samedi 31 octobre 2020

Tournant dans l'humanité




Avant bien d’autres, 
Sri Aurobindo a discerné et diagnostiqué
 la crise du modèle occidental
devenue une évidence aujourd'hui
à travers ses expressions diverses et variées
dans tous les domaines.  


Actuellement l’humanité traverse, dans son évolution, 
une crise où se dissimule pour elle l’obligation d’un choix 
qui déterminera sa destinée…
 
L’homme a créé un système de civilisation qui est devenu trop grand 
pour que ses facultés et sa compréhension mentale limitées
 et ses facultés spirituelles et morales, plus limitées encore, 
puissent l’utiliser et le diriger – serviteur trop dangereux 
pour son ego maladroit et plein d’appétit…  
(...)


Dans la crise actuelle, tout ce que le mental moderne nous offre 
 comme lumière pour trouver une solution, 
c’est une formule rationnelle et scientifique de l’être humain,
 vitaliste et matérialiste de sa vie, 
un effort pour parvenir à une société économique parfaite
 et au culte démocratique de l’homme moyen. 

 
Quelle que soit la vérité à la base de ces idées, 
il est clair qu’elles ne suffisent pas pour faire face aux besoins 
d’une humanité qui a pour mission d’évoluer au-delà d’elle-même,
 et qui, en tout cas, si elle doit survivre, 
doit évoluer bien au-delà de ce qu’elle est à présent… »

« Seule une orientation spirituelle totale 
donnée à la nature toute entière
 peut élever l'humanité au-delà d'elle même...
  
Ce qui est nécessaire c'est que quelques individus 
sentent un tournant dans l'humanité,  
aient la vision de cette transformation, 
en éprouvent le besoin impérieux,
 aient conscience de la possibilité 
et veuillent la rendre possible en eux-mêmes 
et en tracer la voie.
 
Cette tendance n'est pas inexistante 
et elle doit s'accroître avec la tension de la crise
dans la destinée cosmique de l'homme... » 
 .
 
Sri Aurobindo
"La vie divine"
.



vendredi 30 octobre 2020

Initiation collective

 

  
 
Nous sommes nombreux, je crois, 
au beau milieu de cette crise générale et multiforme
(sanitaire, écologique, économique, politique, sociale...etc)
à nous retrouver" au bord de l'asphyxie"...

D'abord au sens propre, 
en raison du masque porté en quasi permanence, 
mais aussi au sens figuré...
 
Nous "manquons d'air", nous étouffons, 
nous sommes angoissés ou déprimés...
et nous cherchons désespérément la "sortie"
de ce tunnel sombre 
dans lequel nous avançons à tâtons 
depuis plusieurs mois...

La situation est oppressante et elle semble s'éterniser.
La tentation est grande de  désespérer 
ou de s'installer dans la résignation passive.

Pourtant, on peut aussi vivre cela 
dans une autre perspective...
dans une perspective qui lui donnerait un "sens"...
 
Pierre Rabhi faisait remarquer, dans un article précédent, 
que nous étions sans doute au coeur d'une "crise initiatique"..
et je pense qu'il a raison...
 
L'initiation est, par définition, une "petite mort"...
C'est un moment  où l'on frôle la mort
pour ensuite la dépasser...
C'est un moment douloureux et crucial
où l'on descend dans ses profondeurs,
où l'on "touche le fond du fond", 
avant de "revenir à la surface"...
entièrement renouvelé...

Un des "rites initiatiques" les plus connus, 
dans notre culture, c'est le "baptême", 
qui, à l'origine, se pratiquait par "immersion complète".
C'est-à-dire que le baptisé (souvent adulte, à l'époque)
était plongé dans l'eau et qu'on le maintenait 
sous la surface pendant quelques instants...
 
Pendant un court instant, 
il vivait donc une situation semblable 
à celle qu'on décrivait plus haut
(manque d'air, oppression, angoisse)...
suivie ensuite d'une remontée 
qui avait tout d'une "délivrance"...
 
A la fin du rituel, 
le baptisé "ressort" de l'eau, 
et prend une grande bouffée d'air, 
retrouvant sa respiration perdue...
exactement comme quand il est sorti 
du ventre de sa mère
et qu'il a inspiré l'air pour la première fois...
 
 

 
C'est donc une "seconde naissance"
 qui est ainsi mise en scène...
une "renaissance" spirituelle
après laquelle on donnait d'ailleurs parfois 
un nouveau prénom à la personne baptisée, 
un prénom différent pour une vie nouvelle et différente.
 
Le principe même de l'Initiation,
c'est de franchir une étape...
une étape dans laquelle le passé étant "mort", 
l'avenir peut éclore...
 
 
notre société ne pratiquant plus de rituels initiatiques, 
c'est la Vie elle-même qui est contrainte 
de nous les présenter, régulièrement, 
sous forme de "crises majeures"...
 
Crises qui, aussi douloureuses et déstabilisantes qu'elles soient,
ont le mérite  nous "secouer", de nous mettre "au pied du mur"
et de nous contraindre à "changer définitivement"...

La crise dans laquelle nous nous débattons 
n'est pas une "petite crise".
Ce n'est pas une crise personnelle, 
ce n'est même pas une crise nationale, 
c'est une crise planétaire.
 
Il est donc bien possible que nous soyons au seuil
d'un changement fondamental et définitif
qui emmène toute l'humanité
vers une "nouvelle étape"...
 
Par cette Crise hors-norme,
la Vie nous met en demeure
de passer par une "mort symbolique"
à tout ce que nous avons vécu jusqu'ici....
 
 
Nous sentons bien que ce qui se joue est important, 
qu'il est crucial non seulement de "passer au travers" 
mais aussi de redéfinir de nouvelles façons 
de vivre et d'agir.

Bref, si nous sommes réellement 
dans une "crise initiatique", 
nous ne nous sommes pas en train 
de nous "asphyxier" en vain,
mais nous sommes en train de traverser
une épreuve, un test collectif, 
pour trouver un "nouveau souffle"...

Reste à savoir, bien sûr, 
si nous allons être "à la hauteur"de cet énorme défi ...
qui, justement parce qu'il est de "nature vitale"
nous demande d'aller puiser dans nos ressources
les plus profondes, les plus enfouies...
 
Une fois reconnues ces "capacités cachées",
l'être humain pourrait être en mesure
de passer un "cap" et de créer, enfin, 
un Nouveau Monde...

.
 
La Licorne
 
 

 

+
Vidéo d'Annick de Souzenelle 
(proposée par Amezeg)

 
  
 

jeudi 29 octobre 2020

Vie mutilée ou vie complète

 



Où que je sois, j'essaierai d'irradier un peu d'amour,
de ce véritable amour du prochain qui est en moi.
...
.


On peut nous rendre la vie assez dure,
nous dépouiller de certains biens matériels,
nous enlever une certaine liberté de mouvement tout extérieure,
mais c’est nous-mêmes qui nous dépouillons de nos meilleures forces
par une attitude psychologique désastreuse.

En nous sentant persécutés, humiliés, opprimés.
En éprouvant de la haine.
En crânant pour cacher notre peur.

On a bien le droit d’être triste et abattu, de temps en temps,
par ce qu’on nous fait subir : c’est humain et compréhensible.
Et pourtant la vraie spoliation 
c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons.
...
 
L'éventualité de la mort est intégrée à ma vie ;
regarder la mort en face et l'accepter
 comme partie intégrante de la vie, 
c'est élargir cette vie. 
 
A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort 
un morceau de cette vie, 
par peur de la mort et refus de l'accepter, 
c'est le meilleur moyen de ne garder 
qu'un pauvre petit bout de vie mutilée, 
méritant à peine le nom de vie.
 
Cela semble un paradoxe : 
en excluant la mort de sa vie, 
on se prive d'une vie complète, 
et en l'accueillant on élargit et on enrichit sa vie.
...
 
 
Etty Hillesum 
 "Une vie bouleversée"
.



 

mercredi 28 octobre 2020

Pouvoir personnel

 


 

 Le pouvoir de l’homme s’est accru dans tous les domaines, 

excepté sur lui-même.

.

Winston Churchill

.

 

Face aux dérives ultra-sécuritaires que nous vivons,  
et qui rognent chaque jour un peu plus nos libertés, 
on peut se demander quelles sont les stratégies "efficaces" ?

Je crois sincèrement que le "combat" n'est pas la solution...
Je ne crois plus trop aux luttes, ni aux manifestations de rue...

Par contre, je crois très fort à la possibilité 

Comment ?
Eh bien, tout simplement, en cessant de "participer"
à ce pour quoi nous ne sommes pas d'accord...

Cela demande essentiellement deux choses : 

Ouvrir nos yeux "extérieurs" pour gagner en lucidité
et ne plus faire ce qui va à l'encontre 
de nos convictions...

Et ouvrir également nos yeux "intérieurs"
afin d'extirper les "racines" de la peur
et du doute en nous...

La deuxième partie n'étant pas la plus facile...
comme vous pouvez l'imaginer... ;-)
 
Le plus important étant de comprendre
que le pouvoir n'est pas à l'extérieur de nous,
qu'il n'y a jamais été...
 
Le pouvoir véritable est vraiment "en nous"...
Car l'extérieur est le reflet de l'intérieur.
 
Retrouvons notre" CENTRE", 
 notre centre de pouvoir
d'amour ...et de paix.
 
.
 
La Licorne
.
 
 
 
 
 
Le travail que l'homme peut faire sur lui-même, 
je l'appelle le chemin initiatique.
 
Il commence avec une expérience. 
Cette expérience nous fait connaître notre Être essentiel. 
Une telle expérience efface une fois pour toutes le doute 
qu'il s'agirait du résultat d'une recherche métaphysique,
 d'une pieuse spéculation ou d'une projection psychologique. 
 
L'Être essentiel est une réalité 
dont on peut vraiment faire l'expérience.
.
Karlfried Graf Dürckheim
 

 
 

 


 

mardi 27 octobre 2020

Pour qu'il y ait la paix...

 

Pour qu'il y ait la paix sur la terre,
il faudra que tous les êtres
soient intérieurement en paix.
.
Claude Chenier
 
 
.

 
 
C'est dans son coeur
qu'il faut construire la paix. 
.
  Dalaï-Lama
.


Je crois que je vais le faire : tous les matins, 
avant de me mettre au travail, me "tourner vers l'intérieur",
 rester une demi-heure à l'écoute de moi-même.
" Rentrer en moi-même".
Je pourrais dire aussi : méditer.
Mais le mot m'horripile encore un peu.
Oui, pourquoi pas: 
une demi-heure de paix en soi-même.
 (...)

Mais une "heure de paix", 
ce n'est pas si simple.
Cela s'apprend.
 
Il faudrait effacer de l'intérieur
tout le petit fatras bassement humain,
 toutes les fioritures.
Une petite tête comme la mienne est toujours 
bourrée d'inquiétude pour rien du tout.
Il y a aussi des sentiments et des pensées
 qui vous élèvent et vous libèrent,
 mais le fatras s'insinue partout .

Créer au-dedans de soi une grande et vaste plaine,
 débarrassée des broussailles sournoises
 qui vous bouchent la vue, 
ce devrait être le but de la méditation.

Faire entrer un peu d'Amour en soi, 
pas de cet amour de luxe à la demi-heure
dont tu fais tes délices,
 fière de l'élévation de tes sentiments,
 mais d'un amour utilisable
dans la modeste pratique quotidienne.
.

Etty Hillesum
.
 
 
 

 

 

 

lundi 26 octobre 2020

Qu'est-ce que la méditation ?

 
 
Une vidéo absolument essentielle (à mon humble avis)
sur le sujet du rôle et de la nature de la  méditation :

 

 
Séparée de la vie quotidienne, la méditation n'a aucun sens.
Elle n'est qu'une fuite devant la vie, 
fuite devant toutes nos peines, misères,
souffrances, confusions...
et elle ne vaut alors même pas la peine qu'on y touche.
 
Qu'est-ce alors que la méditation ?
Est-ce un accomplissement, la réalisation d'un but ?
Ou est-ce un parfum, une beauté 
qui s'infiltre dans toutes mes activités...
ayant alors une signification considérable ?
.


 

dimanche 25 octobre 2020

Méditer : pour se retirer...ou pour s'affirmer ?


 La méditation (...) nous apprend 
à entrer en amitié avec nous.
Nous sommes si souvent coupés de nous-mêmes, 
étrangers à nos désirs profonds, 
ne sachant pas dire « non » quand il le faudrait…
 
Parfois même nous nous en voulons 
d’être qui nous sommes.

Or, la méditation, 
en nous apprenant à nous retrouver, 
à écouter ce qui est vrai pour nous,
Et cela change tout !
 
Cela donne la force et le courage dont nous avons besoin.
 Quoi de plus nécessaire pour (...) faire face aux défis 
qui se présentent à beaucoup d’entre nous !
.
 
.
 

 


 

Quand le mental prend le contrôle et s'emballe, on n'est plus en possession de tous ses moyens

Dans cet état, on est rapidement déstabilisé par les circonstances extérieures.
On est facilement stressé par celles-ci, que l'on ressent comme une pression.

Quel rôle peut jouer la méditation ?

On peut avoir tendance à être déconcentré, distrait, à perdre de vue ce qui est vraiment important pour soi.

Ou bien on peut avoir tendance à s'enfermer dans les mêmes schémas de pensée que l'on mouline parfois comme un disque rayé, passant à côté de perspectives et solutions pourtant simples mais, tristement, restées inaperçues.

Car le mental a tendance au fil des années à reproduire ce qu'il connaît, au détriment de toute expérimentation, créativité, et jouissance.

Dans cet état où on laisse le contrôle au mental, notre efficacité n'est pas optimale et, bien loin de réaliser notre potentiel, nous obtenons peu de résultats au prix de beaucoup d'efforts : dans notre travail, dans nos relations aux autres, dans chaque aspect de notre vie. On se fatigue. On se lasse.

La méditation permet de remettre le mental à sa juste place, de reprendre les rênes du mental au lieu d'être sous sa tyrannie.

Mais son effet n'est pas neutre, et les pratiques diffèrent, menant à des états différents, sous leur ressemblance extérieure

.
Savoir se frayer un chemin parmi les nombreuses pratiques de méditation :

Certaines pratiques visent à atteindre la relaxation par la détente du mental, d'autres par la concentration soutenue sur un objet intérieur, certaines visent un rééquilibrage des fonctions cérébrales, d'autres l'absence même de mental, un état de "no mind", et d'autres encore une absence de toute réponse à tout stimulus extérieur, et il en existe davantage encore...

La méditation est fréquemment utilisée comme moyen de déconnexion et de retrait dans les plans intérieurs.

Cette pratique produit des effets qui semblent a priori très positifs : calme, réconfort, détachement vis-à-vis des événements extérieurs, gestion (plutôt mise sous contrôle) des émotions.

Seulement cet état de calme peut être superficiel et précaire, s'il ne provient pas de la croissance intérieure de la personne ayant guéri ses blessures émotionnelles, ayant fait évolué sa neurologie (ce à quoi la pratique de méditation peut aboutir, fait scientifiquement vérifié), mais d'un désengagement progressif vis-à-vis de l'expérience directe de la vie, en quelque sorte de l'ajout de la méditation comme un coussin douillet entre la vie et soi, d'une déconnexion des réponses émotionnelles saines, et de l'espèce de douce torpeur qui en résulte.

Si ce type de pratique méditative est interrompu pour quelque raison que ce soit, à la moindre situation de crise, le calme peut vite laisser la place à un retour du stress et de réactions émotionnelles et nerveuses conditionnées par les schémas mentaux, comme si la personne n'avait pas derrière elle de pratique de la méditation.

La boîte de Pandore intérieure est maintenue fermée et enterrée par la pratique, mais elle est toujours là...

 


Car ce calme n'est pas le résultat d'une évolution intérieure par la méditation, mais d'une déconnexion et d'une suppression du mouvement intérieur par la méditation.

Or le mouvement c'est la vie : notre mouvement émotionnel en réponse au mouvement de nos expériences diverses et contrastées, ce mouvement intérieur en réponse au mouvement extérieur, constitue précisément l'expérience directe et subjective, le substrat, la richesse de notre vie, sans quoi peu à peu plus rien ne nous fait vibrer et nous perdons progressivement notre enthousiasme, notre passion, notre intérêt pour la vie, nous conduisant à vivre au niveau... mental !

Et la boucle d'un état méditatif illusoire est bouclée, la stagnation de la "douce torpeur" l'emporte.

La méditation peut conduire à des états illusoires, si l'on n'y prend garde, d'où l'utilité de bénéficier de la guidance d'une personne ayant cheminé par sa pratique et affûté son discernement.

Il serait dommage d'utiliser la méditation, par mégarde, pour construire autour de soi une armure de plus, une citadelle de paix pour s'extraire de la réalité du monde qui nous entoure, pour se barricader contre la vie ou bien pour s'élever au-dessus d'elle dans des plans éthérés.

En un mot, pour se déconnecter, oublier, s'éthérer, s'anesthésier, s'échapper dans les plans intérieurs. Car ce serait se priver de l'expérience directe de la vie, ressentie dans tous ses contrastes, qui nous fait vibrer quand on l'embrasse vraiment.

La méditation peut précisément servir à ceci : à pouvoir embrasser le monde pleinement, et à en faire l'expérience directe et entière, sans se laisser happer dans quelque tourbillon d'inquiétudes et de soucis, de pression et réactions conditionnées.

Sans s'identifier à ses états d'âme passés ou présents ni les projeter sur le futur. Sans se laisser happer, déstabiliser et mettre sous pression par l'expérience vécue. Sans perdre ses moyens, mais en restant profondément, authentiquement soi-même.

Le méditant peut renforcer l'expérience de sa paix intérieure non pour s'y retrancher, mais pour, à partir de ce noyau de paix, pouvoir s'ouvrir en toute clarté et sécurité à toute la richesse des interactions qui constituent notre vie.

Le méditant ne fuit rien, ne s'échappe pas, mais ancre sa présence dans le centre paisible et stable de son être, choisissant d'opérer à partir de ce centre pour saisir et garder le gouvernail de son être et de sa vie, et naviguer au travers de la vie en possession de ses moyens.

Il retrouve ce centre paisible et authentique, puis apprend à vivre chaque instant à partir de ce centre. Ce centre de paix que le méditant contacte et développe en lui qui n'est pas comme une île lointaine isolée de tout.

 

 
Il est plutôt semblable à l'oeil du cyclone, ce point privilégié et stable d'où tout peut être observé à 360 degrés, ce point qui est présent directement au beau milieu du mouvement, sans jamais être dénaturé par celui-ci.

Le méditant peut s'engager dans des relations sans y perdre le sens de soi-même, embrasser des expériences diverses sans attachement ni fuite, ressentir les émotions contrastées sans s'identifier à aucune, faire ses choix libre et exempt de toute pression extérieure, qu'elle vienne des autres ou des circonstances.

La vie n'en devient pas pour autant plate ni prévisible, et les méditants ne deviennent pas comme des clones, d'une humeur égale, sans passion ni traits de personnalité saillants, mais conservent leur personnalité avec davantage encore d'authenticité.

La personnalité ne s'efface pas avec la méditation.

Et la vie reste pleine d'expériences contrastées, dont le méditant perçoit avec davantage d'acuité les différentes saveurs dans leurs moindres nuances, et les différents courants sous-jacents au mouvement de sa vie.

Revenir à la pure conscience de l'instant présent ne signifie pas s'extraire de la réalité ni renoncer à quoi que ce soit d'essentiel. C'est un retour à l'essentiel, permettant de vivre dans un équilibre non statique, en un mot : l'harmonie.

 

Sophia Frelau
.
 
 
 

samedi 24 octobre 2020

Guérir dehors, guérir dedans

 

L'humanité souffre 
d'une immense carence introspective.
.
C.G. Jung
.
 
.

(Sri Aurobindo)  voyait clairement que,
pour guérir le mal du monde,
il faut d'abord guérir 
"ce qui est à sa base dans l'homme"
et que l'on ne peut rien guérir dehors
si l'on ne guérit d'abord dedans,
parce que c'est la même chose;
 
on ne peut pas maîtriser le dehors
si l'on ne peut maîtriser le dedans,
parce que c'est la même chose;
 
on ne peut transformer la matière extérieure
sans transformer notre matière intérieure,
parce que c'est encore et toujours la même chose
- il n'y a qu'une nature, qu'un monde, qu'une matière,
 et tant que nous voudrons procéder à l'envers,
nous n'arriverons à rien.
.
Satprem
"Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience"
 
 
 
 
 
 

vendredi 23 octobre 2020

Paix des profondeurs

 

 


Tout être humain a des racines ontologiques
et pas seulement terrestres.

 Il ne le comprend qu'en prenant conscience 
que pour être lui même,
 il faut être, tout court.

Être veut dire que l'on accepte de recevoir en soi
 la source de toute vie, dont la sienne,
 en se laissant habiter par cette source. 
Celle ci n'est pas seulement ce courant de vie
récapitulant toute l'évolution. 
Elle va au delà de ce courant,
dans les profondeurs de l'origine, 
qui relève d'un immense amour pour la vie et les hommes.

La plongée en soi-même révèle l'être des profondeurs.
 En le faisant surgir, elle fait monter une immense paix
Pour soi, pour le monde. 
Paix de savoir qu'existe une vie plus profonde
que les apparences.

 Paix de se sentir vivre pour la première fois, 
de découvrir que cette paix parle aux autres. 
Comme si le monde l'attendait secrètement,
 et s'il était heureux de pouvoir se dire :
 "Enfin, un homme en paix."

C'est en appelant à exister la profondeur de soi
 qu'on la fait apparaître.
Cela s'appelle prier ou méditer.
 En se liant d'une façon fondamentale
 à la vie fondamentale qui vit en soi,
 on transforme non seulement sa vie,
mais le monde.
.
 
Bertrand Vergely
"La foi ou la nostalgie de l'admirable"
.
 

 

jeudi 22 octobre 2020

Et si on respirait ensemble

 
 
 
 

 

Et si on créait une "con-spir-ation" des coeurs et des esprits ?

Et si on "respirait ensemble" ?

.

La Licorne




mercredi 21 octobre 2020

Moutruches et Tigraigles

 

En lisant les commentaires sur les réseaux sociaux,
les spécialistes ont recensé dernièrement 
deux nouvelles espèces : 
Les "Moutruches" et les "Tigraigles"...
 
 

 
 
Le "Moutruche" est un individu qui a les caractéristiques supposées
du mouton et de l'autruche, à savoir une docilité extrême
et le refus de voir les choses telles qu'elles ont en réalité, 
notamment en matière de politique et de problèmes sociaux...
 

 
 
Dans son voisinage immédiat, on trouve le "Tigraigle",
qui, lui, pense avoir l'acuité de l'aigle, avoir "tout compris" 
et se jette parfois férocement sur le pauvre moutruche, 
qui se demande bien ce qu'il a fait pour mériter un tel traitement....:-))

Entre ces deux espèces, la tension monte, monte...
et la cohabitation devient très compliquée...
 
Pour l'heure, on recherche désespérément un "Cygnal"
c'est-à-dire un individu ayant la pureté du cygne
et la noblesse du cheval, capable de les réconcilier...;-)
 
.
La Licorne
.
 

P-S : Il semblerait, ce qui ne simplifie pas les choses,
qu'on ait aperçu, aussi, 
des "moutraigles"...et des "tigruches"...
 
...et que tout ce beau monde
s'ébat, parfois, 
au sein d'un même individu ! 
;-) 
 
 
 
 

Cygnal
 

Scission

 
 
 
Dans la façon dont nous réagissons à la "crise du virus",
il me semble que l'on voit se profiler une nette "scission"...

Une scission entre 
 "ceux qui sont en panique"
 et "ceux qui sont dans le déni"...
 
Une scission entre 
"ceux qui veulent protéger les autres" 
et "ceux qui veulent être libres"
 
Une scission entre
"ceux qui se sentent intouchables"
et "ceux qui se savent fragiles"

Une scission entre
"ceux qui font confiance à ce qu'on leur dit"
et "ceux qui cherchent leurs propres informations"
 
Une scission entre 
"ceux qui voient ce qui se passe"
et "ceux qui veulent être rassurés"...
 
Une scission 
entre "ceux qui restent en attente"
et "ceux qui prennent position"...

 
(chloroquine, masques, tests, vaccins, couvre-feu...) 
 
Cette scission est-elle constructive ?
Joue-t-elle en notre faveur ?
Nous aide-t-elle à sortir de la crise ?

Je n'en suis pas sûre...
 
Nous avons été "isolés",
nous avons été "distanciés"... 
Et voilà qu'aujourd'hui, 
nous sommes "divisés"...
 
 

 
Divisés entre nous, certes, 
mais aussi "divisés" à l'intérieur de nous !

Qui peut dire qu'il est absolument "clair" 
par rapport à la situation ?
Peu de monde, en vérité...
La confusion règne...
et elle brouille les esprits !

Nous avons d'abord, je crois, 
à faire la paix en nous-même, 
à trouver un "point d'équilibre"
entre panique et déni, 
un point de "prudence lucide"...
ou de "lucidité apaisée"...
un point stable sur lequel nous appuyer...
 
Ce n'est pas facile...
car nos émotions profondes sont en cause...

Mais quand nous aurons trouvé cet équilibre, 
quand nous serons sortis de la peur, 
de l'agitation mentale et de la projection sur l'autre...
alors la "méfiance" 
entre les différents groupes d'opinion
pourra commencer à s'estomper...
 
On pourra commencer à s'écouter dans la sérénité,
on pourra commencer à sortir de notre sidération... 
de notre affolement ou de notre sentiment d'impuissance...
et on pourra commencer à trouver des solutions...
moins épidermiques et plus..."intelligentes" !
 
.
La Licorne
.






mardi 20 octobre 2020

Variations saisonnières

 
Variations saisonnières...
(ou la Vér(an)ité à géométrie variable)
 
 
Je ne sais pas, si, comme moi, 
vous avez remarqué à quel point  le "climat" se détraque...
et comment on passe, en un rien de temps, d'un extrême à l'autre... ;-)
 

Pas étonnant, quand on sait que VER-AN en ver(l)an, ça fait  AN-VER...   ;- )


 
Les experts avancent une explication :
ce pourrait être dû à une forte augmentation 
du taux de CO2 (sous le masque)...
 
:-))) 

Augmentation de CO2 qui provoquerait, 
de façon régulière,
des "tempêtes" cérébrales,
un vent de "folie" de force 10
et des tsunamis de mesures préventives 
 
 
La COP37°8 se penche actuellement
sur la question...
 

.
La Licorne
.
 

 
(*) La logique "inversée" est une logique 
qui consiste à employer
à l'automne la "technique de prévention"
qui aurait été fort utile...au printemps 
(et inversement), 
de confiner quand il faudrait déconfiner, 
de masquer quand il faudrait démasquer...etc.

Si vous ne maîtrisez pas bien
ce mode de raisonnement, 
je vous conseille vivement la lecture
de ce petit conte pour enfant ... ;-)

.
 



lundi 19 octobre 2020

La vérité par le nombre ?

 

 
La vérité d'une idée ou d'une affirmation
 est-elle garantie par le nombre de personnes 
qui s'en réclament ?

On a souvent tendance à penser
que la "majorité" a forcément raison...
Mais cette "règle de la majorité" est-elle fiable ?
Est-il bon
de "penser ce que tout le monde pense", 
de "faire ce que tout le monde fait" ?

En philosophie, on part souvent du principe 
qu'il faut "interroger" les évidences, 
les opinions toutes faites...
C'est ce que faisait, par exemple, Socrate...
 
Mais ayant dépassé l'opinion commune, 
le "sage" se retrouve souvent seul ...
ce qui le place dans une position très délicate...

On pourrait citer d'innombrables exemples, 
mais j'en retiendrai deux, parmi les plus célèbres : 
 
Galilée et Giordano Bruno, tous deux persécutés 
pour avoir défendu, un peu trop tôt, une vérité, 
qui deviendrait, ensuite, une évidence pour tous : 
la Terre est ronde et tourne autour du soleil, 
dans un univers sans limite... 
 

En ces temps troublés, nous ferions donc 
bien de nous souvenir de cet état de fait :
l'opinion commune ou celle de la majorité 
n'est pas garantie de vérité...
c'est même souvent le contraire !
 
 
Evitons donc, le plus possible,
et cherchons "notre" vérité...
 
.
La Licorne
.
 
 
 
 





dimanche 18 octobre 2020

Courage intérieur

 
Ne nous méprenons  pas :
affirmer sa position "seul contre tous"
n'est jamais facile, 
cela demande énormément
 
 

 

La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre

Lorsque cela est accordé, le reste suit.

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George Orwell 

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Le premier qui dit, se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue, puis on s'habitue
On lui coupe la langue, on le dit fou à lier
Après sans problèmes, parle le deuxième

Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté

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Guy Béart

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samedi 17 octobre 2020

Dire "sa" vérité ?

  

A une époque de tromperie universelle,
dire la vérité est un acte révolutionnaire. .

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George Orwell

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Une vidéo pour comprendre combien il peut être difficile 
d'affirmer "sa" vérité lorsqu'on fait partie d'un groupe ...

 

 

 

Dans une situation expérimentale, 
Salomon Asch organise des réunions de groupes 
dans lesquelles un participant naïf est placé 
au milieu de comparses de l’expérimentateur. 
On demande aux sept personnes présentes (parfois neuf) 
de désigner, parmi des droites figurant sur une carte, 
celle qui est égale à une ligne étalon, 
le sujet naïf parlant toujours l’avant-dernier.
 Tous les autres sujets donnent tantôt la bonne réponse 
(pour accroître la vraisemblance), 
tantôt la même réponse incorrecte. 
 
L’influence normative d’une majorité unanime 
donnant une réponse contraire à l’évidence et au bon sens 
affecte les individus isolés face à cette opinion compacte. 
 
Lorsque le groupe de complices feint de ne pas être unanime, 
que certains des participants montrent des doutes et des désaccords, 
la tendance à la conformité s’atténue 
et les individus se fient davantage à ce qu’ils voient. 
 
Ces effets de séduction de la pensée critique 
par l’influence sociale sont au cœur 
de la problématique de l’imposture.
 
La tendance au conformisme social, 
à l’adhésion aux rites et préjugés normatifs de l’époque, 
qui suspend toute pensée critique
est le plus sûr allié de l’imposteur.
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Roland Gori

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vendredi 16 octobre 2020

Positif ou authentique ?

 


Comme vous le savez, 
la "positivité", la "positive attitude",
est très à la mode...
surtout dans les milieux dits "spirituels"...

Attention cependant 
à ce que cette "positivité", 
souvent louable, 
ne nous empêche pas 
d' "ouvrir les yeux"...
à ce qu'elle ne nous empêche pas
 de comprendre la situation  réelle
dans laquelle nous nous trouvons...


 
 
Et ce ressenti, 
nous ne devons pas le chasser 
mais l'écouter !
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La Licorne
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mercredi 14 octobre 2020

Dangers de la passivité

 

Vidéo humoristique d'Eric Remacle 
sur l'évolution dans le temps de la situation actuelle...
 dans 10 ans...dans 100 ans...

Je ne sais pas si ça fait vraiment rire...
mais en tout cas, ça fait réfléchir !


 


On pouvait leur faire accepter 
parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement 
l’énormité de ce qui leur était demandé 
et n’étaient pas suffisamment intéressés 
par les événements publics 
pour remarquer ce qui se passait.
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"1984"
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mardi 13 octobre 2020

Conformisme social

 
 
 
 
Vous pensez être "libre" et "indépendant"
dans vos comportements quotidiens ?
Vous pensez que vous agissez toujours 
de façon parfaitement "rationnelle" ?
Que les "moutons", ce sont les autres ?
 
Alors regardez cette expérience :
 
 

 

Hallucinant, non ?.


La Licorne
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