lundi 18 juillet 2016

Pourquoi ? Pourquoi ?

 




Chant de Mike Ofer 
dédié aux victimes des guerres
et des attentats dans le monde
ainsi qu'à leurs familles,
quels que soient leurs pays,
leurs origines et leurs religions

.


dimanche 17 juillet 2016

De l'enfance à l'âge adulte : L'esprit endommagé




Puis-je me permettre de faire état des contacts fréquents
que j'ai eu avec de nombreux jeunes, des milliers en fait ?
Entre cinq et douze ans, 
ils paraissent intelligents, curieux, éveillés, 
pleins d'énergie, de vitalité et de beauté.

Passé cet âge, leurs parents, la société,
les journaux, leurs propres camarades, leur famille
sont à l'origine d'une espèce de noyade
dont ils ressortent tellement laids, tellement retors.
Vous savez bien que l'ensemble de l'espèce humaine
est devenue ainsi.
(...)

Pourrions-nous creuser un peu la question ?
Qu'est-ce qui au juste endommage l'esprit,
sur un plan fondamental et non superficiel ?
Si je puis me permettre la question :
"Serait-ce essentiellement le savoir ?

- Un faux savoir..."
.
Krishnamurti
.



L'enfant, explorateur du visible et de l'invisible,
né pour réinventer le monde de ses doigts,
et de ses rêves, devient aujourd'hui
l'otage d'une industrie cynique.

Substituer à ses facultés différenciées et vivantes,
alors en plein essor, tout un attirail de prothèses
-de la télévision aux multiples gadgets de l'électronique-
est un crime que le code pénal n'a pas su prévoir;

Le décret ordonnant l'amputation d'un membre intact
susciterait des remous, la dévastation quotidienne,
institutionnalisée par les moeurs,
du potentiel spirituel et intellectuel de l'enfant
laisse indifférent. 

Ceux mêmes qu'indignent
les pieds atrophiés des femmes de l'ancienne Chine
vissent de leurs propres mains,
dans l'étau meurtrier d'une technologie réductrice,
le crâne de leurs enfants...
.
Christiane Singer
.



samedi 16 juillet 2016

Le pianiste et le piano



...l'être humain est constitué d'un Être intérieur 
(auquel on a donné différents noms
dans différentes cultures et traditions : 
Âme, Centre, Ange solaire, Christ intérieur, Source,
Moi supérieur, Conscience supérieure,
Guide intérieur, Ego (avec une majuscule) 
et qu'il possède un véhicule de manifestation 
(appelé souvent "personnalité" ou "ego") 
formé d'un corps mental, d'un corps émotionnel 
et d'un corps physique permettant à l'Etre intérieur 
de se manifester dans le monde de la matière.
 
 

 
 
Cet Être intérieur, nous l'appellerons ici le Soi, 
mais évidemment le nom en lui-même n'a aucune importance. 
Il suffit d'en choisir un simplement pour se comprendre.

Cet Être intérieur, formé de matière (ou conscience) 
vibrant à un taux vibratoire très élevé,
 a besoin d'un véhicule de manifestation 
pour pouvoir exprimer sa volonté dans le monde physique. 
Nous pouvons considérer, du point de vue de la conscience humaine ordinaire, 
que cet Être intérieur est parfait en soi, toute lumière, tout amour, 
toute intelligence, toute conscience, toute puissance, etc. 
C'est ce que l'on exprime souvent en disant 
que c'est ce que nous sommes en essence.

Pourtant, malgré la perfection de ce que nous sommes vraiment, 
nous n'avons pas l'air de manifester beaucoup de perfection 
dans notre vie de tous les jours. 
Pourquoi ? 
Ce n'est pas parce que notre essence n'est pas parfaite, 
mais simplement parce que le véhicule de manifestation 
n'est pas encore tout à fait au point. 
Une image illustrera facilement ce point.
 

 
 
Comparons notre Soi à un merveilleux pianiste
extrêmement talentueux et génial. 
Pourtant, aussi génial qu'il puisse être, 
s'il ne dispose que d'un vieux piano mécanique désaccordé 
dont la construction n'est pas terminée,
auquel il manque des cordes et des touches, 
dont le clavier est plein de colle, et qui de temps en temps 
se met à faire sa propre musique pré-programmée 
indépendamment de ce que veut jouer le pianiste, 
ce dernier ne pourra pas faire de la très belle musique
dans ce monde physique.

Pour qu'il puisse faire de la belle musique, 
il n'y a rien à changer dans l'essence de ce qu'il est ; 
il n'y a qu'à mettre le piano au point.
C'est le genre de travail que nous devrons faire
au niveau de notre personnalité.
 
Finir de la construire, la raccorder, la déprogrammer, l'harmoniser, 
s'en dégager afin que notre Soi puisse exprimer son chant de beauté, 
de paix, d'amour et de liberté dans le monde physique.
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Annie Marquier
"Le pouvoir de choisir"
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vendredi 15 juillet 2016

Nos parts perdues




Regarder cet enfant douloureux que nous avons été, 
cet enfant trahi...ou ceci, cela...
nous avons tous des histoires très différentes.
Revenir sur les "lieux du crime" 
et prendre ces parts de notre être sur nous.

Dans les grands drames de l'existence, 
notre personnalité est éclatée, 
c'est-à-dire qu'il reste une part de notre être 
qui est restée là-bas, comme ça.

Et je rassemble les morceaux. 
C'est ça, vieillir dans l'entièreté.
Rassembler les morceaux épars de son être.
 Ce déchirement de l'être, le rassembler, l'intégrer. 
Et puis, Un, s'incliner, réuni.
(...)
C'est cette Unité retrouvée que je peux offrir à l'univers.
Tant ce que je suis dans le déchirement, 
je répands le déchirement.
Donc cette nécessité de ce travail intérieur 
sur nos souffrances, sur nos peurs, 
on n'y échappera pas.
Et on peut le faire aussi bien dans la relation amicale...

Trouver des témoins. 
Tant qu'on n'a pas de témoin, 
c'est comme si c'était un poison dans notre sang.
Ce n'est qu'avec le témoin que je peux faire sortir ...
et surtout pour des personnes qui croient 
qu'elles ne pourront jamais dire certaines choses, 
parce que ce serait trop terrible.
(...)
Quand on sort de la peur du jugement de l'autre, 
c'est là que commence la vraie Vie.
.
Christiane Singer
"Choisis la vie et tu vivras".
(à 1h03 de la vidéo ci-dessous)
.



Il a beaucoup fait pour le monde, celui qui le quitte
sans y laisser de trace de son ressentiment, de sa rancoeur,
de ses blessures, de sa souffrance...
.
Christiane Singer
.




jeudi 14 juillet 2016

Les blessures de l'enfance




Nos émotions sont toujours reliées au malheur du passé,
à un événement ou une personne de notre histoire.
Elles sont les émanations des peines qui vivent en nous,
la manifestation des douleurs profondes et souvent anciennes
qui fermentent dans notre donjon intérieur.

Celles auxquelles nous avons accès ne constituent
que la partie émergente d'un iceberg
profondément enfoui dans notre psyché,
affectant en sous-main notre humeur,
nos relations, notre capacité d'aimer,
notre façon de fonctionner et nos choix de vie.
.
Darpan
.



mercredi 13 juillet 2016

Le berceau de la joie

 .
La joie est l'air du monde nouveau.
.
De surprise en surprise, de crise en crise,
le vécu quotidien devient le "berceau de la joie".

Une transformation s'accomplit avec et malgré nous,
dans le secret de la présence silencieuse
et "contagieuse" de l'Ange,
ce plus haut niveau de soi, notre pôle de lumière.
.
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mardi 12 juillet 2016

Le jour où je me suis aimé(e)...




… j’ai compris qu’en toutes circonstances, 
j’étais à la bonne place, au bon moment. 
Et alors, j’ai pu me relaxer. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….. 
Estime de soi


… j’ai pu percevoir que mon anxiété 
et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal 
quand je vais contre mes convictions. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité


… j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive 
contribue à ma croissance personnelle. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. 
Maturité


… j’ai commencé à percevoir l’abus 
dans le fait de forcer une situation ou une personne 
dans le seul but d’obtenir ce que je veux, 
sachant très bien que ni la personne ni moi-même 
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….. 
Respect


… j’ai commencé à me libérer 
de tout ce qui ne m’était pas salutaire :
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. 
Amour propre


… j’ai cessé d’avoir peur du temps libre 
et j’ai arrêté de faire de grands plans, 
j’ai abandonné les Mégaprojets du futur. 
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, 
ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité


… j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois 
où je me suis trompé. 
Aujourd’hui j’ai découvert …. 
l’Humilité


… j’ai cessé de revivre le passé 
et de me préoccuper de l’avenir. 
Aujourd’hui, je vis au présent, 
là où toute la vie se passe. 
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois. 
Et ça s’appelle….
Plénitude


… j’ai compris que ma tête pouvait 
me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon coeur, 
elle devient un allié très précieux.

Et tout ceci, est…
Savoir vivre.
.

Texte de Kim Mc Millen

(souvent attribué à Charlie Chaplin, 
car il l'a récité lors de son 70ème anniversaire)
.


jeudi 7 juillet 2016

L'ego est-il un ennemi ?




- Demande !

Gitta:

-Y a t-il un moyen sûr pour éviter de retomber
dans mon « petit moi », dans ma personne ?

-Tu ne peux pas retomber dans la personne,
car tu es dedans. Vous êtes tous dedans.

IL NE FAUT PAS LA QUITTER, MAIS L’ELEVER.
VOTRE PLUS GRAND TRESOR EST CETTE PERSONNE.

Le bois se transforme en lumière,
mais ne se perd pas.

Quel miracle que la personne !
Depuis des temps infinis, elle se forme.
Et toi, enfant stupide, tu la détestes !

.
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mardi 5 juillet 2016

Nos parts blessées


  


"Seul celui qui a reçu une blessure similaire 
peut panser doucement les plaies d'un autre."
.
Thomas Jefferson
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Notre voyage commence en explorant la conscience de notre enfant intérieur.
C’est la base de la guérison, de rentrer chez soi.

Notre innocence enfantine
 – notre confiance et notre spontanéité –
 avec laquelle nous sommes tous nés,
a été occultée à cause des traumas que nous entretenons.

 Maintenant, ce que nous trouvons
quand nous entrons dans notre vulnérabilité,
c’est un noyau de peur – un monde de peurs profondes,
 de panique et même de terreur.

Nous avons appris depuis tout petit
 à trouver des moyens pour compenser
ces peurs profondes bien installées,  afin de survivre,
 mais cela ne veut pas dire que ces peurs ont disparu.
 Au contraire, elles se sont installées plus profondément
 dans notre inconscient.

Notre enfant intérieur blessé a un mental qui a son propre fonctionnement
 et qui est complètement indépendant de celui de l’adulte qui compense. 
 
Il ou elle vit dans son propre monde, un monde basé
sur les expériences et les souvenirs de ce passé lointain.
Il ou elle est encore intensément vivant
et influence très fortement le présent.
.
.
 
 
 
 
 


dimanche 3 juillet 2016

Lorsque l'enfant était enfant

 
 
 
« Lorsque l’enfant était enfant,
Il marchait les bras ballants,
Il voulait que le ruisseau soit rivière
Et la rivière, fleuve,
Que cette flaque soit la mer.
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant,
Tout pour lui avait une âme
Et toutes les âmes étaient une.
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Il n’avait d’opinion sur rien,
Il n’avait pas d’habitude
Il s’asseyait souvent en tailleur,
Démarrait en courant,
Avait une mèche rebelle,
Et ne faisait pas de mines
quand on le photographiait.
 
 
 
 
Lorsque l’enfant était enfant,
 ce fut le temps des questions suivantes :
Pourquoi suis-je moi et pourquoi pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et pourquoi … pas là ?

 Quand commence le temps et où finit l’espace ?
La vie sous le soleil n’est pas qu’un rêve ?
Ce que je vois, entend et sens, n’est-ce pas…
simplement l’apparence d’un monde devant le monde ?

 Le mal existe t-il vraiment
 avec des gens qui sont vraiment les mauvais ?
Comment se fait-il que moi qui suis moi,
 avant de le devenir je ne l’étais pas, et qu’un jour moi…
 qui suis moi, je ne serais plus ce moi que je suis ?
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Les pommes et le pain suffisaient à le nourrir,
Et il en est toujours ainsi.

 Lorsque l’enfant était enfant,
Les baies tombaient dans sa main comme seule tombent des baies,
Les noix fraîches lui irritaient la langue,
Et c’est toujours ainsi.
 
Sur chaque montagne, il avait le désir d’une montagne encore plus haute,
Et dans chaque ville, le désir d’une ville plus grande encore,
Et il en est toujours ainsi.

 Dans l’arbre, il tendait les bras vers les cerises , exalté
Comme aujourd’hui encore,
Etait intimidé par les inconnus et il l’est toujours,
Il attendait la première neige et il l’attend toujours.
 
Lorsque l’enfant était enfant
il a lancé un bâton contre un arbre, comme une lance,
Et elle y vibre toujours.  »
 
 
Introduction du film
de Wim Wenders
.
 
 

vendredi 1 juillet 2016

C'est quoi le bonheur ?

  



Pierre Lessard  nous livre sa conception du bonheur :
est heureux celui qui est en contact 
avec ce qui l'anime profondément..
avec ce qui le fait "vibrer"...

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La Licorne
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jeudi 30 juin 2016

Vibrer

 
 
 
Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin.
Cherchez ce qui vous fait vibrer...
parce que ce dont le monde a besoin,
c'est de personnes qui vibrent avec la vie.
.
.
 
 

lundi 27 juin 2016

Beauté et pureté

 

 
Incroyable petite fille...
.
Elle ne savait pas
que c'était impossible,
alors...elle l'a fait ! :-)
.
 
 
 

samedi 25 juin 2016

Le bon et le mauvais


Est-ce une chance, est-ce une malchance ? Qui peut le savoir ?



Conte zen : "Le fermier et le cheval"

Un fermier reçoit en cadeau pour son fils un cheval blanc. Son voisin lui déclare :
– Vous avez beaucoup de chance ! Personne ne m’offrirait un aussi beau cheval!
Le fermier répond :
– Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose…


Plus tard, le fils du fermier monte le cheval qui le fait tomber. Le fils du fermier se casse alors la jambe.
– Quelle horreur ! dit le voisin. Vous aviez raison de dire que cela pouvait être une mauvaise chose ! Peut-être celui qui vous a offert ce cheval voulait vous nuire. Maintenant, votre fils est estropié à vie !
– Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose…
répond à nouveau le fermier.
Par la suite, la guerre éclate. Tous les jeunes gens sont mobilisés, excepté le fils du fermier.
– Votre fils sera le seul à ne pas partir en guerre. Assurément, il a beaucoup de chance ! annonce le voisin
Le fermier répond  :
– Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose…




jeudi 23 juin 2016

Libérer ses émotions négatives



 
 
Merci à Daniel,
qui, en abordant ce sujet dans un de ses récents articles,
m'a fait réécouter cette vidéo...
.
 
 

lundi 20 juin 2016

De là d'où...

Article de Dominique Motte

 



"J'ai du reconnaître que ce que j'appelais autrefois mon âme, 
n'avait absolument pas été mon âme, 
mais une construction doctrinale sans vie. 
Il a donc fallu que je parle à mon âme comme à quelque chose 
de lointain et d'inconnu qui n'existe pas par moi 
mais par qui j'existe."
.
"Le Livre Rouge"
de C.G. Jung.
.


En fait, nous faisons ce que fait le corbeau sur l’image : nous élargissons notre ciel au fur et à mesure que nous allumons des étoiles(1).

C’est un travail de conscience que nous sommes loin de faire en toute conscience, tant une bonne part de ce travail nous échappe complètement(2). Car que maîtrisons-nous exactement dans ce travail de l’âme ? Qui travaille ? Habitons-nous ou sommes-nous habités ?

Dans ce travail de la conscience qui cherche, explore et grandit ; il nous revient d’apprendre à d’abord inviter bien plus qu’à décider. Car en invitant nous ouvrons la possibilité que quelque chose que nous n’ayons pas prévu advienne ; alors qu’en décidant, nous posons bien sûr des actes mais sans savoir exactement si « ce qui a décidé » est réellement le plus légitime et le plus pertinent.

Et comme nous sommes multiples, pour ne pas dire surpeuplés de l’intérieur, poser la question de qui décide en soi, revient à poser la question de : « de quel endroit en ce moment suis-je en train d’agir ? ».

Suis-je en train d’agir (penser, faire, vouloir etc…) à partir de l’enfant triste en moi ?
Suis-je en train de le faire à partir de ma zone de frustration ?
De ma part conquérante ? Rêveuse ? Le fais-je à partir de ma part rationnelle ou de mes capacités d’intuition ? Comment savoir si ce qui décide en soi est réellement en phase avec ce que j’ai besoin pour me sentir heureux, en paix et dans mon plein potentiel ?
Par qui et par quoi suis-je agi ? Par une part qui me veut du bien ou par une autre bien plus toxique ?

C'est pourquoi beaucoup d’injonctions dans la littérature du développement personnel, du type « soyez vous-mêmes », « prenez les bonnes décisions », « devenez maître de votre vie » fonctionnent plus comme des incantations que de réelles aides à grandir. Car elles impliquent d’avoir au préalable les bonnes réponses à ces questions.

Par ailleurs, il y a derrière ces injonctions une vision mécaniste et fonctionnelle de la psyché humaine que les faits contredisent constamment. La psyché humaine ne fonctionne pas dans une sorte de rationalité mathématique de bon aloi. Elle procède par symbolisation, ritualisation, intuitions, gestation et fulgurances. Elle est comme un être vivant, un animal protéiforme qui vit sa propre vie en fonction de ce avec quoi nous le nourrissons.
Pour paraphraser Jung parlant de l’âme, nous existons par lui, bien plus qu’il n’existe par nous. J’aime cette idée que nous sommes habités d’une présence, d’un appel, que nous pouvons appeler « âme » avec lesquels nous co-élaborons nos existences. Que nous nous séparions d’eux, que nous ne les respections pas dans leurs besoins, et alors nos vies peuvent devenir désolation (Et notre époque qui s’en est coupée pourrait si elle le pouvait en témoigner).

Nous devons donc agir à partir de ce quelque chose qui est un peu plus que nous-mêmes.
Cette part qui est ce que nous sommes profondément, mais bien plus encore. La question étant dès lors : comment la trouver et l’identifier ? Comment se connecter à notre totalité -ou pour le moins, à notre appel profond- celui qui connaît nos besoins, le chemin qu’il conviendrait que nous empruntions ? Celui qui ne nous mènera pas sur des pistes infructueuses ? En fait, nous nous posons souvent de bonnes questions mais ne les posons pas toujours à la part de nous qui saurait y répondre ! Ou bien encore, nous la posons en ayant décidé au préalable de la réponse à donner !

Entrer dans cet espace d’écoute « d’un inconnu à découvrir » exige à la fois pieds sur terre et tête dans les étoiles, ainsi qu’une capacité à trouver alors que nous ne savons pas exactement quoi chercher. C’est un travail d’ouverture de portes et de possibles, une danse avec l’incertain et l’improbable, un cheminement avec le mystère. C’est une invitation à laisser entrer quelque chose que dans un premier temps nous n’appréhendons pas. L’acceptation, suivie d’un abandon, qu’en nous repose un potentiel qui sait ce vers quoi nous devons aller pour notre accomplissement le plus haut.

Entrer sur ce chemin, c’est comme entrer dans une matrice dans laquelle la métaphore physiologique est on ne peut plus opérante : gestation, attente, digestion, préparation, mise au monde, évacuation, respiration, cycles, mise au monde, vision, aveuglement… Tout un lexique du vivant qui est celui de la psyché et de l’âme.

Pas de chemins tout tracés, pas de plannings prévisionnels, la psyché décide de ses rythmes et de ses besoins. Elle exige aussi silence et retrait du monde. Elle impose ses cycles à la raison. Et puis, entrer dans cet espace, c'est accepter de rendre caduque une immense part des questionnements qui nous agissaient auparavant, comme un grand nettoyage par le vide !

Je suis sur ce chemin-là. En ce moment, peu de mots, peu de projets à courts termes, et même peu de créativité. Une graine germant en terre, invisible à l’œil et silencieuse au monde. Être pour un temps un potentiel en devenir, un incertain sûr de lui.
 Je vous tiendrai au courant des premières pousses…


(1) : En fait, à bien regarder l'image après coup, il se pourrait que l'oiseau -au contraire- cache peu à peu les étoiles. Mais comme ce n'est pas ce que j'ai vu en premier, je ne change pas le texte !

(2) : Actuellement, les neurosciences affirment que 96 % du fonctionnement de notre cerveau échappent à notre fonctionnement conscient !
.
Dominique Motte

samedi 18 juin 2016

La plus grande force de l'univers


Lorsque j'ai proposé la théorie de la relativité, très peu m'ont compris. Ce que je vais te révéler maintenant va provoquer l'incompréhension et les préjugés du monde. Je te demande donc de conserver cette lettre aussi longtemps que nécessaire, d'attendre des années, des dizaines d'années, jusqu'à ce que la société soit suffisamment avancée pour accepter ce que j'explique ci-dessous.

 
Il y a une force extrêmement puissante pour laquelle, jusqu'à présent, la science n'a pas trouvé une explication officielle. C'est une force qui comprend et régit toutes les autres. Elle est derrière tout phénomène qui opère dans l'univers.
Cette force universelle est l'Amour.
Lorsque les scientifiques étaient à la recherche d'une théorie unifiée de l'univers, ils ont oublié la plus invisible et la puis puissante des forces.
L'Amour est lumière, il éclaire ceux qui le donnent et le reçoivent. L'Amour est gravité, il fait que des personnes sont attirées vers d'autres. L'Amour est puissance, il démultiplie ce que nous avons de meilleur et permet que l'humanité ne s'éteigne pas dans son égoïsme aveugle. L'Amour révèle et se révèle.
Par l'Amour, nous vivons et nous mourons. L'Amour est Dieu et Dieu est Amour. Cette force explique tout et donne son sens premier à la vie. Il s'agit de la variable que nous avons ignorée pendant trop longtemps, peut-être parce que l'Amour nous fait peur, puisque c'est la seule énergie de l'univers que l'homme n'a pas appris à gérer par sa volonté (...)
l'Amour est la force la plus puissante qui existe, car il n'a pas de limites.
Après l'échec de l'humanité dans l'utilisation et le contrôle des autres forces de l'univers, qui se sont retournées contre nous, il est urgent que nous nous nourrissions d'un autre type d'énergie.Si nous voulons que notre espère survive, si nous voulons trouver un sens à la vie, si nous voulons sauver le monde et chaque être sensible qui l'habite, l'Amour est la seule réponse. Peut-être nous ne sommes pas encore prêts à fabriquer une bombe d'Amour, une machine assez puissante pour détruire toute la haine, l'égoïsme et la cupidité qui dévastent la planète.
Cependant chaque individu porte à l'intérieur de lui un petit mais puissant générateur d'Amour dont l'énergie attend d'être libérée. Lorsque nous aurons appris à donner et à recevoir cette Energie universelle, nous pourrons affirmer que l'Amour conquiert tout et est capable de tout transcender, car l'Amour est la quintessence de la vie.
 
Je regrette vivement de ne pas avoir pu exprimer ce qui, dans mon coeur, a palpité silencieusement pour toi toute ma vie. Il est peut-être trop tard pour demander pardon, mais comme le temps est relatif, j'ai besoin de te dire que je t'aime et de te remercier car, grâce à toi, j'ai trouvé l'ultime réponse."

mercredi 15 juin 2016

La partie nocturne du Réel

 
 
 
En aucun cas, il ne faut confondre
ce qui se passe à l'intérieur de nous
avec des "rêveries subjectives",
de l'"imaginaire" terni d'une connotation
d'"irréalité" ou de "non-réalité".
 
L'impossibilité, dans les formes de raisonnement
qui sont les nôtres en Europe,
de nous représenter un réel concret
mais non encore réalisé, dans l'ordre du visible,
est due à une priorité forcenée accordée
à tout ce qui est vérifiable par les sens
et surtout la vue !
(...)
Novalis, mort à trente ans
et dont le regard portait loin,
disait que le malheur de l'Europe
était de ne pas prendre en compte
la partie nocturne du réel.
 
De ne considérer du Réel que la partie visible.
.
"Où cours-tu, ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?"
. 

 

dimanche 12 juin 2016

Le but de la méditation



Le but de la méditation sera toujours
la transparence de l'être humain
pour la transcendance
qui est présente dans le tréfonds de son être.

Cette idée est basée sur la bipolarité de l'homme :
un pôle conditionné et un pôle inconditionné.
Nous pouvons nous poser la question :
d'où savons-nous quelque chose de ce noyau inconditionné ?
Est-ce là le fruit d'une pieuse imagination ?
Est-ce le résultat d'une métaphysique spéculative ?
Est-ce l'acceptation d'un dogme ?

Tout notre travail repose sur la reconnaissance d'une expérience
qui mérite d'être qualifiée d'expérience de la transcendance.
Cette expérience est à la base du chemin initiatique
tel que l'Orient le connaît.
Dès le moment où nous envisageons la chance d'une telle expérience,
nous nous trouvons également sur le chemin initiatique.

Qu'est-ce que la voie initiatique ?
C'est toujours l'effort de l'homme pour se débarrasser d'un voile
qui l'empêche de voir et de sentir
sa vérité authentique, sa vérité essentielle.

Toujours ce chemin commence avec une expérience
dans laquelle l'homme se sent touché par quelque chose de l'au-delà.
Il se sent touché par quelque chose qui fait partie de lui-même,
mais qu'il a apparemment perdu et qu'il lui faut retrouver.

Et le chemin initiatique est cet effort systématique
pour se débarrasser de ce qui cache ce tréfonds
qui s'est révélé dans cette expérience.
Et enfin, c'est le chemin qui engage l'homme
dans un mouvement de transformation existentiel
ayant pour base cette expérience.
.
Karl Graf Durckheim
.