mercredi 29 avril 2020

Les enjeux cachés de la pandémie



Le pouvoir de la vérité est infiniment plus grand
que le pouvoir du mensonge.

Jean-Jacques Crevecoeur
.



 
+ Autre vidéo à voir d'urgence
"Tous surveillés, 7 milliards de suspects"
(documentaire d'Arte, diffusé le 21 avril)

 Non, je vous jure...
ce n'est pas de la science-fiction,
c'est ce qui se passe, là, maintenant,
en ce moment...

.




mardi 28 avril 2020

Ceux qui disaient...


Trop, c'est trop...

Je ne sais pas vous...
mais moi, depuis quinze jours,
j'ai quasiment arrêté de regarder
les (mauvaises) nouvelles à la télé,
et je m'en porte beaucoup mieux !
 :-)
.
La Licorne
.






Extrait :
....
Ceux qui parlaient fort. Ceux qui péroraient. 
(...) 
Ceux qui ne savaient pas mais qui parlaient quand même. 
Ceux qui parlaient quand même sans savoir, 
mais qui en plus à la télévision, étaient payés. 
Ceux qui jamais ne disent « je ne sais pas ».
 Ceux qui n’arrivent jamais à se taire. 
Ceux qui continuent de l’ouvrir en ne sachant pas plus,
Ceux qui, après s’être rapidement excusés,
 avoir fait leur mea culpa sommaire parlent à nouveau,
 parlent toujours, parleront encore pour faire marcher 
le grand commerce de la machine à bavardage 
qui ne coûte pas cher et rapporte gros...
.

(D'après un poème de Jacques Prévert)
.





jeudi 23 avril 2020

Sortir de la peur


Bonne nouvelle :

Selon les statistiques officielles, au 23 avril 2020 :
  • 99,96% de la population mondiale échappent à la maladie due au virus !
  • 99,74% en Belgique, 99,76% en France, 99,69% en Italie sont saufs !
.


samedi 18 avril 2020

Qi Gong


Il existe des dizaines de méthodes
Celle que je pratique, avec assiduité,
depuis dix ans environ, 
c'est le Qi Gong.

Cette discipline millénaire,
qui est un art énergétique interne,
se pratique debout.
La posture de base, ou posture Wu Chi
est celle qui débute toute séance.
Elle vous est expliquée en détail ci-dessous.




A elle seule, elle entraîne déjà 
une certaine "pacification" de l'être, 
en amenant à constater et à corriger
les "tensions" de notre corps.
Et par ricochet, 
elle calme du même coup l'esprit. 

Elle est extrêmement simple,
à la portée de tous,
de 9  à ...99 ans ! :-)

A pratiquer dehors et pieds nus,
à chaque fois que c'est possible.
 .


Et si vous souhaitez aller plus loin,
je peux vous conseiller les vidéos de Song Arun :

vendredi 17 avril 2020

La clé : être aligné avec soi-même

Comment faire face
à des événements imprévisibles
et éprouvants ?
La clé, c'est de rester "aligné".

 

En quoi est-il important d’être aligné avec soi-même ?

 

Pour comprendre ce qu’est l’alignement, 
commencez tout d’abord par vous rappeler des moments 
où vous faisiez des choses que vous aimiez.
Pensez à chaque moment où vous étiez 
complètement vous-même et authentique… 
par exemple en train de lire un livre intensément,
de regarder un film qui vous plait, 
ou bien en train de prendre plaisir
à partager de votre temps
avec une personne, 
de pratiquer un sport ou autre…

Dans ces activités, vous avez été vous-même
sans vous poser la moindre question, 
vous avez été naturel sans vous projeter dans le temps, 
vous profitiez pleinement du moment présent.

Votre conscience était présente, votre mental n’intervenait plus 
et vos émotions négatives se mettaient de côté 
pour laisser place à une légèreté en vous, 
liée à la joie du moment.




L’alignement est l’ensemble de tout ce qui vient d’être dit

 

Lorsque nous sommes nous même dans notre authenticité 
et que nous faisons ce qui nous rend heureux, 
nous sommes alignés et centrés.
Il s’agit d’un alignement de notre corps, notre âme et notre esprit.
Ainsi, notre conscience nous accompagne 
à travers la joie et l’enthousiasme que nous procure notre alignement.

L’alignement c’est être dans une « vibration de joie »

La joie est un bon indicateur pour savoir 
si nous sommes centrés ou non. 
La joie représente en quelque sorte 
le taux vibratoire de notre âme.
Voilà pourquoi il est important d’être heureux.

Dans notre société, nous avons appris qu’être heureux  
n’était possible qu’au travers de choses extérieures à nous-même 
(l’argent, le matériel, la super voiture, le pouvoir, un statut…).
Or il n’en est rien… 
Si toutes ces choses peuvent faire partie intégrante de notre vie, 
elles ne peuvent en aucun cas nous apporter le bonheur, 
et encore moins un alignement avec nous-même.
Ces besoins matériels répondent à un désir égotique 
et ne procurent en rien une paix intérieure, 
le plaisir n’est que temporaire.

L’alignement est une démarche qui nous est personnelle 
et qui doit venir de l’intérieur.
Il demande un travail permanent sur soi-même 
pour être aligné à ce que l’on est, 
en apprenant à ne plus être bercé d’illusions 
par notre égo.

Nous avons grandi avec des couches de conditionnements 
ancrées dans notre inconscient, 
liées aux influences de notre éducation, de notre milieu de vie, 
de notre société, de notre entourage familial et amical.
C’est la raison pour laquelle nous ne devons pas perdre de vue 
qu'il nous faut  travailler sur nous-même pour retirer au fur et à mesure
 toutes ces surcouches inutiles que nous avons cumulées
 depuis notre naissance…
Tout au long de notre vie, des événements 
vont venir perturber notre alignement, 
nous devons donc être lucides pour prendre l’habitude 
de nous recentrer et ainsi être en harmonie 
avec notre conscience supérieure.

Vous avez oublié pour un certain nombre d’entre vous 
que nous sommes avant tout des êtres spirituels 
venus expérimenter dans la matière, 
et non pas des êtres lambda arrivés par hasard sur Terre.


Notre corps physique doit être aligné 
à notre conscience supérieure. 
Beaucoup d’humains ont oublié cet aspect 
en arrivant dans cette existence.

La conscience est là pour guider les humains...
Or il arrive que les humains soient déconnectés de leur conscience 
et s’éloignent de leur chemin, empruntant des voies sinueuses
et créant ainsi en eux de la souffrance.
Ils s’égarent de leur route et n’entendent plus 
les conseils précieux de leur conscience (Soi), 
ils commettent alors des erreurs.


Pour le dire autrement, 
c’est comme une fréquence radio (alignement) qui est brouillée, 
le contact avec notre interlocuteur (conscience supérieure)
est perdu et on n’entend plus rien…
La conscience cherche à reprendre contact 
mais le lien est coupé…

 

Beaucoup d’individus à ce jour ne sont pas alignés, 
un certain nombre ne savent même pas ce qu’est l’alignement.
Ne pas être centré et être déconnecté de sa conscience, 
c’est comme être dans un labyrinthe sans guide.

En même temps c’est quelque chose de rassurant pour beaucoup 
car ils ne connaissent que ça.
Pour ces personnes, il est difficile de croire qu’il est possible de vivre 
d’une autre manière, ils sont donc dans une forme de rejet de l’inconnu.
Ils préfèrent rester dans le labyrinthe par peur, pour se sécuriser
et éviter de sortir de leur zone de confort.

Vu que le corps n’est plus relié directement à la conscience, 
sortir du labyrinthe demande beaucoup de courage 
car il y a une vraie perte de repères…

Pour d’autres qui sont dans l’alignement, 
ils se retrouvent souvent étiquetés
comme « anormaux » ou « fous ».

Pour sortir du labyrinthe, il faut donc retrouver
 une unité entre notre conscience et notre corps physique.




Nous avons souvent cru à cause de notre égo que nous étions seul, 
séparé de quelque chose, ce qui nous plonge en permanence 
dans un besoin de combler un vide.
Ce vide n’est ni plus ni moins que ce besoin 
de nous reconnecter à notre conscience, 
c’est-à-dire  à cette partie invisible de nous-même 
qui nous guide et qui est là 
pour nous accompagner dans nos choix 
à travers notre intuition.
Seulement, chaque être humain bénéficie dans cette vie 
de son libre arbitre pour faire des choix et décider ou pas 
de couper le lien avec sa conscience…
La conscience est comme un GPS 
qui nous amène dans la bonne direction, 
conformément au plan de notre destinée.
Le but dans notre existence est de fusionner 
notre corps physique et notre conscience 
pour être aligné avec nous-même 
et pouvoir expérimenter 
plus intensément dans la matière 
en étant guidé.
 

Etre en accord avec soi, ça se voit

 

S’aligner c’est permettre à notre âme d’agir directement
 à travers notre véhicule physique 
pour œuvrer dans le monde terrestre.
Vivre des expériences de non alignement 
peut être un processus nécessaire pour certaines personnes 
afin de comprendre que se reconnecter à sa conscience 
permet d’être heureux et d’être aligné.

Lorsque vous êtes alignés, vous le réalisez 
à travers toute la joie qui se dégage 
de vous et de vos actions. 
Il ne s’agit pas d’une joie provisoire 
mais d’une joie profonde.



Vous remarquerez également que quand vous êtes alignés, 
les choses qui se produisent dans votre vie sont plus fluides,
 les synchronicités se multiplient de plus en plus.
Plus vous apprendrez à vous relier à votre conscience en vous alignant, 
et plus vous permettrez à votre âme d’agir à travers vous.

Vous prendrez alors conscience de l’entière confiance 
que vous pourrez faire en votre conscience, 
qui sait bien plus que votre mental, 
limité par son filtre de croyances.
La manière la plus simple 
de se connecter à notre conscience 
est par le cœur, c’est la voie privilégiée. 
c’est la seule façon pour notre âme 
de communiquer avec vous.

Dans notre société, tout est fait 
pour que nous soyons déconnectés de notre cœur.
La société privilégie les informations négatives, 
la violence, les peurs, la méchanceté, l’égo etc… 
Tout ce qui relève de l’amour du cœur,
de l’émerveillement et l’innocence
est ridiculisé.

Dans notre système, la « norme » est 
de ne pas être aligné avec sa conscience… 
et dès que l’on sort des sentiers battus, 
on est pointé du doigt.




Vu qu’une grande majorité a un corps 
dépourvu de conscience, 
les humains errent sans trouver leur chemin ...
ils perdent leur joie naturelle 
et deviennent très facilement manipulables 
vu qu’ils ont perdu leur guidance spirituelle… 
Par exemple se faire manipuler 
pour manger mal dans un fast food,
 consommer des biens matériels superflus,
 créer des conflits avec des personnes…
Il faut souvent un événement 
qui bouleverse la vie d’une personne 
comme un accident, une maladie, 
la mort d’un proche, la perte d’un emploi…
 pour qu’elle retrouve un lien avec sa conscience.
Vivre un choc va inciter la personne 
à rentrer dans une forme de vulnérabilité 
qui va lui permettre de se reconnecter à son cœur.

C’est dans ce bouleversement qu’elle va réaliser 
que sa guidance est avec elle. 
Elle va alors se réaligner en ressentant à nouveau 
la connexion avec son âme.
On s’aperçoit que souvent il faut expérimenter 
les zones sombres de la vie pour avoir envie
de retrouver son chemin de lumière 
et pour comprendre l’intérêt d’être aligné.



Pour être aligné, reconnectez-vous à ce qui vous fait vibrer 
et ce qui vous procure la joie.
Si vous ressentez de la joie dans ce que vous faites, 
c’est que votre âme a exactement voulu 
que vous fassiez ce que vous avez entrepris.
De plus, apprenez à ne pas faire une affaire personnelle 
du regard des autres et à vous en détacher.

Vous serez souvent amené à sortir de votre zone de confort 
et vous serez souvent soumis à des projections de l’extérieur,
 ne les laissez pas piloter votre vie.
Ils ne projettent que leurs propres limites… 
Ne vous regardez pas sous l’angle d’une personne 
qui est déconnectée de sa propre conscience.

Vous êtes maître de votre corps, ne vous laissez pas influencer
par d’autres véhicules déconnectés de leur conscience… 
seul guide est votre âme (conscience du tout), 
elle seule sait vous amener à bon port 
pour accomplir votre destin…
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Article ICI ou LA
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Et si vous voulez un exemple extraordinaire
de "résilience" et d'"alignement"
dans des circonstances extrêmes,
allez écouter ce témoignage :
"La vie est belle....malgré tout !"
.




mercredi 15 avril 2020

Points de comparaisons


 Aujourd'hui, autant vous prévenir,
je ne vais pas être
"politiquement correcte" ...
Désolée...


 Penchons-nous deux minutes sur les chiffres...


D'après les statistiques, à ce jour, le 14 avril 2020, 
on compte dans le monde 
environ 1,9 million d'infections 
liées au coronavirus et sur ce total,
120.863 personnes sont  décédées (*), 
dont 14.967 en France.

Ce n'est pas négligeable...
et pour les personnes dont un proche
est gravement atteint,
c'est une grande douleur...

Mais, si l'on veut vraiment être objectif, 
je crois qu'il est bon d'avoir quelques points de comparaisons.
Je suis  donc allée les chercher 
sur ce site de statistique mondiale des décès.


Selon l'Organisation mondiale de la santé,
chaque année dans le monde : 


  • 5.9 millions d'enfants meurent avant leur cinquième anniversaire (très souvent de malnutrition)
  • On compte 2 millions de nouveaux cas de VIH  et 214 millions cas de paludisme
  • 1.7 milliard de personnes ont besoin de traitement pour des maladies tropicales laissées à l'abandon
  • 10 millions de personnes meurent avant 70 ans de maladies cardiovasculaires et du cancer
  • 800 000 personnes se suicident
  • 4.3 millions de personnes meurent à cause de la pollution 

Eh bien, en lisant ces chiffres, voyez-vous, 
je fais un rêve...
Je rêve du jour où la faim,
la malnutrition, la malbouffe,
le paludisme,
la misère, la détresse morale, 
ainsi que la pollution
seront pris au sérieux et traités
avec autant de vigueur et de rigueur, 
de  "moyens médiatiques" 
et  de "financements exceptionnels"
que la pandémie du coronavirus...


Imaginez qu'on  fasse le décompte de tous ces décès, 
jour après jour, heure après heure, à la télévision,
et que pendant un mois, par exemple,
on ne parle de rien d'autre
que du nombre d'enfants morts de faim,
je suis sûre, qu'en très peu de temps,
on aurait débloqué les moyens nécessaires
à l'éradication de ce fléau mondial...
Vous ne croyez pas ?
.

La Licorne
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(*) Chiffres "choc" :

120 000 morts dus à ce virus,
cela représente, pour l'instant,
0,2 % (deux millièmes)

de la mortalité mondiale sur une année.
(=59 millions de décès par an)
.

Pendant la minute où vous avez lu cet article, 
11 enfants de moins de 5 ans sont morts !!!
Soit plus de 15000 par jour,
près d'un million et demi en trois mois...
et 5,9 millions par an.

Cela représente exactement 10% 
de la mortalité mondiale sur une année,
soit 50 fois plus que le bilan actuel
du coronavirus.
.




mardi 14 avril 2020

Méditation du SOI


Méditation de recentrage
qui permet de recontacter 
son "être spirituel"
( méditation proposée 
à la fin de la vidéo précédente) : 




Plus brillant que le soleil,
plus pur que la neige
plus subtil et léger que l'éther
est le SOI,
l'Esprit en mon coeur.
Je le suis moi-même.
Je suis moi-même Cela.
 .



dimanche 12 avril 2020

Debouts dans la tempête


En cette année qui s'annonce compliquée et mouvementée,
Marie-Pierre Lecann nous propose de rester solides et centrés,
de rester "debouts dans la tempête"...





Première vidéo de Marie-Pierre Lecann
sur l'année 2020 :  à visionner ICI
.





Drôle de Pâques !


J'ai comme l'impression que, cette année, 
y'a quelque chose qui "cloche"...;-)








samedi 11 avril 2020

Responsabilité

  

   Il faut se révolter contre le rôle qui nous est assigné,
où nous ne sommes plus qu’une pièce d’une gigantesque machine
lancée dans une direction inconnue ; il faut retrouver
le sens de la responsabilité à l’égard du monde.
  Vaclav Havel
.
 
 

vendredi 10 avril 2020

Retrouver la valeur des choses




Il y a quelques années,
voilà ce que je postais sur Fabulo,
mon blog de l'époque :

"Tout autour de nous, les marchands de bonheur
ne nous encouragent pas à "penser",
mais à "dé-penser"...
de sorte que si nous connaissons
le "prix" des choses,
nous avons oublié leur "valeur"...
la valeur immense de ce qui ne s'achète pas :
un rayon de soleil, une eau pure, un peu d'air frais,
un arbre centenaire, un beau paysage,
une planète saine...et des êtres...
en bonne santé."
(C. Bobin)

Eh bien, c'est quand on en est privé,
semble-t-il, que cette "valeur"
 nous apparaît clairement !
Au fil des jours, 
confinés et immobilisés,
nous comprenons lentement
ce qui est vraiment important...
et ce qui ne l'est pas.

.
La Licorne
.





mercredi 8 avril 2020

L'Harmonie avec le Tout


"La paix, m'a dit mon grand-père,
c'est l'âme humaine en harmonie avec le Tout.
S'il n'y avait plus aucun homme dans cette conscience,
sais-tu ce qu'il adviendrait ?
J'ai répondu non je ne sais pas.
Il a ri.
Mais le monde disparaîtrait !"




"Toute notre culture est basée sur la peur. 
Toutes nos énergies sont consacrées à refuser la mort. 
Et nous ne voyons pas qu'à refuser la mort 
c'est à la vie que nous disons non. 
Car la mort et la vie ne sont 
qu'une seule et même réalité. 
 
Cela, les Indiens le savent.
Cela, Lololma me l'a appris.
Tu as reçu l'éducation d'un blanc, me disait-il,
tu es toujours inquiet,
ton coeur ne connaît pas le repos.
Il me tapait sur le front.
Alors, ajoutait-il, ton âme se réfugie là !
Ton âme est dans ta tête, David,
comment veux-tu aimer la vie ?

Je sens maintenant, à écouter ce silence
venu du désert qui m'environne,
et le rythme calme et lent du sang dans mes veines,
je sens combien il avait raison.
Nous, les Blancs, qui dominons le monde, 
avons trop peur de sentir la vie parcourir notre chair, 
trop peur de savourer notre appartenance à la Terre, 
parce que c'est aussi garder mémoire 
qu'il faudra retourner, un jour, à la terre.
L'Indien sait, d'un savoir cellulaire, 
qu'il n'est pas distinct de la Terre
 dont il provient et dont il est fait. 
Avec mes frères, 
j'ai appris à marcher pieds nus sur la terre brûlante, 
comme eux je me suis étendu sur la Terre 
à me laisser bercer par la pulsation profonde de sa vie.
.
Aimer la vie, me disait Lololma, 
c'est se souvenir que l'on n'est rien. 
L'homme blanc préfère se faire croire qu'il est tout. 
Il est rempli de haine pour la Terre dont il est fait. 
Il veut la posséder. 
Il met la Terre en demeure de produire,
 toujours davantage. 
Il ne veut aucune limite à sa puissance. 
Il détruit ce qui lui échappe, 
il se rend sourd et aveugle à ce qu'il ne peut détruire.
Il ne connaît plus rien du Grand Mystère." 
.
"Nous sommes une partie de la Terre. 
Mais nous avons cessé de collaborer avec la Terre. 
L'être humain prolifère et se développe 
conformément à des fins qui sont les siennes, 
et ne sont pas celles du Tout. 
L'homme prolifère et se développe exactement 
comme des cellules cancéreuses dans un organisme : 
anarchiquement, et sans être reliées à la logique de l'ensemble.
L'homme est le cancer de la Terre."
.

Denis Marquet
Extraits de "Colère"
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Résumé du livre
(un livre à lire de toute urgence) :

"La Terre. 
Exploitée, martyrisée, défigurée. 
La Terre se révolte. 
Séisme, raz de marée, ouragans, 
éruptions volcaniques, virus foudroyants...
 
Face à une série de cataclysmes sans précédent, 
les scientifiques du monde entier sont sans réponse. 
Une femme, elle, a compris. 
Parce qu'elle a su payer le prix. 
Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ?"




mardi 7 avril 2020

Symphonie confinée


Le confinement inspire parfois de belles choses...:-)

Nous devons vivre avec l'incertitude


Quasi-centenaire, le sociologue, éternel optimiste, 
envisage le confinement comme une occasion inespérée 
de régénérer la notion même d’humanisme, 
mais aussi pour chacun d’opérer un tri 
entre l’important et le frivole.
.

Simon Blin



Ce qui est très intéressant, dans la crise du coronavirus, 
c’est qu’on n’a encore aucune certitude sur l’origine même de ce virus, 
ni sur ses différentes formes, les populations 
auxquelles il s’attaque, ses degrés de nocivité… 
Mais nous traversons également une grande incertitude 
sur toutes les conséquences de l’épidémie 
dans tous les domaines, sociaux, économiques...

Mais en quoi ces incertitudes forment-elles, selon vous, 
le lien entre ces toutes ces crises ?
E.M. : Parce que nous devons apprendre à les accepter 
et à vivre avec elles, alors que notre civilisation nous a inculqué
 le besoin de certitudes toujours plus nombreuses sur le futur, 
souvent illusoires, parfois frivoles, quand on nous a décrit avec précision 
ce qui va nous arriver en 2025 ! L’arrivée de ce virus doit nous rappeler 
que l’incertitude reste un élément inexpugnable de la condition humaine.

Toutes les assurances sociales auxquelles vous pouvez souscrire 
ne seront jamais capables de vous garantir que vous ne tomberez pas malade
 ou que vous serez heureux en ménage ! 
Nous essayons de nous entourer d’un maximum de certitudes, 
mais vivre, c’est naviguer dans une mer d’incertitudes,
 à travers des îlots et des archipels de certitudes 
sur lesquels on se ravitaille…


C’est votre propre règle de vie ?
E.M. : C’est plutôt le résultat de mon expérience. 
J’ai assisté à tant d’événements imprévus dans ma vie 
– de la résistance soviétique dans les années 1930 à la chute de l’URSS,
 pour ne parler que de deux faits historiques improbables avant leur venue – 
que cela fait partie de ma façon d’être. Je ne vis pas dans l’angoisse permanente, 
mais je m’attends à ce que surgissent des événements plus ou moins catastrophiques.

Je ne dis pas que j’avais prévu l’épidémie actuelle, 
mais je dis par exemple depuis plusieurs années 
qu’avec la dégradation de notre biosphère, 
nous devons nous préparer à des catastrophes. 
Oui, cela fait partie de ma philosophie : 
« Attends-toi à l’inattendu. »
.
.......
 
Que peut nous apprendre le philosophe que vous êtes 
pour passer ces longues périodes de confinement ?
E.M. : C’est vrai que pour beaucoup d’entre nous
qui vivons une grande partie de notre vie hors de chez nous,
ce brusque confinement peut représenter une gêne terrible.
 Je pense que ça peut être l’occasion de réfléchir, de se demander
ce qui, dans notre vie, relève du frivole ou de l’inutile.


Je ne dis pas que la sagesse, c’est de rester toute sa vie dans sa chambre,
mais ne serait-ce que sur notre mode de consommation ou d’alimentation,
c’est peut-être le moment de se défaire de toute cette culture industrielle
 dont on connaît les vices, le moment de s’en désintoxiquer.


C’est aussi l’occasion de prendre durablement conscience
de ces vérités humaines que nous connaissons tous,
mais qui sont refoulées dans notre subconscient :
que l’amour, l’amitié, la communion, la solidarité
sont ce qui font la qualité de la vie.
.

Edgar Morin et Francis Lecompte

.


 

Monologue du virus


.




Faites taire, chers humains, tous vos ridicules appels à la guerre. 
Baissez les regards de vengeance que vous portez sur moi. 
Éteignez le halo de terreur dont vous entourez mon nom. 
Nous autres, virus, depuis le fond bactériel du monde, 
sommes le véritable continuum de la vie sur Terre. 
Sans nous, vous n’auriez jamais vu le jour, 
non plus que la première cellule. 


Nous sommes vos ancêtres, 
au même titre que les pierres et les algues, 
et bien plus que les singes. 
Nous sommes partout où vous êtes et là où vous n’êtes pas aussi. 
Tant pis pour vous, si vous ne voyez dans l’univers 
que ce qui est à votre semblance ! 
Mais surtout, cessez de dire que c’est moi qui vous tue. 
Vous ne mourez pas de mon action sur vos tissus, 
mais de l’absence de soin de vos semblables. 

Si vous n’aviez pas été aussi rapaces entre vous que vous l’avez été 
avec tout ce qui vit sur cette planète, vous auriez encore assez de lits, 
d’infirmières et de respirateurs pour survivre aux dégâts
 que je pratique dans vos poumons.

Si vous ne stockiez vos vieux dans des mouroirs et vos valides 
dans des clapiers de béton armé, vous n’en seriez pas là. 
Si vous n’aviez pas changé toute l’étendue hier encore luxuriante, chaotique, 
infiniment peuplée du monde ou plutôt des mondes 
en un vaste désert pour la monoculture du Même et du Plus, 
je n’aurais pu m’élancer à la conquête planétaire de vos gorges. 
Si vous n’étiez presque tous devenus, d’un bout à l’autre du dernier siècle, 
de redondantes copies d’une seule et intenable forme de vie, 
vous ne vous prépareriez pas à mourir comme des mouches abandonnées 
dans l’eau de votre civilisation sucrée. 
Si vous n’aviez rendu vos milieux si vides, si transparents, si abstraits,
 croyez bien que je ne me déplacerais pas à la vitesse d’un aéronef. 
Je ne viens qu’exécuter la sanction que vous avez depuis longtemps 
prononcée contre vous-mêmes. 


Pardonnez-moi, mais c’est vous, que je sache, 
qui avez inventé le nom d’ « Anthropocène ». 
Vous vous êtes adjugé tout l’honneur du désastre ; 
maintenant qu’il s’accomplit, il est trop tard pour y renoncer. 
Les plus honnêtes d’entre vous le savent bien : 
je n’ai d’autre complice que votre organisation sociale, 
votre folie de la « grande échelle » et de son économie, 
votre fanatisme du système. 
Seuls les systèmes sont « vulnérables ». 
Le reste vit et meurt. 
Il n’y a de « vulnérabilité » que pour ce qui vise au contrôle,
 à son extension et à son perfectionnement. 
Regardez-moi bien :
je ne suis que le revers de la Mort régnante.


Cessez donc de me blâmer, de m’accuser, de me traquer. 
De vous tétaniser contre moi. Tout cela est infantile. 
Je vous propose une conversion du regard : 
il y a une intelligence immanente à la vie. 
Nul besoin d’être un sujet pour disposer d’une mémoire ou d’une stratégie. 
Nul besoin d’être souverain pour décider. 
Bactéries et virus aussi peuvent faire la pluie et le beau temps. 
Voyez donc en moi votre sauveur plutôt que votre fossoyeur.

Libre à vous de ne pas me croire, 
mais je suis venu mettre à l’arrêt la machine 
dont vous ne trouviez pas le frein d’urgence. 
Je suis venu suspendre le fonctionnement dont vous étiez les otages. 
Je suis venu manifester l’aberration de la « normalité ». 
« Déléguer notre alimentation, notre protection,
notre capacité à soigner notre cadre de vie
à d’autres était une folie »… 


« Il n’y a pas de limite budgétaire, la santé n’a pas de prix » : 
voyez comme je fais fourcher la langue et l’esprit de vos gouvernants ! 
Voyez comme je vous les ramène à leur rang réel de misérables margoulins, 
et arrogants avec ça ! 
Voyez comme ils se dénoncent soudain 
non seulement comme superflus, mais comme nuisibles ! 
Vous n’êtes pour eux que les supports de la reproduction de leur système, 
soit moins encore que des esclaves. 
Même le plancton est mieux traité que vous.


Gardez-vous bien, cependant, de les accabler de reproches, 
d’incriminer leurs insuffisances. 
Les accuser d’incurie, c’est encore leur prêter plus qu’ils ne méritent. 
Demandez-vous plutôt comment vous avez pu trouver si confortable 
de vous laisser gouverner. 
Vanter les mérites de l’option chinoise contre l’option britannique, 
de la solution impériale-légiste contre la méthode darwiniste-libérale, 
c’est ne rien comprendre à l’une comme à l’autre, 
à l’horreur de l’une comme à l’horreur de l’autre. 
Depuis Quesnay, les « libéraux » ont toujours lorgné 
avec envie sur l’empire chinois ;  et ils continuent. 
Ceux-là sont frères siamois.

Que l’un vous confine dans votre intérêt
et l’autre dans celui de « la société », 
revient toujours à écraser la seule conduite non nihiliste : 
prendre soin de soi, de ceux que l’on aime 
et de ce que l’on aime dans ceux que l’on ne connaît pas. 
Ne laissez pas ceux qui vous ont menés au gouffre 
prétendre vous en sortir : 
ils ne feront que vous préparer un enfer plus perfectionné, 
une tombe plus profonde encore. 
Le jour où ils le pourront, 
ils feront patrouiller l’armée dans l’au-delà.


Remerciez-moi plutôt. 
Sans moi, combien de temps encore aurait-on fait passer pour nécessaires 
toutes ces choses inquestionnables et dont on décrète soudain la suspension ? 
La mondialisation, les concours, le trafic aérien, les limites budgétaires, 
les élections, le spectacle des compétitions sportives, Disneyland, 
les salles de fitness, la plupart des commerces, l’assemblée nationale, 
l’encasernement scolaire, les rassemblements de masse,
l’essentiel des emplois de bureau, 
toute cette sociabilité ivre qui n’est que le revers 
de la solitude angoissée des monades métropolitaines : 
tout cela était donc sans nécessité,
une fois que se manifeste l’état de nécessité. 


Remerciez-moi de l’épreuve de vérité des semaines prochaines : 
vous allez enfin habiter votre propre vie, sans les mille échappatoires 
qui, bon an mal an, font tenir l’intenable. 
Sans vous en rendre compte, 
vous n’aviez jamais emménagé dans votre propre existence. 
Vous étiez parmi les cartons, et vous ne le saviez pas. 
Vous allez désormais vivre avec vos proches.
Vous allez habiter chez vous. 
Vous allez cesser d’être en transit vers la mort. 
Vous haïrez peut-être votre mari. 
Vous gerberez peut-être vos enfants. 
Peut-être l’envie vous prendra-t-elle 
de faire sauter le décor de votre vie quotidienne.


A dire vrai, vous n’étiez plus au monde,
dans ces métropoles de la séparation. 
Votre monde n’était plus vivable en aucun de ses points 
qu’à la condition de fuir sans cesse. 
Il fallait s’étourdir de mouvement et de distractions 
tant la hideur avait gagné de présence. 
Et le fantomatique régnait entre les êtres. 
Tout était devenu tellement efficace que rien n’avait plus de sens. 
Remerciez-moi pour tout cela, et bienvenue sur terre !


Grâce à moi, pour un temps indéfini, vous ne travaillerez plus, 
vos enfants n’iront pas à l’école, 
et pourtant ce sera tout le contraire des vacances. 
Les vacances sont cet espace qu’il faut meubler à tout prix 
en attendant le retour prévu du travail. 
Mais là, ce qui s’ouvre devant vous, grâce à moi, 
ce n’est pas un espace délimité, c’est une immense béance. 
Je vous désoeuvre. 
Rien ne vous dit que le non-monde d’avant reviendra. 
Toute cette absurdité rentable va peut-être cesser.

A force de n’être pas payé,
quoi de plus naturel que de ne plus payer son loyer ? 
Pourquoi verserait-il encore ses traites à la banque, 
celui qui ne peut de toute façon plus travailler ? 
N’est-il pas suicidaire, à la fin, de vivre là 
où l’on ne peut même pas cultiver un jardin ? 
Qui n’a plus d’argent ne va pas s’arrêter de manger pour autant, 
et qui a le fer a le pain. 


Remerciez-moi : 
je vous place au pied de la bifurcation 
qui structurait tacitement vos existences : 


C’est à vous de jouer. L’enjeu est historique. 
Soit les gouvernants vous imposent leur état d’exception
soit vous inventez le vôtre.
 Soit vous vous attachez aux vérités qui se font jour,
 soit vous mettez la tête sur le billot. 
Soit vous employez le temps que je vous donne maintenant
 pour figurer le monde d’après
à partir des leçons de l’effondrement en cours, 
soit celui-ci achèvera de se radicaliser. 
Le désastre cesse quand cesse l’économie. 
L’économie est le ravage. 
C’était une thèse avant le mois dernier. 
C’est maintenant un fait. 
Nul ne peut ignorer ce qu’il faudra de police, de surveillance, 
de propagande, de logistique et de télétravail pour le refouler.


Face à moi, ne cédez ni à la panique ni au déni. 
Ne cédez pas aux hystéries biopolitiques. 
Les semaines qui viennent vont être terribles, accablantes, cruelles. 
Les portes de la Mort seront grand’ouvertes. 
Je suis la plus ravageuse production du ravage de la production. 
Je viens rendre au néant les nihilistes. 
Jamais l’injustice de ce monde ne sera plus criante. 
C’est une civilisation, et non vous, que je viens enterrer. 


Ceux qui veulent vivre
devront se faire des habitudes nouvelles,
 et qui leur seront propres. 
M’éviter sera l’occasion de cette réinvention, 
de ce nouvel art des distances. 
L’art de se saluer, en quoi certains étaient assez bigleux 
pour voir la forme même de l’institution, 
n’obéira bientôt plus à aucune étiquette. 
Il signera les êtres. 
Ne faites pas cela « pour les autres », 
pour « la population » ou pour « la société », 
faites cela pour les vôtres. 
Prenez soin de vos amis et de vos amours. 
Repensez avec eux, souverainement, 
une forme juste de la vie. 
Faites des clusters de vie bonne, étendez-les, 
et je ne pourrai rien contre vous. 
Ceci est un appel non au retour massif de la discipline, 
mais de l’attention
Non à la fin de toute insouciance, mais de toute négligence. 
Quelle autre façon me restait-il pour vous rappeler 
que le salut est dans chaque geste ? 
Que tout est dans l’infime.


J’ai dû me rendre à l’évidence : 
l’humanité ne se pose que les questions 
qu’elle ne peut plus ne pas se poser.
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Anonyme
(21 mars 2020)
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jeudi 2 avril 2020

Le pouvoir des choses minuscules




Le changement révolutionnaire n'est pas 
un surgissement cataclysmique 
mais une succession interminable de surprises 
cheminant en zigzag vers une société plus décente. 
Il n'est pas nécessaire de mener
des actions grandioses et héroïques 
pour participer au processus de changement. 
Des actions modestes,
multipliées par des millions d'individus, 
peuvent changer le monde.
(...)

Un optimiste n'est pas nécessairement un joyeux drille 
sifflotant bêtement au milieu du chaos. 
Garder l'espoir quand ça va mal n'est pas 
faire preuve de romantisme aveugle. 
C'est miser sur le fait que l'histoire humaine est l'histoire, 
non seulement de la cruauté, mais aussi de la compassion, 
du sacrifice, du courage, de la bonté. 
Ne voir que le pire c'est détruire notre capacité
 à faire quoi que ce soit.
(...)

Dans la mesure où nous agissons, 
même en faisant des choses minuscules, 
nous n'avons plus à attendre la grande utopie à venir.
L'avenir est une succession infinie de présents, 
et vivre maintenant
comme devraient vivre les êtres humains, 
au mépris de ce qu'il y a d'hostile autour de nous, 
est en soi une victoire merveilleuse.

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Howard Zinn
"Des voix rebelles"
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