mardi 23 octobre 2018

Hymne écologique


A quelques jours du 11 novembre, 
alors qu'on s'apprête à célébrer le centenaire 
de la fin de la première guerre mondiale, 
il me semble que nous avons d'autres guerres à mener, 
d'autres combats à gagner...

Le premier est bien sûr celui de la sauvegarde du climat...


Juste à côté de chez moi,
un lac et une rivière sont totalement à sec, 
les poissons meurent... par centaines.

En voyant cela,
comment ne pas avoir envie de pleurer ?


Comme beaucoup d'autres, je me dis 
que la situation est urgente, gravissime..
et que nous ne nous en sortirons 
que si nous retrouvons notre esprit de solidarité...
et que nous agissons tous ensemble.

Ce matin, m'est venue l'idée d'écrire un nouvel hymne ...
un hymne non pas guerrier, mais écologique...

Je vous le livre comme il m'est venu...

La Licorne





Aujourd'hui la Terre nous supplie...
Le jour du choix est arrivé !
Rejetons toutes les tyrannies
Qui nous maintiennent divisés
L'étendard de l'espoir est levé !
Regroupons-nous, voix solidaires
Pour dire que nous ne voulons pas
Du règne de cet argent-roi
Qui détruit la vie, la joie, la Terre ...

Tous debout, citoyens !
Tous ensemble, marchons
Marchons, chantons, 
Pour qu'une eau pure
Abreuve nos sillons ...

 

lundi 22 octobre 2018

Espoir


Le changement climatique mobilise...
Les actions collectives et spontanées se multiplient,
et cela fait chaud au coeur !




Si nous nous réveillons, 
peut-être est-il encore temps....
d'éviter le pire.

.
La Licorne
.
 



La mutation viendra aussi de l'intérieur




Il faut peut-être que la crise s'approfondisse, 
approcher plus près du désastre, 
pour provoquer les sursauts de la prise de conscience.

Comment viennent les grandes solutions 
dans l'histoire de l'humanité ? 
Par la jonction d'un courant profond et inconscient 
qui traverse des milliers d'individus, 
et des idées hyper conscientes
qui jaillissent de quelques esprits. 
C'est cette jonction qui fait les grands mouvements. 
Il faut espérer que quelque chose
de cet ordre va se produire...

La seule chose que je crois, c'est que la révolution salutaire 
ne pourra pas venir uniquement de l'extérieur, 
c'est à dire par des réformes d'institutions, 
par des changements économiques et politiques.

et sans doute à deux niveaux : 
d'abord par ce que j'appelle la réforme de la pensée, 
qui consiste à penser de manière
plus complexe et plus riche, 
plus adéquate, moins mutilée; 
et deuxièmement par une réintériorisation 
de l'existence humaine 
qui cessera de s'agiter dans tous les sens
 uniquement en fonction des conquêtes extérieures, 
de plus en plus artificiellement stimulées et surexcitées.


Je mets donc comme condition à la sortie de l'agonie 
une réforme intérieure, dans les deux sens du terme : 
l'un beaucoup plus réflexif et intellectuel, 
l'autre beaucoup plus intériorisé, 
dans le sens de la vie de "l'âme", 
pour employer ce mot entre guillemets, 
bien qu'il corresponde à une réalité profonde.
.
1988 




Une autre fin du monde est possible


Climat et effondrement : 
« Seule une insurrection des sociétés civiles 
peut nous permettre d’éviter le pire »
  


Sommes-nous sous la menace d’un « effondrement » imminent, 
sous l’effet du réchauffement climatique et de la surexploitation des ressources ?
 Pour l’historien Christophe Bonneuil, la question n’est déjà plus là : 
des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs sont enclenchés 
et ne vont faire que s’accélérer.

Il faut plutôt déplacer la question et produire une « pensée politique » 
de ce qui est en train de se passer : 
qui en seront les gagnants et les perdants ? 
Comment peser sur la nature de ces changements ? 

Migrations de masse, émergence d’un « capitalisme écofasciste », 
risque de conflits pour les ressources : 
malgré un constat brutal sur le monde qui se dessine, 
l’historien appelle à éviter le piège 
d’un « romantisme » de l’effondrement.


"Une autre fin du monde est possible", affirme-t-il.
Il revient aux sociétés civiles d'écrire le scénario final.


Article complet ICI







dimanche 21 octobre 2018

Comment les riches détruisent la planète




Pour la première fois dans notre histoire, 
le dynamisme de l’espèce humaine 
se heurte aux limites de la biosphère. 
Nous devons relever le défi, magnifique mais redoutable,
 d’orienter différemment l’énergie humaine.

Or une classe dirigeante cupide fait obstacle à ce changement de cap. 
Elle n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice 
et prétend que la seule voie possible 
est celle qui accroît toujours plus la richesse.

Cette représentation du monde est aveugle. 
Elle sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère
 et consent à dilapider les chances de survie des générations futures.

Pour l’auteur de ces pages incisives
on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale. 
Elles sont intimement liées

Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.




samedi 20 octobre 2018

Une femme en colère



Monique Pinçon-Charlot est une sociologue réputée
qui, avec son mari, a écrit de nombreux livres sur la "classe des riches" ...

Elle prend la parole au cours d'un débat
et dit tout haut, sans fioritures et sans langue de bois, 
la situation réelle de notre monde actuel, 
que les dominants sont en train de saccager et de marchandiser...
et elle évoque la guerre (*) sans merci 
que ceux-ci mènent contre la population...

Ecoutez bien...
En trois minutes, tout est dit...





(*) Il est en effet grand temps de comprendre 
que c'est bien d'une vraie guerre qu'il s'agit,
(et non d'une lutte de classes).

Voilà d'ailleurs ce que disait, en fanfaronnant,
Warren Buffett en 2005 :
"C'est ma classe, la classe des riches,
qui mène cette guerre,
et qui est en train de la gagner. "


(Warren Buffett, fut, un temps...l'homme le plus riche de la planète)


lundi 15 octobre 2018

La Terre en colère



Extraits :

Ce que l'homme a mis des dizaines de millénaires à édifier,
la nature le défait en quelques poignées de jours.
Humain... Cela vient de "humus", la terre.
Comme le mot humilité.
L'humilité, c'est pour l'homme se souvenir
 qu'il est fait de terre, et qu'il sera rendu à la terre.
S'il l'oublie... la Terre, un jour, le lui rappelle...
Les yeux se ferment, les regards se détournent.
L'homme a reçu ce don merveilleux :
ne voir que ce qu'il veut, ne croire que ce qui l'arrange.
Oublier.
.
Voir est un chemin
Accepter ce qui est, ce qui se donne, ce qui advient.
Sans condition.
Sans détourner le regard, sans laisser ses yeux fabriquer des mirages
 pour éloigner ce qui dérange.
.
Elle avait compris quelque chose : c'était en elle que tout se jouait.
La nature n'était hostile que dans la mesure exacte
où elle projetait sur elle le chaos dont elle était porteuse.
.
Toute notre culture est basée sur la peur.
Toutes nos énergies sont consacrées à refuser la mort.
Et nous ne voyons pas qu'à refuser la mort c'est à la vie que nous disons non.
Car la mort et la vie ne sont qu'une seule et même réalité.
 Cela, les Indiens le savent.
(...)

Nous, les Blancs, qui dominons le monde,
avons trop peur de sentir la vie parcourir notre chair,
trop peur de savourer notre appartenance à la Terre,
parce que c'est aussi garder mémoire qu'il faudra retourner,
un jour, à la terre.
.

 L'Indien sait, d'un savoir cellulaire,
qu'il n'est pas distinct de la Terre dont il provient et dont il est fait.
Avec mes frères, j'ai appris à marcher pieds nus sur la terre brûlante,
comme eux je me suis étendu sur la Terre à me laisser bercer
par la pulsation profonde de sa vie.

 Aimer la vie, me disait Lololma,
c'est se souvenir que l'on n'est rien.
L'homme blanc préfère se faire croire qu'il est tout.
Il est rempli de haine pour la Terre dont il est fait.
Il veut la posséder.
Il met la Terre en demeure de produire, toujours davantage.
Il ne veut aucune limite à sa puissance.
Il détruit ce qui lui échappe, il se rend sourd et aveugle
à ce qu'il ne peut détruire.
Il ne connaît plus rien du Grand Mystère.
.
C'est pour ça qu'à présent, a-t-il ajouté,
nous prions et méditons sans cesse.
Ce sont les jours de Purification.
Ce monde meurt car il est sorti de l'équilibre.
Un autre peut naître.
Mais pour cela, il faut des Veilleurs.
C'est à cela que le peuple hopi est destiné :
veiller.
.
Denis Marquet
"Colère"
.