour leur dire ce qui les attend...

D'un président qui remettrait du coeur et de l'humanité dans une politique
qui ne jure que par la croissance et le profit...
D'un président  qui vivrait comme vous et moi, 
sans paravent, sans immunité , sans dorures et sans privilège.
D'un président indépendant et courageux
qui se soucierait de l'avenir des gens et du pays
plus que de l'avenir des multinationales
ou de l'avenir de ceux
qui l'ont aidé à se hisser au pouvoir...
et qui, même, parfois, oserait se soucier de l'avenir du monde 
plus que de l'avenir de son pays...

D'un président (ou d'une présidente ;-),
qui aurait de l'expérience
et qui aurait acquis, au cours de sa vie, 
ce trésor qui ne s'achète pas :
le trésor de la sagesse.
Oui, d'un(e) président(e) "sage"
qui gouvernerait avec bon sens, générosité et sagesse...

Je vous entends déjà : "Tu rêves.."
Eh bien, oui, je rêve...
je l'ai dit depuis le début...
Je rêve...
Mais peut-être pas tant que ça, finalement !

Ecoutez donc celui-là...
C'était le président
d'un tout petit pays d'Amérique du Sud :
 l'Uruguay.
Il a gouverné de 2009 à 2015.
Il s'appelle José Mujica. 
Il existe vraiment.
Si vous ne le connaissez pas,
écoutez ce discours...
vous  pourriez être étonnés ! :-)

.
La Licorne
.


Discours atypique et courageux
(prononcé à la conférence de Rio en 2012)

P-S : Qu'on se comprenne bien...j'aime son discours...
j'aime ce qu'il dit de la vie...
et j'aime sa façon de vivre et de gouverner...
mais je ne défends pas
l'orientation politique de José Mujica...
pas plus que je n'en défends une autre, d'ailleurs... :-)

Je constate juste avec bonheur...
qu'une autre façon de faire est...possible !




dimanche 12 février 2017

Le Nouveau et la résistance au Nouveau




J'ai lu récemment (dans le Journal intégral d'Olivier Breteau)
 cette remarque que je trouve très juste :

porteurs d'une quadruple révolution silencieuse 
dans le domaine écologique, 
dans celui du rapport entre hommes et femmes, 
dans la quête d'une spiritualité non dogmatique 
et dans une ouverture multiculturelle (...)  
représentent le symétrique exact 
du quatuor mortifère symbolisé par Trump :
 irresponsabilité écologique, machisme,
 intégrisme culturel et religieux,
 racisme et défense délirante d'une suprématie des Blancs."

Il est vrai que la symétrie est flagrante.
On a là le Nouveau...et la résistance au Nouveau.

A bien y regarder, notre monde paraît aujourd'hui
partagé en deux camps antagonistes :
le camp de ceux (et celles) qui, suivant le "courant du temps",
s'engouffrent dans le "tourbillon du changement"
et celui de ceux qui, apeurés, y résistent de toutes leurs forces...
ne veulent pas lâcher la rive,
et s'arc-boutent sur les anciennes valeurs.

On traite les premiers d'utopistes...
et les seconds d'intégristes.
Pour chaque groupe, bien évidemment, 
le "diable" est de l'autre côté...

Les tensions entre les deux tendances sont parvenues à leur comble...
et beaucoup se demandent, avec un peu d'effroi, et pas mal d'appréhension,
de quel côté la balance finira par pencher...

La vérité est peut-être que, loin d'être une situation purement extérieure, 
le "combat" fait d'abord rage à l'intérieur de chacun de nous :
Reconnaissons honnêtement, qu'en ce moment, nous sommes tous, peu ou prou,
en proie à un conflit entre une envie irrépressible de "plonger dans l'avenir"
et la peur de lâcher nos habitudes et nos vieilles certitudes.
Tiraillés entre ces deux élans, déchirés par nos contradictions, 
nous faisons un pas en avant puis un en arrière...
dansant d'un pied sur l'autre 
sans parvenir à nous décider. 

La situation mondiale est le parfait "reflet"
de ce qui se passe dans nos consciences individuelles. 
C'est bien notre "balance intérieure" qu'il convient d'équilibrer...
et cela, en évitant deux extrêmes
qui seraient tous deux sources de danger...

Le premier danger est le "saut" inconséquent et prématuré dans le vide...
le rejet brusque et radical de tout le passé
(attitude qui ne peut que susciter une "réaction inverse" en retour)
et le second est le refus obstiné de s'ouvrir à de nouvelles vues
et à une transformation de fond qui s'annonce inévitable.

Tout va très vite, tout se précipite...
Or, il faut du temps pour "intégrer" le Nouveau.
Car, comme le dit Edgar Morin,
cela n'implique pas seulement de changer l'extérieur de nos vies,
cela implique avant tout de "se changer soi-même".
La tâche est immense.
On ne peut y arriver du jour au lendemain.
Et beaucoup ne sont pas prêts.

Notre époque est un "sas", un seuil, un passage...
elle nous invite à "lâcher" progressivement
mais résolument, nos "sécurités"
et à nous avancer tous ensemble
vers l'inconnu, vers une Renaissance...
d'une ampleur jamais vue.
Elle nous invite à abandonner nos visions périmées
et à nous ouvrir à une "nouvelle conscience".
Elle nous invite, en même temps, à quitter une civilisation
et à en créer une nouvelle.

Cela suppose, aussi bien individuellement que collectivement,
des avancées et des reculs,
des "allers-et- retours" entre progrès et régression...
Historiquement, cela se passe presque toujours ainsi.
Le progrès n'est pas "linéaire"...
Les "bonds en avant" sont très souvent accompagnés
de phases - temporaires - de retour en arrière. (*)
De fait, ces phases "d'opposition" sont presque une bonne nouvelle :
elles sont le signe que le mouvement est "en marche"...
le signe qu'il est devenu suffisamment "puissant" et suffisamment "visible"
pour qu'on y résiste ! (**)
Les crispations identitaires ne font que mettre en évidence
la force inexorable du courant contraire.

Il serait bien sûr naïf d'imaginer
que cette Mutation , cette "Renaissance"
 puisse se faire sans crise et sans douleurs...
car c'est là le propre de tout "accouchement"...
et celui d'une nouvelle civilisation ne fait pas exception.
Mais, comme dans toute naissance,
on supporte ces "contractions" avec d'autant plus de patience
qu'on en connaît la finalité.
Un nouveau monde nous attend, soyons-en certains...
Il viendra...
Naturellement ou "sous forceps",
en douceur ou dans le drame...
(c'est à nous d'en décider)
mais il viendra !

Beaucoup de choses dépendront de notre "participation"
(ou non) à cet avènement,
la situation n'est pas exempte de dangers vitaux,
mais j'ai envie de croire que le Nouveau l'emportera
(écologie, rapport apaisé hommes/femmes,
fin des dogmes et société multiculturelle)
et que dans vingt ans,
après le "grand changement",
après l'émergence globale d'une "nouvelle conscience"
nous pourrons nous pencher sur les années en cours
en les regardant comme les dernières "résistances",
les derniers "soubresauts"...
avant la délivrance !

La Licorne
.

(*) Ainsi, pour l'abolition de l'esclavage,
 il a fallu s'y prendre à plusieurs fois.
(Napoléon l'avait rétabli en 1802)

Et il en est de même pour l'abolition de la monarchie,
et l'établissement d'un autre régime
qui, malgré tous les espoirs de la Révolution,
ne s'est pas imposé sans moults "retours en arrière".
.

(**)  "Toute vérité franchit trois étapes.
D'abord, elle est ridiculisée.
Ensuite, elle subit une forte opposition.
Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence."
(Arthur Schopenhauer)

La première étape est franchie,
nous en sommes à la deuxième...
juste avant l'évidence... ;-)
.


vendredi 23 septembre 2016

Le Soi qui écrit l'histoire de notre vie ...



Pour comprendre ces notions difficiles
une autre métaphore éclairante est celle de l'écriture.

Dans l'acte d'écrire, on peut distinguer : 
le papier et l'encre
(le corps physique, le monde matériel, le visible)
la plume ou le stylo
(l'ego, la personnalité, le psychisme)
et celui qui écrit
(le Soi, la partie spirituelle, immortelle et invisible)...


On voit que la place de l'ego 
est "entre" le Soi et ce qui s'écrit :
c'est l'intermédiaire, l'outil...
Notre personnalité n'est donc  pas une illusion
ou  un obstacle, un ennemi à vaincre,
comme certains aiment à le croire...
mais elle est l'outil par lequel notre vie s'écrit...
tandis que le Soi  est la Source de l'écriture.

Bien sûr, le plus important c'est le Soi :
c'est lui qui "sait" ce qu'il veut inscrire sur le papier, 
c'est lui qui connaît le texte à écrire, 
qui détient la Connaissance et l'Intention.

Mais le stylo a son importance aussi :
il doit être en bon état 
et répondre aux sollicitations du scripteur, 
sinon celui-ci ne peut pas arriver au bout de sa tâche.
Rien de plus pénible qu'un stylo qui ne marche pas, 
dont l'encre ne coule pas ou coule trop vite,
qui fait des taches, des ratures...etc.

Or, c'est ce qui nous arrive à tous.
Nous sommes des stylos peu fiables.
Il faut bien reconnaître que, 
la plupart du temps,
à cause de nos blessures d'enfance
à cause de nos blessures de vie,
 nous sommes en piteux état : 
 souvent secs,  parfois abîmés
ou même complètement cassés.

La première tâche est donc, très logiquement,
de faire ce qu'il faut pour retrouver 
un fonctionnement correct,
une encre qui s'écoule de façon fluide et régulière,  
pour que nous soyons "en bon état" psychologique, 
pour que notre personnalité redevienne capable d'exprimer
ce qu'on lui demandera d'exprimer. 
C'est la tâche de la psychologie 
et de toutes les thérapies.

Mais une fois cela plus ou moins réalisé, 
-je dis plus ou moins parce que ce n'est jamais fini-
il y a une deuxième tâche à accomplir :
c'est de se rendre disponible pour le scripteur.

Un stylo ou une plume
en parfait état,  posés sur une table,
 ne servent absolument à rien.
Il reste à avoir l'humilité de comprendre
que le développement personnel
- le travail sur la personnalité - 
n'est qu'un travail préparatoire.
L'outil ne connaît pas le but,
il ne sait rien de ce qu'il a à faire.
Il reste à accepter d'être guidé
par plus grand que lui, par la main du Soi.

D'elle-même, la plume ne dépassera pas 
le stade du "gribouillis" informe... 
Elle s'agitera dans tous les sens,
au gré du vent de ses désirs,
en croyant "agir", bien sûr...
elle laissera des traces
mais son "action" n'aura pas de signification.
Le sens, la signification sont  dans l'esprit du scripteur,
c'est-à-dire en dehors de la personnalité,
en dehors de l'outil visible, en-dehors du psychisme, 
dans une autre dimension qui est celle de l'Esprit.

La deuxième tâche consistera donc à reconnaître
 et à contacter le pôle "spirituel" de notre être, le Soi,
 et à se rendre disponible à lui
pour qu'il puisse écrire l'histoire telle qu'il a en tête.
Pour ce faire, il est indispensable d'arrêter notre agitation gratuite,
nos gribouillages continuels...nos "écritures automatiques"
afin de retrouver un espace de calme...
C'est le rôle de la méditation, 
 ou de la contemplation.

Et puis il est important de se montrer attentif 
pour recevoir les sollicitations du Soi :
celles-ci peuvent venir 
par les occasions de toutes sortes 
que la vie nous offre chaque jour, 
par les hasards, les signes, les synchronicités, 
ou par les intuitions, les inspirations, 
les visions, les rêves nocturnes...
toutes ces petites choses légères et subtiles,
qui sont là en permanence,
mais qui passent si souvent inaperçues.
C'est là un travail d'écoute spirituelle.

Ensuite, il faudra aussi se montrer réactif et souple,
abandonner les crispations, les peurs, les résistances,
pour exprimer au mieux ce que la "main du Soi",
"la main cachée" nous transmet ...
Pour que cela devienne encre visible
sur le papier du monde.

Ce travail-là, qui est le plus difficile, 
ne se traduit pas forcément
par une réalisation concrète et matérielle,
mais consiste à mettre en cohérence
nos intuitions, nos ressentis, nos valeurs,
et notre comportement quotidien.

Et si nous y parvenons
-au moins un peu,
car c'est une oeuvre de très longue haleine-
alors les trois mondes (le monde extérieur,
le monde intérieur, et le monde spirituel)
et les trois parties de nous-même 
( le Corps, l'Âme et l'Esprit )
s'aligneront dans l'Unité
et nous aurons accompli
ce pour quoi nous sommes nés...

Nous aurons pu écrire, avec notre couleur propre,
et avec la personnalité unique qui est la nôtre
(avec les arabesques particulières
qui n'appartiennent qu'à nous)
l'histoire qui se cache en nos tréfonds,
l'Histoire que notre Soi,
dès notre naissance, avait envie d'écrire
afin d'ajouter une page unique et précieuse
au Grand Livre de la Vie.
.

La Licorne
.




Un autre symbole parlant :
celui de la lampe à huile ou de la bougie


Constitution de l'homme :




dimanche 18 septembre 2016

Le théâtre de la vie


"Je" est un autre.
Arthur Rimbaud
.


Une des métaphores les plus parlantes et les plus riches qui existent, 
pour bien comprendre notre identité d'être humain,
est celle du THEATRE.

La Vie est comme une pièce de théâtre.

A la naissance, nous quittons les coulisses 
et montons sur la scène du monde.
A notre mort, le rideau tombe
et nous quittons la scène.

Entre-temps, nous jouons une pièce.
Nous avons un rôle à jouer dans l'histoire, 
(dans l'Histoire).

Nous jouons à être ceci ou cela...
homme ou femme,
européen ou asiatique
chrétien ou musulman,
patron ou employé,
célèbre ou anonyme...etc.

Le personnage que nous incarnons alors
est notre Personnalité.
C'est elle qui permet de nous différencier
et qui permet aux autres de nous reconnaître
en tant qu'être humain  unique,
jouant un rôle unique.

Cette personnalité est importante, 
elle est essentielle,
personne ne peut s'en passer 
ou faire comme si elle était négligeable.
Elle est notre compagne quotidienne.

Mais le danger est de s'y identifier.
De s'identifier si fort à ce personnage
et à ce rôle temporaire
qu'on en oublie qu'ils ne sont pas nous.

Que nous existons aussi en-dehors de cette scène.
Que nous avons une identité plus profonde :
celle de l'Acteur.

Et que c'est celle-ci
que nous retrouverons tôt ou tard.
Après la pièce.

Bien sûr, le fait de jouer la pièce n'est pas inutile.
Grâce à cette expérience, 
l'Acteur apprend de nouvelles choses.
Sur la vie, sur lui-même.

Il "sort" de cette expérience de "jeu"
différent de ce qu'il était en y entrant.
Enrichi.
Et prêt pour jouer un autre rôle,
une autre pièce.

Il s'agit donc de jouer son rôle
et de bien le jouer.
De s'y investir...
Puisque nous sommes là pour cela.
Et que si nous ne nous y investissons pas, 
nous n'évoluerons pas.

Donc jouons le Jeu, 
jouons le "JE"...
Du mieux que nous le pouvons.
Mais tout en gardant à l'esprit
que, tout au fond,
 nous ne sommes pas ce "JE", cet ego, ce personnage.
Nous sommes l'Acteur qui joue le personnage.


Nous ne sommes pas le masque,
nous sommes l'Être qui porte, temporairement, 
pour quelques dizaines d'années,
le masque.

Notre Être véritable se situe ailleurs,
derrière, dans les coulisses,
hors du temps et de l'espace 
de notre vie humaine.

Nous ne disparaissons pas
quand les projecteurs s'éteignent
et que nous quittons notre costume de scène. 

Nous sommes beaucoup plus vastes que cela.
Plus vastes que notre personnage incarné.
Nous sommes Esprit.
Nous sommes le Maître du JE.

Certains appellent cet Être spirituel,
plus vaste et plus profond, le SOI...
D'autres lui donnent des noms différents...
(Le Centre, la Conscience supérieure,
le Moi authentique, l'Être éternel,
le Guide ou le Maître intérieur, le Pôle de lumière...)
le nom choisi n'a d'ailleurs  aucune importance, 
à partir du moment où il désigne notre ESSENCE.


La Licorne
.


vendredi 9 septembre 2016

Effacement progressif





Pour toutes les traditions et les religions antiques,
l'être humain était composé de TROIS parties :
.
Le CORPS étant sa forme matérielle
et visible...

L'ÂME correspondant 
à ce qu'on appelle aujourd'hui
la "psyché",
(le siège des émotions et des pensées)...

L'ESPRIT
(ou "noùs" ou "pneuma", le souffle)
désignant, quant à lui, la partie divine de l'homme,
relevant de l'absolu, sa partie immortelle.
.
Mais le Concile de 869
et plus tard, les théories de Descartes
ont fait voler en éclat cette conception :
on déclara que l'homme était composé
d'un corps et d'une âme, un point c'est tout.
On passa alors d'une conception ternaire
à une conception binaire.

Peu à peu, le sens du mot "esprit" dévia
et perdit toute signification "spirituelle".
Il fut confondu avec l'âme - ou avec l'intellect -
et son sens se rabaissa progressivement
jusqu'à devenir synonyme de drôlerie :
("faire de l''esprit", être "spirituel").
.
Et aujourd'hui, on dirait bien, 
si on est un peu attentif,
qu'après avoir "effacé" l'esprit,
notre société s'apprête à nous "raboter l'âme" !

Sous nos yeux, nous voyons peu à peu
apparaître une conception de l'être humain
qui le réduit à son corps, à son apparence,
à ses biens et à ses performances.
..
Un homme "formaté" par l'éducation et les médias,
dont les pensées et les émotions
sont de plus en plus conditionnées,
de moins en moins "personnelles".
.
Nous fabriquons un monde uniformisé
et un homme "sans âme et sans esprit"....

Qu'est-ce que vous dites ?
Primaire ?
 Une conception "primaire" ?

.
.



mercredi 10 août 2016

Winds




J'ai vu l'enfant courir...j'ai vu l"enfant jouer...
Et j'ai compris d'un coup ce qu'il fallait comprendre...
Et j'ai vu, ô merveille, tout ce qu'il fallait voir...
Et le peu qu'il fallait pour faire fleurir l'avenir :

Respirer en silence dans le souffle du vent
Regarder sans frémir tomber les murs anciens
Accueillir joyeusement toutes les miettes du temps
Ne plus lâcher, enfin, les fils de son destin...
.
La Licorne 
.



dimanche 31 juillet 2016

Vacances

photo personnelle

Je pars en vacances
pendant quelques jours ! 

(Les articles suivants sont programmés, 
je ne pourrai donc pas  répondre
de suite aux commentaires...)
.
A bientôt !
Et bonnes vacances à vous aussi...

.
La Licorne
.


vendredi 22 juillet 2016

Nice, the world ?




Nice, the world ?
Pas vraiment.

Le monde est immonde.
C'est un fait. Il suffit d'ouvrir le journal.

Alors, quoi ?
Se dire que, malgré tout, il faut bien vivre...
et que ça sera toujours ainsi ?
Que le mal vaincra toujours le bien ?
Non. 
Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, 
il n'y a pas d'opposition entre l'Immonde et le Bon.
Il y a corrélation. Une corrélation directe.

L'immonde, au fond, est "à la mesure" de l'Amour.
A la mesure de l'Amour ...
blessé.

Il est le signe qu'il existe, là, dessous, 
une quantité d'amour et de vie phénoménale...
équivalente à l'ampleur de l'horreur manifestée.

Dans VIOLENCE, il y a VI(E).
La vi(e)-o-lence, 
c'est d'abord de la Vie, de la Vie qui s'exprime mal, 
de la Vie qui s'exprime par le mal.
De la VIE qui LANCE un appel désespéré.

Dans TERREUR, il y a ERREUR.
Et il y a TERRE ...ou TAIRE .

L'Erreur fatale, c'est le TAIRE.
C'est le Silence, le Non-Dit, 
qui recouvre ce qui "brûle" et "déchire" à l'intérieur, 
le TAIRE qui détruit parce qu'il n'y a ... 
ou qu'il n'y a eu personne
pour accueillir la douleur, la déception profonde, 
la peur, la blessure ou le traumatisme.

L'Erreur , c'est de ne plus être capable d'entrevoir
 l'Amour et l'Innocence enfouis sous des tonnes de gravats, 
sous des tonnes de terre et de taire.
C'est d'avoir un "poids lourd" sur le coeur.

De ne plus être capable de sentir la chaleur du lien avec les autres,
C'est d'avoir un blindage, une carapace...une armure.
C'est de trimballer avec soi un énorme "espace frigorifique" 
qui coupe du monde et de soi-même.

L'Erreur, c'est d'avoir tellement "écrasé" de choses à l'intérieur de soi
qu'il devient possible "d'écraser" à l'extérieur, 
dans un mouvement radical de rage et de désespoir.

Et pourtant...
Pourtant, ce qui est sûr, c'est que, pour devenir violent,
il faut avoir, au départ, un très fort "potentiel de vie"...
Celui qui est capable d'exprimer une énorme violence est capable AUSSI, 
au départ, d'un immense amour...
Parce que c'est le même "contenant", la même "capacité d'énergie", 
le même "potentiel".
Le tragique est que ce potentiel, 
parce qu'il a rencontré certaines circonstances,
a "mal tourné". 
Il s'est orienté du mauvais côté.
Il a basculé, pour reprendre une expression célèbre,
du "côté obscur de la Force"... ;-)


Aucun bébé ne naît terroriste. 
Tous les bébés naissent 
avec une grande "ouverture à la Vie"
et une confiance aveugle.

Et il faut qu'ils rencontrent beaucoup d'indifférence,
d'incompréhension ou de cynisme...
qu'ils "baignent"  dans beaucoup de fausseté et de mensonge,
pour que cette ouverture se referme et que cette confiance 
devienne violence, aveugle, elle aussi.

La solution à tout ce malheur n'est ni la surveillance, ni l'arrestation
de tous ceux qu'on suspecte capables d'actes malveillants :
Ce sont des mesures nécessaires, 
mais qui ne fonctionnent qu'à court terme.
Et puis, on ne pourra jamais surveiller chaque lieu, chaque personne...
c'est là une tâche impossible, une affaire perdue d'avance...
Au final, on risque fort d'en arriver à supprimer toute liberté individuelle.

La solution, c'est une prise de conscience collective de l'ambiance de "terreur", 
de peur et de non-sens, dans laquelle nous vivons, 
dans laquelle on nous incite à vivre
(en nous abreuvant de mauvaises nouvelles, par exemple)
et qui crée, automatiquement,
des individus qui vont l'exprimer plus fort que les autres. 

Celui qui vit dans la peur crée la peur. 
Celui qui a perdu la confiance et la chaleur du coeur 
ne se soucie plus de son prochain.
Celui qui n'a pas reçu d'empathie
n'est pas capable d'en éprouver.

Toute trace de bonheur est insupportable
pour celui qui est trop malheureux :
il a envie de tuer ce qu'il n'aura jamais...
et puisque rien n'a de sens ni de valeur, 
qu'est-ce qui pourrait bien arrêter son geste ?

Il n'a jamais su ce qu'il voulait vraiment,
ni ce qu'il avait de précieux en lui. 
Il n'a jamais pu contacter la force de Vie et d'Amour
qui aurait pu diriger son existence et lui donner un axe.
On lui a toujours dit ce qu'il devait faire, 
On a toujours décidé à sa place.
Il ne sait pas quelle est SA vérité.

Alors pourquoi ne suivrait-il pas l'idéologie de la Mort ?
A ses yeux, elle en vaut une autre
et elle lui donne une occasion de soulager,
dans un feu d'artifice final, 
les tensions insupportables qui s'agitent en lui...
Puisque la vie ici est si décevante, 
la mort ne peut être que plus douce...
Voilà le genre de raisonnement qui conduit à l'absurde.

Alors que faire ?

Dans un premier temps, rien.
Parce que, si l'on veut "faire", sans réfléchir, 
on va aller vers les méthodes anciennes, 
celles qui ne marchent pas et n'ont jamais marché.

La violence n'arrête pas la violence, elle l'entretient.
La surveillance conduit à la perte (définitive ?) des libertés.
Si l'on fait comme on l'a toujours fait, on va vers l' "en-faire" !




Alors, s'arrêter. S'asseoir. 
Un peu.
Pas trop longtemps, certes, car il y a urgence.
Mais juste le temps de voir...
De contempler l'étendue du désastre.

Au-dehors.
En-dedans.

Le temps de contempler, aussi,
 l'étendue de ce qui "émerge"
de bon et de beau.
L'étendue des "petites étoiles"...
L'étendue des "astres" dans le ciel des bonnes volontés 
et de l'imagination créatrice.

Et puis, quand on aura pris la "mesure" de l'ombre et de la lumière, 
prendre la responsabilité, chacun, chacune, de rallumer,
de protéger et de prendre soin de sa "petite bougie" personnelle,
celle qui brille au coeur de chacun, 
celle qui vacille doucement, 
fragile et minuscule, 
mais qui est dotée d'un grand pouvoir :
le pouvoir de contagion.

Chaque flamme peut en allumer un nombre infini...d'autres  !
Il n'y a pas de limite au feu de l'amour...
Il suffit de commencer...
Et ça commence aujourd'hui...


Alors, maintenant, main-tenant...
c'est le bon moment !

Parce que trop, c'est trop...
et que nous en avons ASSEZ
de la façon dont va le monde...

Parce que nous sommes de plus en plus conscients, 
parce que nous sommes de plus en plus nombreux
à comprendre ce qui se joue...

Parce que nous avons enfin compris
que nous sommes tous "citoyens" d'une seule planète
et qu'il n'y a de frontières que dans nos têtes...

Parce qu'il devient évident, de jour en jour,
que la paix ne viendra pas de nos dirigeants
et qu'elle ne tombera pas magiquement d'en-haut...

Parce que nous sommes tous, 
membres d'une même humanité, 
confrontés au même défi...

Parce que nous avons des enfants
et que nous voulons les voir grandir 
dans un monde vivable, dans un monde libre...

Parce que rien n'est sûr, 
mais que tout est possible, 
y compris le meilleur...

Osons...
Créons...
Un autre monde.

Et si, maintenant, aujourd'hui
nous rallumions nos lumières intérieures,
et nous mettions nos dons en commun
pour un changement profond ?

Et si c'était la Bonne Heure...?
Si au-delà de la terreur, 
il y avait la Terre-Heure  ? :-)
.
La Licorne
.



Traduction (personnelle)
.




L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité,
seule la lumière peut le faire ;
la haine ne peut pas chasser la haine,
seul l'amour a ce pouvoir ...
.
Martin Luther King
.



samedi 11 juin 2016

La radio et l'oiseau

   

 
Et voilà, ça recommence...
c'est toujours pareil......
ça ne se passera jamais autrement...
ça changera quand les poules auront des dents
quand les moules auront des gants...(*)
 
Et bla bla bla...et bla bla bla...
La voix dans ma tête
déroule sa sempiternelle rengaine...
ressassant le passé
et tout ce qui est "sûr et certain"...
le connu, l'archi-connu...
Elle parle, elle parle...
Elle n'arrête pas de parler...
  
Assez !
ai-je crié , tout à coup.
J'ai tourné le bouton...
Radio-mental s'est tue.
Finie la voix têtue.
Une grande bouffée de silence
m'est montée au visage.
Ah...ça fait du bien...
Le calme.
La légèreté.
Le murmure des choses.
 
J'ai ouvert la fenêtre.
Un oiseau chantait.
Je l'ai écouté.
Longtemps.
Son chant m'a inspirée.
Il était plein de gaieté,
 de beauté, d'espoir...
Le chant de l'âme.
Tout est redevenu simple, évident.
Possible.
 
J'étais là depuis toujours, a siffloté l'oiseau
mais j'attendais que tu ouvres...:-)
.
La Licorne
.






(*) Jolie expression
empruntée à...mon âmie
.