vendredi 31 août 2018

Actualité : démission de Nicolas Hulot






Un geste fort qui voudrait "ouvrir les consciences"...
et pointer l'urgence absolue de la situation écologique mondiale...
Atteindra-t-il son but ?

jeudi 30 août 2018

Le pouvoir de l'infiniment petit

 
 
 
L'infiniment petit peut avoir des effets incroyables
sur l'entière réalité....
Il en est de même dans d'autres descriptions
du réel biologique -l'acupuncture par exemple.
Quand vous imaginez que la pointe d'une aiguille
placée au juste endroit peut guérir
un organe ou le corps tout entier,
quel paradigme pour l'imaginaire !
.
Plus besoin d'un mouvement de masse,
ni de toute une majorité !
Un seul destin peut créer
un champ de conscience
auquel participent des époques entières.
.
Christiane Singer
"Du bon usage des crises"
.


 


 

samedi 25 août 2018

Une seule personne

 
Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ?",
demanda la mésange à la colombe. 
"Rien d'autre que rien", fut la réponse.

Et la mésange raconta alors à la colombe : 
"J'étais sur une branche d'un sapin
quand il se mit à neiger.
Pas une tempête, non, juste comme un rêve,
doucement, sans violence.

Comme je n'avais rien de mieux à faire,
je commençai à compter les flocons
qui tombaient sur la branche où je me tenais.
Il en tomba 3.751.952.
Lorsque le 3.751.953ème
tomba sur la branche
- rien d'autre que rien comme tu l'as dit -
celle-ci cassa.

Sur ce, la mésange s'envola.
La colombe, une autorité en matière de paix
depuis l'époque d'un certain Noé,
réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne
pour que tout bascule
et que le monde vive en paix !"
.


 


jeudi 23 août 2018

Points de bascule (ou "tipping points")

De terribles ouragans ravagent les îles et les côtes des Caraïbes, des hectares de forêt partent en fumée, chaque nouvelle année est la plus chaude jamais enregistrée... Pourtant, ces événements dus au changement climatique n'ont pas encore débouché sur des modifications radicales de la marche du monde. Où se situera le point de basculement des catastrophes et des prises de conscience ?





Vous avez entre les mains une branche de bois sec et vous souhaitez la briser en deux morceaux. Vous la posez sur votre cuisse et vous exercez une légère pression des deux côtés. Rien ne se passe. Vous appuyez plus fort, toujours rien, elle résiste décidément. Vous donnez alors tout ce dont vos muscles sont capables et là, soudainement, voici la branche brisée d’un craquement sec. Vous avez passé le point de bascule.
Avant : malgré l’augmentation progressive de l’intensité de votre effort, la branche restait exactement la même, aucun changement n’était visible. Après : elle est irrémédiablement cassée, aucun retour en arrière n’est possible. Le changement n’est pas linéaire, il n’est pas proportionnel à notre débauche d’énergie, il suit son propre timing, nous surprend, d’un coup d’un seul parfois.
On appelle ce phénomène le « point de bascule » ou encore « seuil critique ». On peut l’observer dans des domaines bien différents.

Avant les seuils critiques, on sait, mais on n'y croit pas.





Il en va ainsi du changement climatique à l’échelle mondiale. Les experts n’ont cessé de rappeler qu’il fallait éviter de dépasser le seuil de 2°C de réchauffement, au-delà duquel des boucles de conséquences risqueraient de placer les événements climatiques hors de toute mesure et de tout contrôle. Le problème, c’est que tant que ce seuil n’est pas atteint, la majorité des citoyens et des décideurs continuent de considérer le réchauffement climatique comme une menace théorique. Il est frappant de constater que les États les plus demandeurs d’un accord contraignant lors de la COP 21 à Paris étaient les États insulaires déjà directement atteints par les modifications du climat.
Ce qui touche directement les gens modifie leur perception du monde, contrairement aux menaces qui sont encore perçues comme abstraites. La solidarité et les convictions sont toujours plus fortes, hélas, quand les temps sont durs.
Ce phénomène amène certains intellectuels à proposer d’autres stratégies de pensée et d’action face aux menaces écologiques. Ainsi, le philosophe Jean-Pierre Dupuy propose un « catastrophisme éclairé » (1) : il faut considérer les catastrophes à venir comme inéluctables, précisément pour pouvoir les éviter. Car « même lorsqu’ils sont informés, les peuples ne croient pas ce qu’ils savent ».

Il ne s’agit donc pas de brandir des menaces et d’annoncer des catastrophes comme un prophète de malheur, mais de leur donner le statut de faits avérés. Cette étrange ruse métaphysique a, au minimum, le mérite de proposer une autre voie que l’optimisme niais qui prévaut encore aujourd’hui chez beaucoup d’acteurs politiques et économiques.

L’écrivain américain Jonathan Franzen, lui, a même osé s’insurger contre « l’obsession climatique » (2). Non parce qu’il dénie la réalité du changement climatique, mais parce qu’il estime plus efficace de lutter « au présent », dans la pluralité des contextes, des sensibilités et des paysages affectés partout dans le monde.
Résumons. Les changements d’attitude tardent à venir car certains seuils critiques globaux ne sont pas encore atteints. Cette impasse semble insurmontable, mais la notion de tipping point recèle d’autres implications plus enthousiasmantes. Pour cela, il faut revenir à l’origine sociologique du concept.

Les sociétés peuvent aussi basculer... vers un mieux !

Malcolm Gladwell a écrit un best-seller sur le sujet, intitulé en français Le Point de bascule, comment faire une grande différence avec de très petites choses (3). Il y décrit, en accumulant les exemples historiques et les explications détaillées, comment de très nombreux processus sociaux (modes, changement d’attitudes, taux de criminalité, révolutions même) émergent sous la forme d’un effet boule-de-neige ou d’une épidémie.
« La notion de point de bascule, écrit-il, repose sur cette possible soudaineté du changement, sans doute l’idée la plus difficile à accepter. L’expression « point de bascule » fut d’abord utilisée dans les années 1970 pour décrire la ruée des Blancs vers les banlieues, dans le nord-est des États-Unis. Lorsque le nombre d’Afro-Américains d’un quartier atteignait un certain point – disons 20% –, la plupart des Blancs quittaient le quartier immédiatement. La communauté, observèrent les sociologues, basculait. Le point de bascule est un seuil, un point d’ébullition, le moment où une masse critique est atteinte. »

Cette observation, appliquée au sujet qui nous occupe, est plutôt réjouissante. En effet, cela pourrait signifier que le basculement vers des politiques et des pratiques beaucoup plus écologiques n’exige pas que toute la population soit au préalable convaincue de sa nécessité, mais seulement 10 à 15%, proportion qui correspond à un tipping point vers la généralisation d'un nouveau paradigme. Peut-être sommes-nous beaucoup plus proches de ce moment que nous ne le pensons. Une conscience en train de changer est en somme aussi invisible à l’œil nu qu’un dixième de degré d’augmentation de la température moyenne mondiale. Mais ce n’est pas moins réel, et cela mène aussi à un basculement. Reste à espérer que les basculements sociaux et politiques auront lieu avant les seuils critiques d’effondrement des écosystèmes et des systèmes socio-économiques.

 Dans un cas comme dans l’autre, la notion de tipping point est précieuse pour comprendre le fait que les changements visibles tardent à apparaître.




Écosystèmes et tipping points positifs

Par ailleurs, si des seuils critiques négatifs sont atteints dans beaucoup d’écosystèmes, le phénomène peut exister également dans l’autre sens. Des écosystèmes naturels et les communautés qui les entourent peuvent se régénérer en mettant en place des dynamiques qui profitent de tipping points positifs.
« Chaque jour, on nous submerge d’informations sur la dévastation de l’environnement. On lit que les systèmes naturels, des forêts tropicales aux courants océaniques, approchent du « point de bascule » vers des changements irréversibles. Mais partout dans le monde, des points de bascule environnementaux positifs, qui penchent du côté de la durabilité, font tranquillement leur apparition. Dans des endroits où les régulations par le haut et les techniques de réparation coûteuses ne fonctionnent pas, ces points de bascule offrent une troisième voie pour restaurer les communautés naturelles et humaines. Au lieu d’essayer de réparer les dégâts faits à la nature, ou de changer la nature humaine, ils utilisent le pouvoir inné qu’ont les deux à se soigner eux-mêmes – et l’un et l’autre. » (4)

Les auteurs de ces lignes consacrent un article déjà ancien à deux exemples marquants de rétablissement de points de bascule environnementaux positifs. Le premier concerne la résurrection de la petite île d’Apo, au large des Philippines. Cette île, dont le mode de vie fut décimé par la surpêche moderne, put se réhabiliter à partir de l’instauration d’une interdiction de pêche sur 10% de la surface des eaux environnantes, zone qui fut le point de départ d’une reconstitution des populations de poissons à partir de laquelle un nouveau mode de pêcherie fut adopté par les communautés locales. Le second exemple fait honneur à la réhabilitation des traditionnels johads (des digues de terre) dans le Rajasthan au nord-ouest de l’Inde. Cette région où l’eau est très rare avait connu une spectaculaire érosion des sols, source de destruction des modes de vie et de subsistance. Remettre en fonctionnement les johads, qui avaient été obstrués par le déversement des couches arables du sol, a permis de reconstituer des réserves locales d’eau, accumulées pendant les moussons.


C'est pour bientôt, poursuivons nos engagements

Ces deux cas exemplaires ne sont pas isolés. On peut observer de tels processus partout dans le monde, quand des communautés s’organisent à partir des réalités des lieux et de techniques simples à partager. Ce « point de bascule positif » est d’ailleurs merveilleusement illustré par la célèbre nouvelle de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres (5). C'est le récit d'un homme solitaire qui, sur un aride plateau provençal abandonné, se met à planter des arbres, toute sa vie, si bien qu'il finit par créer une gigantesque forêt qui charrie avec elle l'eau, la vie, la joie.
Il s’agit ici d’une fiction, mais dont les mécanismes sont tout à fait réels et trouvent des échos pratiques dans divers projets de reforestation de déserts en divers lieux de la planète. Le fait remarquable, dans ces boucles de rétroactions positives, c’est que les aspects naturels (liés aux écosystèmes) se prolongent spontanément en bienfaits sociaux et culturels, et vice-versa. Retrouver un accès à l’eau permet de remettre sur pied des coopératives agricoles locales, de faire revivre les communautés, de rouvrir des écoles, et ainsi de suite.




L'homme qui plantait des arbres, récit de Jean Giono,
court-métrage d'animation de Frédéric Back, lu par Philippe Noiret.

Que faut-il en tirer comme enseignements ? Probablement que pour s’investir en faveur de l’environnement, de la biodiversité et des écosystèmes, de l’agriculture biologique et locale, il est indispensable de partir du terrain, de la base et de dynamiques situées dans l'espace et dans le temps. Allons même plus loin : le meilleur moyen de toucher un public de plus en plus large est de commencer de façon localisée, en « intensif ». « Qui trop embrasse mal étreint » énonce la sagesse populaire. Inutile donc de viser des objectifs impossibles, trop globaux, théoriques, abstraits. Les États s'en chargent lors d'événements comme la COP21. Quant à nous, citoyens, associations, mouvements, agissons collectivement là où nous sommes, ici et maintenant. Surtout, ne nous décourageons pas si rien, en apparence, ne semble se transformer.

Pourquoi les gens ne changent-ils pas ? nous demandons-nous en fil rouge de cette série d'articles. Peut-être parce que les tipping points (négatifs et positifs) ne sont pas encore atteints. Mais nous y sommes presque.
C'est pour bientôt et, selon le type de points de bascule en question, pour le pire… et, ou, pour le meilleur.

.
 
 
 
 

vendredi 17 août 2018

Changement de paradigme : 8 signes

En parcourant l'histoire, il est très clair que le monde a subi de nombreux et énormes changements sociétaux, qui ont déraciné ses bases et qui a fait germer de nouvelles semences.

Un changement de paradigme est un changement fondamental dans l'approche des hypothèses. Par exemple, lorsque Pythagore a proposé que la Terre est ronde au lieu d'être plate, la science et la compréhension du monde ont été complètement changées. De même, lorsque la révolution industrielle a eu lieu, il y a eu un changement complet dans le secteur de la production, dans le mode de vie des gens et dans l'économie.




Un changement de paradigme peut littéralement secouer une société jusqu’en son centre, en la plaçant sur un tout nouveau chemin. Bien qu'il puisse paraître le contraire dans les nouvelles traditionnelles, contrôlées par les entreprises, il semble que le monde entier vit  les tout premiers stades d'un changement de paradigme. Ces changements ont lieu dans de nombreux domaines et redéfinit la façon dont fonctionne la vie.

Voici 8 signes indiquant que le monde subit un changement de paradigme :
  1. La puissance de l'internet et l'âge de l'information
L’internet est sans doute la plus grande invention dans l'histoire de l'homme. Jamais, dans l’histoire connue, l'homme n'a eu accès à un aussi large éventail d'informations diverses, provenant du monde entier et cela, au bout de ses doigts. Beaucoup oublient que l'internet n'a été vraiment commercialisé en Occident qu’au début des années 1990 et que sa propagation à travers le monde n'a même pas encore atteint son apogée. L'internet a donné, sans aucun doute, le coup d’envoi à l'âge de l'information et les gens deviennent plus éveillés à ce qui se passe vraiment dans le monde.
Une multitude d'informations est maintenant accessible, si l'on sait où regarder. Les gens peuvent maintenant apprendre de nouvelles compétences ou entendre des versions différentes de la vérité, en quelques minutes. L’internet ne se contente pas de donner un accès ouvert à l'information, mais la communication entre les personnes est presque instantanée dans le monde entier. Il est primordial que ce réseau demeure un système décentralisé ouvert, dans lequel chacun peut librement agir, si ce changement de paradigme doit se poursuivre. Il alimente presque tous les autres changements.

 
  1. L'accroissement des médias indépendants en ligne

Grâce à l’internet, la montée du journalisme indépendant a pris son essor. Les médias alternatifs sont devenus un choix de plus en plus populaire parmi ceux qui souhaitent rester vraiment informés, en particulier les jeunes générations. Les gens écoutent de moins en moins les nouvelles télévisées et ont plutôt recours aux sources en ligne. Même si les sources de nouvelles traditionnelles sont encore la source numéro un des événements mondiaux actuels pour la majorité des gens, le vent est en train de tourner, parce que la population commence à réaliser que les médias, parrainés par les entreprises, sont essentiellement de la propagande et des demi-vérités.
(...)

  1. Un réaménagement monétaire mondial
Bien que cela ne sera jamais diffusé par les  médias traditionnels, la menace réelle d'un effondrement du dollar américain, comme monnaie de réserve mondiale, est très réelle. La notion que des économies contrôlées par les banques centrales (qui peuvent fournir du crédit et des taux d'intérêt de 0%, par l'impression presque illimitée d'argent appuyé par … rien) est une illusion qui commence à se dégrader. Ce n'est pas seulement le dollar américain qui est menacé, mais bien d'autres monnaies centrales telles que l'euro et le yen. Les valeurs résiduelles sont soufflées par ce crédit bon marché, de même que la dette massive, qui sera presque impossible à rembourser avec les économies actuelles qui n’avantagent que l’élite.


Beaucoup de pays se réveillent au fait que, comme toutes les autres bulles, ces bulles éclateront et ces pays commencent à se détacher du dollar. Parmi les exemples, citons la création d'une nouvelle banque centrale dans l'économie émergente du groupe BRICS, les innombrables pays qui ont signé des accords commerciaux, pour contourner le dollar américain (y compris les accords pétroliers) et la vente constantes de titres de Trésorerie par le gouvernement chinois, qui est très souvent le dernier recours pour la dette américaine. Non seulement il y a eu un changement dans l'ordre hiérarchique des monnaies papier, mais aussi du côté des crypto-monnaies décentralisées, comme Bitcoin, qui menacent le système même de l'argent fiduciaire et le contrôle centralisé de l'élite, via le système des banques centrales.

  1. L'essor de l'économie de personne-à-personne
C’est un modèle décentralisé, par lequel deux individus interagissent pour acheter ou vendre des biens et des services directement entre eux, sans l’intervention d'un tiers, ni  l'utilisation d'une entreprise. Des exemples de cela : Air BnB, Uber, Craigslist, Sidecar, et Dogvacay, entre autres. C’est souvent appelé économie de partage et il n'existe pas de contrôle centralisé du pouvoir, permettant ainsi aux gens de profiter directement de leurs biens / services, plutôt que de payer des intermédiaires inutiles.
Il s'agit d'une tendance qui ne manquera pas de croître, car la technologie permet aux gens de le faire plus facilement et de contrôler leurs moyens de production et leurs produits finis. Ce genre d’économie est également possible, grâce à l'abondance des biens déjà existants,  ce qui permet aux marchandises d’être partagées et  d’être recyclées, plutôt que d’être jetées et produites à nouveau.
Cette façon de faire est en croissance et de nombreux jeunes ne sont plus intéressés par le travail conventionnel, (cinq jours par semaine – 8 heures par jour), pour se tourner plutôt vers des carrières indépendantes. Le modèle économique traditionnel (de « haut en bas ») a maintenant trouvé un système légitime dans lequel une approche décentralisée de « bas en haut » redonne le pouvoir aux gens.




  1. Le changement vers l'énergie renouvelable
Il n’y a aucun doute que les énergies renouvelables sont la voie de l'avenir. En fait, le changement semble se produire plus vite que les gens ne le réalisent. Selon le Global Energy Inititive (l'Initiative Mondiale pour l'Énergie) : «De nombreux scénarios prévoyaient des niveaux d'énergie renouvelable pour 2020, mais ces niveaux ont déjà été dépassés en 2010». L'AIE affirme que «En 2012, le monde comptait sur les sources d'énergie renouvelables pour environ 13,2%, et en 2013, les énergies renouvelables représentaient près de 22% de la production mondiale d'électricité ».

Avec des capacités technologiques accrues et une préoccupation croissante à l'égard de l'état de l'environnement, le monde commence, non seulement à se concentrer sur les énergies renouvelables, mais l’ancien pouvoir sur les approvisionnements énergétiques et les réseaux est décentralisé. Par exemple, les panneaux solaires maison ou le nouveau Powerwall Tesla, permettraient aux gens d'accéder à leur propre énergie directement du soleil, sans passer par des intermédiaires. Un autre exemple est la ville de Burlington, au Vermont, qui est la première ville aux États-Unis à utiliser 100% d'énergie renouvelable. Des pays entiers comme le Paraguay, l'Islande et la Norvège utilisent de l’énergie à 100% renouvelable. L'énergie localisée bon marché est à l'horizon avec la possibilité très réelle que nous vivions dans un monde où l’énergie est gratuite, ce que Nikola Tesla avait comme but.


  1. Un retour aux aliments biologiques

La réémergence des aliments biologiques n'est pas seulement à la hausse, mais l'utilisation des marchés d’agriculteurs et des aliments cultivés localement, sont également en hausse. Selon le projet Non GMO : «Dans plus de 60 pays du monde, y compris l'Australie, le Japon et tous les pays de l'Union Européenne, il existe des restrictions importantes ou des interdictions de production et de vente d'OGM». Cette croissance est tellement forte que, selon l'Organic Trade Association, «les pénuries d'approvisionnement (en matières organiques) sont l'un des plus grands défis auxquels l'industrie est confrontée aujourd'hui. Malgré la croissance continue de la production, les manutentionnaires ne sont pas en mesure de répondre à la demande ».
Grâce, en grande partie, à l'internet et à la recherche (non payée par les entreprises), les gens commencent à comprendre l'importance de savoir exactement ce que contiennent les aliments qu'ils consomment et comment cela est directement relié à la santé. Tout cela a imposé une pression croissante sur les entreprises alimentaires pour s'adapter. Les signes sont déjà évidents comme le démontre la chaîne de restaurants Chipotle qui voit ses profits augmenter, tout en offrant des produits non-OGM, tandis que les géants des ventes comme McDonalds voient leurs profits continuer de diminuer, parce que les gens sont inquiets pour leur santé. Beaucoup de personnes commencent à se soucier vraiment de ce qui entre dans leur corps et la croissance de la production des aliments non-organiques localisés est un résultat direct de ce changement de conscience envers la santé.


  1.  La compréhension d'un monde d'abondance
Comme le disait Gandhi: «Le monde peut rassasier les besoins de tout homme, mais pas la cupidité de tout homme.» Les gens se réveillent finalement au fait que l’abondance est présente,  mais n’est pas visible avec les systèmes actuels. Non pas qu’il y ait abondance pour que chacun puisse vivre aux taux de consommation occidentaux actuels, mais cela sera possible grâce à l'adoption d'énergies renouvelables, de nouvelles formes de gouvernement et d'économie décentralisées et l'augmentation de l'utilisation des capacités technologiques. Par exemple, le monde produit suffisamment de nourriture pour 10 milliards de personnes, mais beaucoup d'entre eux meurent de faim, à cause des systèmes de distribution. Un autre exemple est l'eau potable. Il y a plus que suffisamment d'eau sur la planète, mais ce sont les systèmes économiques qui entravent la technologie de distribution.
La notion de rareté a longtemps hanté les systèmes de gouvernement et d'économie, mais maintenant un nouveau paradigme d'abondance commence à prendre racine dans l'esprit des gens. Le projet Vénus est un excellent exemple d'économie alternative basée sur les ressources, tenant compte de la durabilité et de l'approvisionnement en ressources. Un monde d'abondance, avec zéro émission polluante, n'est plus seulement un rêve, mais pourrait très bien devenir une réalité, si les gens pensent en termes d'abondance.



  1. Le changement mondial de conscience
Pour terminer, un changement de conscience est en cours et les gens commencent à se considérer, non plus comme des individus vivant dans une bulle isolée, mais plutôt comme une pièce connectée dans la conscience collective de la planète Terre. L'internet, ainsi que la capacité accrue de voyager, ont permis aux gens, de partout dans le monde, de se connecter. Beaucoup de parties de la société mondiale sont devenues interconnectées et les gens commencent à prendre conscience, non seulement de leur propre pays, mais des autres pays.
Beaucoup commencent à se rendre compte que, si un groupe de personnes souffre, tout le monde souffre. Cette interconnexion a donné lieu à des pratiques telles que la méditation, le yoga (...)
Les gens commencent à se connecter émotionnellement à la vie, partout dans le monde, et pas seulement à leurs environs immédiats. Cette nouvelle réalité montre aux gens que, dans la vie, il n’y a pas que l'argent, il y a aussi la connexion à tous les êtres vivants qui est aussi, sinon plus précieuse.

  

Comme on peut le voir, le monde est au début d'un changement de conscience. Ces changements conduisent à un mouvement de décentralisation croissant, dans lequel le contrôle du pouvoir n’est plus entre les mains d’une minorité, mais bien entre celles de la majorité.
De toute évidence, il y a une force énorme qui lutte contre ce changement de paradigme. Cette force se bat pour la centralisation du pouvoir, dans presque toutes les facettes de la vie. Nous ne pouvons pas douter de la présence de cette résistance lorsqu’on observe la croissance de la  richesse et du pouvoir...
(...)


Les actions entreprises par ces organisations d'élite sont de plus en plus radicales et désespérées. Ceci étant dit, le changement de paradigme global a un avantage qui, je crois, sera ce qui changera la donne et c'est la volonté du peuple. Ce n'est pas seulement le peuple d'un seul pays, mais c’est international, ce sont les mouvements mondiaux unis comme Occupy Wall Street, le printemps arabe et March Against Monsanto, qui se produisent simultanément partout dans le monde, autour de causes centrales.
Alors réveillez-vous et participez, car nous sommes dans les premiers stades d'un changement de paradigme révolutionnaire dans la conscience des masses, qui peut vraiment changer la société pour le mieux.
Enfin, pour illustrer de façon légère
la notion de changement de paradigme,
voici une  petite vidéo amusante...et marquante :





jeudi 16 août 2018

Le futur de l'humanité


 


En moins d'une minute, Pierre Rabhi nous rappelle
très clairement l'alternative
dans laquelle l'humanité est placée...
aujourd'hui

.
 

dimanche 12 août 2018

Cri d'alarme de 15000 scientifiques




Dans un texte signé il y a 25 ans par 1.700 chercheurs,
les auteurs exhortaient à réagir face à la destruction de l'environnement,
 craignant que « l'humanité ne pousse les écosystèmes
au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie ».

Mais la situation s'est encore plus aggravée et devant l'ampleur du phénomène,
 plus de 15.000 scientifiques ont signé un cri d'alarme sans précédent.
Si nous ne réagissons pas, nous allons droit dans le mur, expliquent-ils.
Le temps presse.

 

En 1992, 1.700 scientifiques, dont près d'une centaine de prix Nobel,
 lançaient à l'occasion du Sommet de la Terre à Rio, premier du genre,
 le « World Scientist's Warning to Humanity ».
 Cet avertissement à l'humanité décrivait la destruction de l'environnement,
peu conscientisée à l'époque, et soulignait combien notre espèce est
 « sur une trajectoire de collision avec le monde naturel », si elle ne réagit pas.
 
Vingt-cinq ans plus tard, les scientifiques constatent que la situation ne s'est pas améliorée.
 Au contraire, elle a empiré dans tous les domaines en crise, avec une exception,
l'affaiblissement de la couche d'ozone, réduit grâce à une forte mobilisation internationale.
 Alors 15.364 scientifiques du monde entier (184 pays) ont signé un nouveau cri d'alarme,
 d'une ampleur sans précédent.
 
Le texte a été publié le 13 novembre 2017
dans la revue scientifique BioScience et dans Le Monde
(« Il sera bientôt trop tard » titrait en Une lundi le quotidien),
alors que se déroule jusqu'au 17 novembre,
la COP23, sur le climat, à Bonn.
 
(...)

 



Le péril climatique

 
Le climat, justement. 
« Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle
d'un changement climatique potentiellement catastrophique » écrivent les auteurs
dans le « cri d'alarme » de 2017. Le taux de CO2 dans l'atmosphère terrestre,
nous l'avons vu récemment, n'a jamais été aussi élevé depuis au moins 800.000 ans.
 Il est désormais au-dessus de 400 ppm contre 280 ppm avant l'ère industrielle.
 
Pour les chercheurs, nos seules chances de salut passent par un sursaut collectif et aussi individuel : 
« grâce à un raz-de-marée d'initiatives organisées à la base,
il est possible de vaincre n'importe quelle opposition, aussi acharnée soit-elle,
et d'obliger les dirigeants politiques à agir », écrivent-ils.
 
Et cela passe aussi par nos comportements individuels 
« en limitant notre propre reproduction [...] et en diminuant drastiquement notre consommation
par tête de combustibles fossiles, de viande et d'autres ressources »
.
« Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l'échec
car le temps presse, conclut l'appel de 2017. 
Nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes
que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre,
avec toute la vie qu'elle recèle, est notre seul foyer. »


 
 
Et cela ne devrait pas s'améliorer car les émissions de ce gaz à effet de serre lequel, rappelons-le, peut séjourner 100 ans dans l'atmosphère, sont reparties à la hausse après trois années de stabilité
 selon le nouveau rapport annuel du Global Carbon Project.
 
 Elles devraient être de +2 % en 2017 et atteindre un record de 36,8 milliards de tonnes. 
« Le monde n'a donc pas atteint son pic d'émissions, affirment les auteurs de l'étude
qui vient de paraître dans Nature Climate Change, Environmental Research Letters et Earth System Science DataCela montre qu'il faut agir plus fortement.
Il faut oublier toute autosatisfaction. »



 

« La nature, c’est nous »

Pour Corinne Le Quéré, de l'université britannique d'East Anglia, selon des propos rapportés par l'AFP : « c'est une grande déception. Avec 41 millards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 [si l'on ajoute la déforestation, NDLR], on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2 °C, et a fortiori 1,5 °C ».
 
D'ailleurs, l'objectif très enthousiaste de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C lors des accords de Paris en 2015 semble de plus en plus hors d'atteinte. Cet été, des chercheurs annonçaient même qu'il n'y aurait que 5 % de chances de le limiter à 2 °C.
 
Le changement climatique provoqué par une hausse des émissions de gaz à effet de serre n'est qu'un des périls qui assombrit l'avenir de l'humanité et bien sûr avec elle, de la vie sur Terre. Affectés désormais par les perturbations créées par le réchauffement global dont nous sommes responsables, les écosystèmes sont aussi violemment impactés par leur destruction frontale par l'Homme depuis plusieurs siècles : déforestation, braconnage, exploitation minière, artificialisation des sols, agriculture intensive et usages massifs de pesticides...


 
 
Sans oublier les océans et la vie marine. Tous les voyants passent au rouge. 
« Nous avons déclenché un phénomène d'extinction de masse,
le sixième en 540 millions d'années environ,
au terme duquel de nombreuses formes de vie pourraient disparaître totalement »,
déplorent les 15.000 signataires

Un grand nombre de vertébrés et invertébrés, terrestres et marins, sont en danger d'extinction.
Nous avons appris il y a quelques semaines que la population d’insectes volants
 s'est effondrée de 75 % en 30 ans en Allemagne.
 Un chiffre que l'on peut élargir à l'Europe où les conditions sont similaires
 sur de nombreux territoires. Leur perte est non seulement dommageable pour la pollinisation
mais aussi pour l'ensemble de la chaîne alimentaire,
avec les conséquences que l'on peut craindre.


 
 
Interrogé par Le Monde, le biologiste Gilles Bœuf,
ancien président du Muséum national d'histoire naturelle,
rappelle une évidence :
 
« La biodiversité, nous en faisons partie : la nature, c'est nous.
 Nous ne sommes pas à côté d'elle.
Dès que l'on admet cela, on comprend que détruire les écosystèmes
 revient à s'auto-agresser, qu'opposer la protection de la nature d'un côté
 à la création d'emplois et au court terme économique de l'autre
est d'une totale stupidité ».

 

Le problème de la gestion des ressources

Pas plus tard qu'il y a huit jours, le célèbre physicien Stephen Hawking déclarait lors d'une conférence que si nous ne faisons rien, la Terre serait inhabitable dans un avenir proche,
en proie à une surpopulation, des terres devenues incultivables
et un épuisement croissant des ressources naturelles.
Il exhortait l'humanité à préparer l’exploration interstellaire.
 
Depuis la signature du premier appel en 1992, la population mondiale a augmenté de 35 %
(nous sommes à présent 7,6 milliards, selon les derniers chiffres des Nations Unies de juin 2017),
ce qui n'est pas sans incidences sur les ressources comme l'eau douce.
En effet, « le volume d'eau douce disponible par habitant a chuté de moitié »
 depuis les années 1960.
 
Tout est une question de gestion des ressources.
Dans Le Monde, le démographe Hervé Le Bras rappelle que 
« si l'ensemble de l'humanité mangeait comme les Français,
les ressources de la planète permettraient de nourrir seulement 4 milliards d'humains.
A contrario, avec le régime du Bangladesh, ce serait 12 milliards ».


 
 
Enfin, la pression démographique s'exerce sur les milieux naturels,
les fragmentant de plus en plus jusqu'à les réduire à peau de chagrin.
On le voit en Amazonie ou en Indonésie, exemples les plus connus où les grandes forêts,
foyers des plus riches biodiversités de la planète, sont mises en pièce —
idem dans les milieux marins avec la destruction notamment des coraux
en raison du réchauffement des eaux et de leur acidification —
pour des monocultures (huile de palme, soja pour les animaux...),
 mais c'est aussi le cas dans nos campagnes où la nature laisse la place au béton
(environ 236 hectares de perdus par jour en France).




« Nous mettons en péril notre avenir en refusant de modérer
notre consommation matérielle intense
mais géographiquement et démographiquement inégale,
et de prendre conscience que la croissance démographique rapide et continue
 est l'un des principaux facteurs des menaces environnementales et même sociétales. »

Il sera bientôt trop tard !

 

jeudi 9 août 2018

Encore un degré de plus

 
 
 
 
 
Encore un degré de plus...
dans le déni et la bêtise...
 
 
 
 
 

 
 
 

lundi 6 août 2018

Le faiseur de pluie

 
 
 
Carl Gustav Jung,
prenait plaisir à raconter,
aussi souvent que possible,
l’histoire  du Faiseur de Pluie 
que son ami R.Wilhelm
avait ramenée de Chine :

Il y eut une grande sécheresse dans la ville 
où séjournait Richard Wilhelm ; 
pendant des mois il ne tomba pas une goutte de pluie 
et la situation devint catastrophique.
 
Les catholiques firent des processions, 
les protestants firent des prières, 
et les Chinois brûlèrent des bâtons d’encens 
et tirèrent des coups de fusil 
pour effrayer les démons de la sécheresse.
 
Finalement, les Chinois se dirent : 
“Allons chercher le faiseur de pluie”, 
et celui-ci vint d’une des provinces.
C’était un vieil homme émacié. 
Il dit que la seule chose qu’il souhaitait 
était qu’on mette à sa disposition
une petite maison tranquille 
et il s’y enferma pendant trois jours.
 
Le quatrième jour des nuages s’amoncelèrent, 
et il se produisit une forte chute de neige, 
à une époque de l’année
où aucune neige n’était prévisible, 
et en quantité inhabituelle.
 
 Tant de rumeurs circulèrent 
au sujet de cet extraordinaire faiseur de pluie 
que Wilhelm alla voir l’homme, 
et lui demanda comment il avait fait. 
En vrai Européen, il dit : 
“Ils vous appellent le faiseur de pluie, 
pouvez-vous me dire comment 
vous avez produit la neige ?”.
 
Le petit Chinois répondit : 
“Je n’ai pas fait la neige, je n’en suis pas responsable” 
-“Mais qu’avez-vous fait durant ces trois jours ?” 
- “Oh, cela, je puis vous l’expliquer, c’est simple. 
Je viens d’un pays où les choses
sont ce qu’elles doivent être.
 
Ici les choses ne sont pas dans l’ordre, 
elles ne sont pas comme elles devraient l’être
d’après l’ordre céleste, 
aussi le pays tout entier est-il hors du Tao.
Je n’étais pas non plus dans l’ordre naturel des choses, 
parce que j’étais dans un pays qui n’était pas dans l’ordre, 
aussi la seule chose que j’avais à faire
était d’attendre trois jours
 jusqu’à ce que je me retrouve en Tao, 
et alors, naturellement, le Tao fit la neige”. »

Texte ici
 
 
 
Précision importante  :
Il ne s'agit pas d'une légende,
ou d'une belle histoire édifiante;..
mais d'un fait réel,
qui s'est vraiment passé ainsi.
 
 


dimanche 5 août 2018

Monde transformable

 
 
 
 
Il n'y a pas d'un côté le monde avec ses guerres, 
ses tortures, ses horreurs, 
et de l'autre les hommes qui s'en indignent. 
Il n'y a qu'un seul monde. 
Et tout ce qui respire sous le soleil 
partage un souffle, un seul.
.
En dressant un mur contre la haine du monde, 
sa laideur, sa tristesse, sa vénalité, sa dépression 
- comme si tout cela ne nous concernait pas -,
 nous nous ôtons le seul puissant outil de changement : 
la conscience que ce monde n'est rien d'autre
qu'un précipité chimique de toutes mes pensées, 
de toutes mes peurs, de toutes mes cruautés.

Mais dès que je cesse de voir le monde en dehors de moi,

séparé de moi pour le réintégrer, l'incorporer (...)
 alors une issue se dessine, 
et la sensation d'impuissance cesse !

Ce lieu que je suis est transformable
.
Christiane Singer


 

vendredi 3 août 2018

L'impuissance apprise

 
 



La courte vidéo que vous voyez ci-dessus, utilisée par certains formateurs,
est une bonne illustration de l’impuissance apprise et elle va vous amuser.

Malgré le côté caricatural de la situation dépeinte,
il n’en demeure pas moins qu’elle illustre bien comment il arrive
qu’on soit confronté à un changement
et qu’on ait la certitude qu’on ne peut rien faire,
que la solution nous échappe.

Au lieu de se mettre aux commandes,
c’est comme si on était en transe hypnotique,
convaincu que la réponse devrait venir de l’extérieur.
 
Jetez-y un coup d’œil.
C’est une bonne illustration
 d’un des sentiments les plus pénibles qui soit:
l’impuissance.
 



 
 
Voici la vidéo d’une expérience intéressante qui nous aide à mieux comprendre
comment la résignation peut être inculquée à une population.
 
 On y voit une psychologue (Charisse Nixon) qui réussit à provoquer dans sa classe,
à travers l’angoisse et la frustration, un état de résignation et d’impuissance,
le tout en moins de 5 minutes.
 
Il ressort de ce type d’expérience que dans des conditions
de frustration ou d’angoisse permanente, l’être humain tend à se résigner
et à considérer comme insurmontables
des difficultés même légères.
En pratique, la répétition de l’échec amène l’être humain
 à penser de manière pessimiste et à se croire incapable de résoudre un problème,
 du coup il abandonne et le résultat est un échec complet.

Si l’on pense seulement un instant au bombardement médiatique
auquel nous sommes soumis en permanence,
il n’est pas difficile de comprendre de quelle manière ces études sont utilisées
et qui les manie à son avantage…
 
En soumettant une personne à un sentiment d’angoisse et de frustration constant,
 on peut l’induire à penser qu’il n’y a rien à faire,
que rien ne peut changer sa propre condition,
et l’amener ainsi à un état d’apathie où il supportera n’importe quel méfait.
 
À l’inverse, comprendre comment ces mécanismes fonctionnent permet de savoir
 comment réagir de manière positive à l’adversité.
Certains disaient par le passé que lire pendant 15 minutes un magazine de mode
fait baisser le taux d’estime pour soi d’environ 30%,
mais aujourd’hui, la guerre contre l’estime de soi s’étend sur tous les fronts :
radios, télés, journaux, publicités partout dans les rues, sur Internet
et sur les réseaux sociaux qui te suivent où que tu ailles.
(...)
 
Autrement dit, à travers la frustration, l’estime de soi plonge sous le niveau zéro
et la voie est alors ouverte pour faire accepter avec résignation et apathie
n’importe quelle solution qui en général, sera proposée par ceux-là mêmes
qui sont à l’origine du problème.
.




mercredi 1 août 2018

L'utopie a changé de camp






Pablo Servigne et Raphaël Stevens sont les auteurs
 d'un ouvrage salué unanimement par la critique :
 
Pour eux, la collapsologie est
"l'exercice transdisciplinaire d'étude
de l'effondrement de notre civilisation industrielle
et de ce qui pourrait lui succéder,
en s'appuyant sur les modes cognitifs que sont la raison et l'intuition
 et sur des travaux scientifiques reconnus."
 
Selon ces deux auteurs :
" Aujourd'hui l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit
que tout peut continuer comme avant.
 
Qu'y aura-t-il après ?
Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre..."
.

Olivier Breteau
Le Journal intégral