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samedi 5 mai 2018

Contre qui ? Contre quoi ?

 
 


 
Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes,
Je suis pour les forêts profondes...
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !...
.


mardi 10 avril 2018

La mer et l'infini





Et l'avenir, enfant bénie?
" La mer sous un soleil sans voiles,
La mer puissante, éblouissante
Qui, là-bas, rejoint l'infini."
.
"Poèmes"
.



 

vendredi 6 avril 2018

Salut l'artiste !


 
 
 
   

Il aimait la musique, les chansons,
l'improvisation, la folie de l'instant...
Il aimait la Vie...
et c'est pour ça qu'on l'aimait !
 
Tu vas nous manquer...
 


 



 

 

mardi 27 mars 2018

Demain sera parfait

 
 
 



Mieux vaut allumer une petite lumière
que de maudire l'obscurité.
.
Confucius
.

L’avenir n’est pas un endroit où nous allons,
 mais un endroit que nous créons.
Les chemins n’ont pas à être découverts,
 mais bien créés.
.
John H. Schaar
.


Tu es toujours libre de changer d’idée
et de choisir un avenir différent.
.
Richard Bach
.
 






 

dimanche 20 novembre 2016

Leonard Cohen : un chanteur "spirituel" ?




 
La quête de Leonard Cohen était d’atteindre les profondeurs du cœur. 
Pour cela, il n’eut d’autres choix que d’explorer avec une lucidité implacable 
la part d’ombre et de lumière qui constitue chacun de nous, 
à commencer par lui-même. 
 
Profondément tourmenté depuis l’enfance autant qu’il aspirait à la lumière, 
Leonard Cohen a su déployer comme peu d’artistes
 une œuvre qui oscille de la grâce à la chute, de la haine à l’amour, 
sondant chaque émotion comme une vérité sans fard. 
 
 « Tout est dit dans mes chansons », affirmait l’écrivain romancier et poète, 
devenu chanteur parce qu’il voulait donner une voix à ses textes. 
Au fil de ses mots et de ses mélodies, 
des anges peuvent côtoyer les lames de rasoir, 
des berceuses renfermer une violence impitoyable, 
sa voix grave s’envelopper de chœurs féminins, 
la pureté blanche d’une avalanche engloutir une âme lourde… 
 
Si son but est d’approcher la grâce, 
il ne peut l’atteindre sans traverser les abîmes.
 C’est que pour lui, « nos cœurs brûlent dans nos poitrines 
comme de la viande de kebab sur sa broche ». 
Pour tenter de comprendre et traverser ce feu, 
toute l’œuvre de Leonard Cohen est composée 
comme un gigantesque art d’aimer. 
Pour les femmes, la poésie, Dieu, ou toute chose vivante. 
 
Amours issus d’un même élan se confondant sans cesse. 
À l’écoute des textes ciselés sur parfois des années, 
accompagnés d’arpèges de guitare comme de musique électronique, 
Leonard Cohen a su transcender une à une ses peurs 
pour entrer dans une sagesse rayonnante. 
 
À la fin de sa vie, il n’avait pas fait disparaître le côté sombre de l’existence, 
mais, devenu léger, il avait su frotter le noir 
jusqu’à ce qu’il prenne les propriétés de la lumière.
 


Extraits d'une interview d' Alexandra Pleshoyano 
(en intégralité ICI) :


 3 - Comment expliquez vous que ses chansons et son aura touchent tous les âges et toutes les religions ?
Alexandra Pleshoyano : Probablement parce que Leonard est vrai et qu’il chante à partir de son cœur. Il souhaitait lorsqu’il était jeune toucher les gens comme un magicien, les transformer, les blesser, laisser sa marque sur eux et les rendre beaux . 

Son public varie des adolescents aux octogénaires. Il a un impact profond et de longue durée sur les gens. Avec Leonard c’est du cœur à cœur. Il s’adresse directement à toi. Il représente la voix/voie de l’intimité. En parlant de son livre le plus intime et personnel publié, Book of Mercy, Leonard dit : « si la chose devient suffisamment intime et suffisamment personnelle et suffisamment vraie, alors ça va s’adresser à tout le monde… C’est la condition pour l’universalité, cette intimité absolue » .

Tel que l’exprime le Talmud: Dieu cherche le cœur de la personne. Leonard chante avec son cœur. Selon le fondateur du mouvement hassidique, Israel Baal Shem Tov , lorsqu’une personne chante, elle confesse toute sa vie. « Et lorsque qu’une personne se confesse, ajoute-t-il, vous êtes obligés de l’écouter » .
 Leonard écrit : « Après les prières du Shabbat, le papillon du Baal Shem m’a suivi jusqu’en bas de la colline […]. »

Malgré la diversité du genre humain, il existe un rapport intrinsèque entre les rites religieux et la musique. Celle-ci unit les gens malgré leurs différences et touche directement le cœur de la personne. Par son mouvement dynamique et créatif, la musique fait naître de nouvelles formes de communautés. 

Il y a un son et un ton sacrés dans la voix de Leonard. La religion – qu’on y croit ou non – fait partie de la civilisation et de la culture humaine. Elle se manifeste non seulement à travers les rites sacrés propres à chaque confession, mais à travers la création artistique. Depuis le début de la création, l’art est la réponse humaine à la Présence du sacré qui peut être conçue de différentes manières. 

Je crois personnellement que la musique sacrée est une clé importante pour le dialogue interreligieux et interspirituel. Tel que l’écrit Rudolf Otto, la musique représente ce grand combat pour atteindre le tout Autre que rien ne peut exprimer. 

La musique est le langage universel des émotions humaines, l’expression de l’inexprimable . Selon le Baal Shem Tov, la joie et l’extase rapprochent de la Présence de Dieu (Shehkinah) et la musique est le medium par lequel on éveille cette joie et cette extase . 

Lorsque Leonard chante, il chante pour l’Autre et se donne corps et âme à ceux qui l’écoutent. Lorsque vous parlez ou chantez à partir de votre cœur, vous touchez tous les cœurs qui ont des « oreilles pour entendre ». Leonard révèle tout ce qu’il est à travers ses écrits : son amour, sa haine, ses angoisses, sa colère, son amertume et son espérance. On sait presque tout de lui si on prend le temps de méditer ses paroles.




À la fin de son premier roman publié, Leonard retranscrit quelques pages de son journal intime, dont cette prière adressée au Tout Autre : « Ramène-moi à la maison. Bâtis à nouveau ma maison. Fais de moi un hôte en Toi. Prends ma douleur. Je ne peux plus l’utiliser. Elle ne fait rien de beau. […] Sainte vie. Fais que je puisse la mener. Je ne veux pas haïr. Laisse-moi m’épanouir. Que le rêve de Toi s’épanouisse en moi. »

La vie de Leonard est comme un fil ininterrompu se promenant entre la lumière et les ténèbres, entre les anges et les démons, entre l’espérance et le désespoir. Dans une même phrase, Leonard peut passer du profane au sacré, de la chair à l’esprit, de l’humain au divin. 

Sa vie est tissée de contradictions, d’oppositions et de paradoxes, mais il a le courage et l’honnêteté de se présenter tout entier. C’est certainement un des côtés les plus appréciés chez lui. 
Leonard amalgame fréquemment spiritualité et sensualité exprimant ainsi son désir pour la femme et son désir pour Dieu. Tel qu’il l’écrit : « Gémis pour moi, comme je gémis pour toi mon amour, comme je gémis pour Dieu » 
.
 
7 - Dans ses chansons, on trouve énormément de symboles universels, même chrétiens comme "The Lord", "The Church", "Hallelujah" ... 
Est-ce voulu pour toucher le plus grand nombre ?

Alexandra Pleshoyano : Leonard témoigne de son héritage juif à travers tous ses écrits en y ajoutant des éléments du christianisme et du bouddhisme Zen. Il n’y voit rien d’incompatible, parce qu’il ne s’attarde pas aux dogmes. The Lord (le Seigneur) et Hallelujah sont des termes juifs qui ont été récupérés par les chrétiens. 

Mais on retrouve en effet chez Leonard – dans sa poésie, ses romans et ses chansons – tout un amalgame de son héritage juif, du christianisme – rappelons que Montréal durant l’enfance et la jeunesse de Cohen était dominé par le Catholicisme et que même sa nurse Mary était une irlandaise catholique qui l’emmenait parfois à l’église avec elle – et du bouddhisme Zen qu’il a fréquenté pendant plus de trente ans. Mais en dernière instance il insiste sur son identité juive.

8 - On sait très peu de choses sur les 9 mois qu'il a passé en Inde en 2001 avec un Maître ... Pouvez-vous nous en dire plus ?
Alexandra Pleshoyano : Je sais que Leonard a passé plusieurs mois à Bombay auprès de Ramesh S. Balsekar et qu’il aurait été particulièrement touché par un de ses livres intitulé The Ultimate Understanding, mais je n’en sais pas plus.
9 - Quelle est selon vous la chanson la plus spirituelle de Leonard Cohen ?
Alexandra Pleshoyano : Dans une interview, Leonard a confié au journaliste que chaque poète possède un poème et que chaque romancier possède une histoire, et que tout le monde possède une chanson et que toutes ses chansons sont en fait une seule chanson. 

Tous ses livres, a-t-il ajouté, représentent un seul poème. La chanson la plus spirituelle de Leonard est donc celle qu’il porte au plus profond de son être et qui est la Source même où il puise toutes celles qu’il nous offre si généreusement depuis plus de quarante ans.





lundi 14 novembre 2016

Hallelujah


En trois versions... :-)
Choisissez celle que vous préférez...






samedi 12 novembre 2016

Fêlure


.

There is a crack
A crack in everything
That's how the light gets in...

Il y a une fêlure
Une fêlure en tout ce qui est
C'est comme ça que la lumière entre...
.
Léonard Cohen
.


samedi 1 octobre 2016

Le son du silence


Parmi les expériences les plus belles que j’ai vécues,
de nombreuses ont un point commun : le silence.
Un silence intérieur paisible et vibrant.

Le silence qui jaillit quand s’arrête le processus de la pensée
 pour faire place au moment présent.
Un silence spontané.
Le plus extraordinaire dans cette révélation
est la découverte que le silence est plein, vivant,
et exprime la totalité, comme ne peuvent le faire les mots,
les sons, la musique.
.
Lao Tseu




Méditer, ce n’est pas ce qu’on pense. 
Méditer, ce n’est pas non plus « ne pas penser ». 

Méditer, c’est entreprendre un virage, un entraînement ; 
je répète, la méditation est un entraînement d’un genre différent : 
c’est entraîner ce mental récalcitrant et rebelle. 
C’est cultiver une habitude nouvelle pour la plupart d’entre nous. 
Alors qu’on a l’habitude de courir, d’entreprendre, de fixer des objectifs, 
l’approche méditative nous propose tout le contraire : 
nous donner un temps d’arrêt, de présence à ce qui est. 

Complètement, consciemment, intentionnellement. 
Donc, il nous faut nous asseoir. Nous immobiliser, pour un temps. 
Ressentir, cesser de se battre, commencer à faire la paix en nous 
et laisser tomber, pour le temps de notre méditation, tout objectif.

Être ici. Maintenant. 
Tout simplement présent à son expérience du moment : 
ouvert, disponible, accueillant, vaste...

Méditer, donc, c’est s’arrêter, faire silence, 
lâcher prise, laisser tomber son agenda, ses obsessions, 
ses rôles, ses grands et petits projets, 
cesser de (se) juger et de préjuger.

Méditer, c’est surtout entraîner le mental 
à s’installer dans le présent tel qu’il est, d’instant en instant, 
avec sa mouvance, avec ce qui se présente à nous, 
sans choisir ceci, sans exclure cela et surtout, 
sans étiqueter (comme bon ou mauvais…) 
ni réagir à ce qui se produit. 

Cela tranche sur notre manière habituelle 
d’entreprendre une action...

Robert Béliveau
.




Lorsque vous êtes envahi par les problèmes,
il ne reste aucune place pour la nouveauté ou les solutions.
Alors, chaque fois que vous le pouvez, faites un peu de place à tout cela
et vous trouverez votre vie qui se cache derrière vos conditions de vie.

Utilisez pleinement vos sens.
Soyez véritablement là où vous êtes.
Regardez autour de vous.
Simplement, sans interpréter.
Voyez la lumière, les formes, les couleurs, les textures.
Soyez conscient de la présence silencieuse de chaque objet,
de l'espace qui permet à chaque chose d'être.
Écoutez les bruits sans les juger.
Entendez le silence qui les anime.

Touchez quelque chose, n'importe quoi,
et sentez et reconnaissez son essence.
Observez le rythme de votre respiration.
Sentez l'air qui entre et qui sort de vos poumons,
sentez l'énergie de vie qui circule dans votre corps.
Laissez chaque chose être, au-dedans comme au-dehors.
Reconnaissez en chaque chose son « être-là ».
Plongez totalement dans le présent.
De la sorte, vous laissez derrière vous le monde assourdissant
de l'abstraction mentale, du temps.

Vous sortez de la folie de ce mental
qui vous dépouille de votre énergie vitale
et qui empoisonne et détruit la Terre.
Vous sortez du rêve qu'est le temps
pour arriver dans le présent.
.
Eckhart Tolle
"Le pouvoir du moment présent"
.

Les deux derniers textes ont été empruntés 
au blog d'Acouphène :
"Phytospiritualité"
.


mercredi 10 août 2016

Winds




J'ai vu l'enfant courir...j'ai vu l"enfant jouer...
Et j'ai compris d'un coup ce qu'il fallait comprendre...
Et j'ai vu, ô merveille, tout ce qu'il fallait voir...
Et le peu qu'il fallait pour faire fleurir l'avenir :

Respirer en silence dans le souffle du vent
Regarder sans frémir tomber les murs anciens
Accueillir joyeusement toutes les miettes du temps
Ne plus lâcher, enfin, les fils de son destin...
.
La Licorne 
.



jeudi 28 juillet 2016

L'aliénation moderne




Moi je trouve qu’il n’y a rien de plus horrible
que de naître pour travailler jusqu’à la fin de ses jours.
.

Est-on libéré ?
De la maternelle à l'université on est enfermé,
ensuite il y a les casernes,
puis tout le monde travaille dans des boîtes,
des grandes boîtes, des petites boîtes,
et pour s'amuser on va en boîte, on y va dans sa caisse,
et tout ça en attendant la dernière boîte que je vous laisse deviner....
Quel plan de vie ! Je me dis : mais c'est une énorme imposture !




C’est sous l’inspiration d’une rationalité sans âme
que s’est construit le monde actuel.
Il est comme dépoétisé,
propice à l’ennui et au désabusement.
.
En examinant objectivement la condition imposée aux humains
sous le prétexte d'un progrès proclamé haut et fort comme libérateur,
 je ne pouvais malgré moi m'empêcher de ressentir
le caractère carcéral du système —
une variante de culture hors sol appliquée à l'humain.
.
...elle a réduit, sous prétexte de l'améliorer,
la condition de tous à une forme moderne d'esclavage...
(...)
.
Pierre Rabhi
"Vers la sobriété heureuse"
.


On ne comprend rien à la civilisation moderne 
si on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle 
contre toute espèce de vie intérieure. 
.
Georges Bernanos
.





dimanche 24 juillet 2016

Savoir aimer


...Le premier tir d`artillerie ne crépite pas aux frontières d`un pays,
mais dans une conscience d`homme.
Et chaque paix, sur terre,
commence par se poser dans une main ouverte.




Ce qui est bouleversant, c'est que quand tout est détruit,
il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.
Je vous le jure. Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'Amour.
Il n'y a plus que l'Amour.

Tous les barrages craquent.
C'est la noyade, l'immersion.
L'amour n'est pas un sentiment.
C'est la substance même de la création...

Je croyais jusqu'alors que l'amour était reliance,
qu'il nous reliait les uns aux autres.
Mais cela va beaucoup plus loin !
Nous n'avons pas même à être reliés :
nous sommes à l'intérieur les uns des autres.
C'est cela le plus grand vertige...
de l'autre côté du pire t'attend l'Amour.
Il n'y a en vérité rien à craindre.
Oui, c'est la bonne nouvelle que je vous apporte.
.
Christiane Singer
"Derniers fragments d'un long voyage"
.




lundi 18 juillet 2016

Pourquoi ? Pourquoi ?

 




Chant de Mike Ofer 
dédié aux victimes des guerres
et des attentats dans le monde
ainsi qu'à leurs familles,
quels que soient leurs pays,
leurs origines et leurs religions

.